
17/07/2008 1:33 pm
L’existence et l’importance des changements climatiques ont été contestées pendant des années, mais aujourd’hui le débat est clos. Le phénomène existe bel et bien. Le travail de milliers de chercheurs autour du groupe international d’experts sur le climat (GIEC) a permis de trancher – un résultat récompensé par le prix Nobel en 2007. Mais de nombreux points techniques restent à éclaircir.L’effet de serre est un mécanisme bien connu. Il a été découvert dès le XIXe siècle : Joseph Fourier le décrit en 1824. En quelques mots, les gaz de l’atmosphère absorbent une partie de l’énergie du rayonnement solaire et, ce faisant, réchauffent la planète. Plus il y a de gaz, plus ils réchauffent. Ces gaz sont nombreux : vapeur d’eau, CO2, méthane, protoxyde d’azote, etc. Grâce à ces gaz, la température moyenne de la Terre est compatible avec la vie. Sans eux, elle chuterait à -18°C.
En 1896 déjà, le chercheur suédois Arrhenius calcule qu’un doublement de la quantité de CO2 dans l’atmosphère augmentera la température moyenne de 4°C.
Une modification historique
Les activités humaines ont amené une augmentation considérable de certains gaz à effet de serre. Pour le CO2, la concentration atmosphérique mondiale est passé d’environ 280 ppm (parties par million) en 1750 à 380 ppm en 2005. Cette augmentation est due essentiellement à l’utilisation des combustibles fossiles (transports et chauffage…) et au changement d’utilisation des terres. Les augmentations du méthane et du protoxyde d’azote sont principalement dues à l’agriculture.
Cette augmentation laisse logiquement prévoir une augmentation de la température de la planète. C’est effectivement ce que l’on observe. En un siècle, entre 1906 et 2005, la température moyenne a augmenté de 0,74 °C. Onze des douze dernières années figurent parmi les douze années les plus chaudes depuis qu’on dispose d’enregistrements (depuis 1850). Cela peut sembler une modification modeste, mais à titre de comparaison, une glaciation planétaire ne correspond qu’à une baisse de 2 à 4 degré.
Précédents
La planète alterne des périodes de réchauffement et de refroidissement (glaciations). Celles-ci sont dues à des oscillations de l’orbite de la Terre et des modifications du rayonnement solaire. Mais ces modifications correspondent à des phénomènes cycliques. Ce n’est pas le cas de l’effet de serre. Les gaz s’accumulent et les effets s’additionnent. Pour l’instant, il n’y a pas de régulation naturelle prévisible. Par ailleurs, les modifications observées actuellement semblent beaucoup plus rapides que celles du passé.
Débats
L’existence du réchauffement climatique ne s’est imposée que progressivement. Pendant des années diverses personnalités ont nié la réalité du phénomène, son importance ou l’implication de l’homme dans celui-ci. Quoique provenant d’horizons divers, et défendant des points de vue parfois très différents, voire contradictoires, ces opposants ont été regroupés sous le terme de « sceptiques », d’après un ouvrage de l’économiste Bjorn Lomborg : The skeptical environmentalist (l’environnementaliste sceptique) [voir débat]. En France, Claude Allègre s’est fait un relai de ces idées. Souvent, les sceptiques profitent d’inconnues sur des parties du sujet pour remettre en cause l’ensemble du phénomène. Certains de ces sceptiques ont été financés par l’industrie pétrolière et en particulier Exxon (Esso en France).
Aujourd’hui, pourtant, le débat est clos. La communauté scientifique s’est organisée dans un effort collectif international autour du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC, en anglais IPCC). Elle a mis à jour les différentes inconnues, les zones d’ombre et aussi les points sur lesquels les scientifiques étaient d’accord. Le Giec a publié plusieurs rapports - le dernier, en 2007- qui forment un état de l’art en la matière et qui font référence aujourd’hui : le Giec a même été récompensé par le prix Nobel de la paix en 2007 pour ses travaux.
Les projections du Giec
Les scientifiques du Giec ont, entre autres choses, élaborés différents scénarios sur l’évolution possible du climat. Ces scénarios s’organisent en familles, sur la base d’hypothèses sur les mode de développement – plus ou moins globalisés, plus ou moins rapide, plus ou moins énergivores, etc. Ils évaluent les quantités de gaz à effet de serre qui pourraient être libérés dans l’atmosphère et l’augmentation des températures correspondantes. Il existe de grandes divergences entre ces scénarios, entre les modèles qui les sous-tendent et entre les prévisions qu’ils amènent. Toutefois, on peut en retirer au moins deux conclusions.
La première est que si l’humanité ne change pas son mode de fonctionnement, la quantité de gaz à effet de serre va atteindre des seuils qui affecteront profondément notre climat : le seuil habituellement retenu est de 450 ppm de CO2 dans l’atmosphère (voir ci-dessus).
Ensuite, l’hypothèse moyenne du réchauffement est de l’ordre de +2°C en 2100, mais des scénarios bien plus pessimistes (+6°C et même davantage) ne sont plus exclus.
Le Giec a analysé les conséquences que pourrait avoir un tel réchauffement. [voir fiche Conséquences].
Feedback positifs
Si les lignes générales du fonctionnement climatiques sont aujourd’hui bien comprises, restent de nombreux points à éclaircir, de l’aveu même des scientifiques. Parmi ceux-ci, on peut noter différents mécanismes qui viennent interagir avec l’effet de serre et pourraient l’amplifier. On parle de rétroaction positives (ou positive feedback).
L’un est la fonte des glaces. Les glaces réfléchissent la lumière du soleil : elles en renvoient une partie importante dans l’espace. En revanche, l’eau absorbe la chaleur. La fonte de l’arctique qui est une conséquence du réchauffement renforce à son tour ce mécanisme.
Un autre est la fonte du pergélisol, la couche de terre glacée en Sibérie ou en Amérique. Quand celle-ci fond, les microorganismes qui sont présents se mettent à libérer des gaz à effet de serre.
Enfin, il existe des quantités importantes de CO2 stockées dans les océans et dans les forêts. Il est possible que le réchauffement modifie les fonctionnements des deux, en diminuant considérablement leur capacité de stockage, voire en provoquant la libération de gaz stockés. Mais il n’est pas clair dans quelle mesure.
Protocole de Kyoto
La mobilisation internationale, en particulier autour des scientifiques du Giec, a interpellé les politiques qui ont mis en place un premier accord, l’UNFCC, puis un second qui en dépend, le protocole de Kyoto. Celui-ci fixe des objectifs de réduction des émissions pour les six principaux gaz à effet de serre d’ici 2012. Ces réductions ne concernent que certains pays développés, et pas les USA, qui ne l’ont pas ratifié. Cet accord reste toutefois modeste. Les objectifs de réduction sont insuffisants (-5,2% par rapport aux émissions de CO2 de 1990) et certains pays ne les respectent même pas, comme le Canada, l’Espagne ou le Japon.
Le protocole arrive bientôt à échéance et se pose la question de la période post-2012. Parmi les enjeux des négociations, il y a comment faire participer aux efforts les pays émergents - la Chine, qui n’est pour l’instant tenue à aucune limitation, est devenue le premier émetteur mondial de gaz à effet de serre, et comment faire rentrer les Etats-Unis dans le protocole.
| jean Marquez |
rechauffement Le débat est clos, est en vérité l'expression utilisé par le directeur du GIEC "The game is over" voulant assuré que "la messe était dite" et que les prévisions informatiques du GIEC avaient valeur de vérité. Les observations prouvent que cela n'est pas le cas, et que JAMAIS ces prédictions n'ont été confimrmé dans les faits. Puisque les auteurs de ce texte explique que ceux qui cherchent dans une autre direction sont appointé par les pétroliers, n'aurait-il alors pas été juste d'indiquer que presque 40% des rapporteurs des rapports du GIEC sont en réalité directemment appointés par des associations enevironementales, tel Greenpeace par exemple, et qu'il a donc la matière à s'interroger sur l'objectivité des conclusions ? Décidement, en y regardant de près, ce texte ressemble de plus en plus à une fausse barbe du GIEC. Pour info, depuis 2002, la température de la planète à reculé de 0.02°, ne se rechauffe plus depuis 1997 d'après Gistemp/NASA, le fournisseur des données du GIEC. Tient c'est marrant non ? |
| jipebe29 |
Un peu de vérité sur les Pôles.... Au cours d'une nuit polaire, il n'y a aucun effet d'albédo aux Pôles. Au cours de l'été polaire, l'angle d'incidence des rayons solaires est faible, et donc il y a fort peu d'effet d'albédo. Si la banquise boréale perd une surface plus importante en été, les causes en sont locales. Par exemple, en août dernier, un cyclone de 6 jours a cassé la banquise, dispersé la glace, ce qui a favorisé sa fonte. Mais, dans le même temps, à la fin de l'hiver austral, la surface de la mer de glace a été particulièrement étendue. Donc, attribuer un événement local au Pôle Nord au RC, sans prendre en compte les phénomènes locaux, en oubliant de parler du Pôle Sud, cela revient à faire du "cherry picking" pour tenter de tout mettre sur le dos d'un RC (qui n'existe plus depuis 17 ans...) |
| jipebe29 |
Pourquoi faire des acrobaties sémantiques pour cacher le plateau de T ? "Onze des douze dernières années figurent parmi les douze années les plus chaudes depuis qu’on dispose d’enregistrements (depuis 1850)" C'est exact, mais c'est d'une évidence rare, car, comme T est montée de +0,7°C en 150 ans, et que, depuis 1997, il y a un plateau de T, toute année de ce plateau est plus chaude que toutes les précédentes (hormis 1998, qui fut un pic transitoire vite contrebalancé par une contre-réaction naturelle). Pourquoi faire des acrobaties sémantiques pour cacher ce plateau? Ne serait-il pas plus simple et plus honnête de le faire savoir aux internautes? Franchement, je m’interroge sur vos motivations… |
| jipebe29 |
Effet de serre- précisions pour GoodPlanet Le modèle d'Arrhénius (modèle radiatif) a été réfuté par ses contemporains, notamment par l'expérience de Wood. Il a donc été abandonné par la communauté scientifique, mais repris par le GIEC pour de mystérieuses raisons… Or l'expérience de Wood a prouvé en 1909, que, dans une serre, les transferts de chaleur se font très majoritairement par convection, la part radiative étant marginale. Comme les modèles du GIEC sont construits essentiellement sur des transferts radiatifs, parler dans ce contexte d'effet de serre est impropre. En toute logique, si l’on parle d’effet de serre, cela veut dire que l’on considère que, sur la planète, les transferts de chaleurs se font essentiellement par contact et convection.... mais là, je bouscule le dogme du Réchauffement Climatique Anthropique... et Olivier va prendre un coup de sang et venir me tirer les oreilles… |
| jipebe29 |
@GoodPlanet Votre description de l'effet de serre est complètement fausse, si l'on accepte ce qu'en dit le GIEC. Ce serait le CO2, gaz émissif dans les bandes 3 et 15 microns, qui absorberait le rayonnement IR réémis par le sol, et qui renverrait des IR vers la surface... Par la suite, toujours selon le GIEC, T augmenterait et il y aurait davantage d'évaopration, donc de vapeur d'eau, gaz émissif, ce qui augmenterait encore T, favorisant ainsi le dégazage de CO2 dans les océans, et ainsi de suite. |
| jipebe29 |
@Tobert Votre réponse est un peu courte, jeune homme! Si vous ne me sortez aucun argument, serait-ce par hasard que vous n'en avez aucun ? Votre réponse méprisante n'est donc pas satisfaisante, et j'attends de vous des arguments consistants, car tout ce que j'ai écrit est exact et vérifiable. |
| jipebe29 |
@Olivier Comment osez-vous me sortir une contre-vérité patente en disant que T continue à augmenter? Il y a un plateau de T depuis 1997, confirmé par la climatologue Judith Curry, membre du GIEC. Je ne comprends pas que vous puissiez nier des faits d'observation avérés, même s’ils vous dérangent…. http://judithcurry.com/2012/10/14/pause-discussion-thread/ http://www.woodfortrees.org/plot/hadcrut3vgl/from:1997/offset:-0.15/trend/plot/rss/from:1997/trend Même Phil Jones en convient… http://www.dailymail.co.uk/sciencetech/article-2217286/Global-warming-stopped-16-years-ago-reveals-Met-Office-report-quietly-released--chart-prove-it.html?ito=feeds-newsxml Et je vous signale que le modèle radiatif avec rétroaction, inventé par quelques membres du GIEC, et non issu de publications scientifiques à comité de lecture, en violation avec les règles de fonctionnement du GIEC, est réfuté par la publication des 2 physiciens allemands Gerlich et Tscheuschner, et par une publication plus récente, qui la confirme. http://hockeyschtick.blogspot.fr/ |
| Tobert |
Sceptique non négatuer oui. Ah, l'inénarrable Jean-Pierre Bardinet (alias jipebe29) et ses arguments éculés et faux, ou quand l'idéologie prend le pas sur la raison... |
| Frisco |
libérer la Terre je suis tout à fait d'accord avec Frédéric POUPIN, mais il est trop tard... quand on voit, en plus du massacre de la nature, que le système bancaire et le système de santé créés par des hommes fait soit disant vivre des milliers de gens, peut-être, mais au prix de la mort de million d'autres (pour le fric) !!! Donc il vaut mieux qu'on disparaissent le plus vite possible de la planète, extinction de la race humaine ou départ vers l’espace. De toute façon comme on ne respecte pas la nature autant mieux vivre dans des vaisseaux spatiaux et partir vers on ne sait où... Les pires d'entre nous auront toujours l’espoir de découvrir une planète avec plein de gisements de matériaux précieux (l'or,le platine et le palladium ....)et l'homme restera toujours le même... Mais au moins sur un vaisseau spatial on aura une chance de ne pas être oublié car moins vaste que la Terre. Les hommes auront besoin de tout le monde pour perpétuer (ou perpétrer) la race humaine. |
| Olivier GoodPlanet |
encore les sceptiques Même s'il reste des incertitudes sur tout un ensemble de points techniques, jipebe29, multiplie les amalgames et les confusions. Tout cela allié à une méconnaissance profonde du fonctionnement du GIEC (qui ne fonctionne pas comme il le présente) ou à une déformation des faits (Affirmer que les températures n'ont pas augmenté depuis 2001 est juste une contre vérité). Dommage, car la science progresse par la discussion et la confrontation d'idées. Mais cela demande de faire l'effort d'écouter l'autre et de (re)présenter sincèrement son point de vue. |