Les projets miniers sont souvent à l’origine de déséquilibres économiques, sociaux et environnementaux et donc de risques pour les populations locales. Ces déséquilibres apparaissent au cours du processus d’extraction mais également après le départ des exploitants miniers, rendant ces sites inhabitables.
L’exploitation de ces ressources utilise des technologies d’extraction de plus en plus sophistiquées, affectant les régions productrices Les exemples ne manquent pas. Dans les états de Virginie, du Kentucky et du Tennessee, à l’Est des États-Unis, de nouvelles méthodes d’exploitation des mines de charbon à ciel ouvert ont, selon le World Watch, radicalement modifié le relief de la montagne dans ces régions. Les montagnes sont entaillées à la dynamite et les débris obstruent les cours d’eau. Le World Watch rapporte que les opposants au projet dénoncent également ces procédés, parce qu’ils donnent lieu à des affaissements de terrain et des ravinements ainsi qu’à la contamination de l’eau potable.
À ces dégradations, s’ajoutent parfois les problèmes d’extractions sauvages, de pillages et de corruption et, selon certains, la fuite des dividendes de l’exploitation. Il s’agit alors d’un manque à gagner important pour les pays producteurs, notamment dans les pays émergents. Le magazine Jeune Afrique rapporte que le continent africain – l’une des plus grandes régions minières du monde – tire peu profit des bénéfices de cette exploitation opérée par les compagnies minières occidentales, implantées depuis des décennies sur le continent. En effet, cette exploitation contribue peu à l’activité économique locale car ces ressources sont immédiatement exportées, mais aussi du fait "de la rareté des groupes miniers locaux et de l’absence d’industries transformant les matières premières existantes", la transformation pouvant constituer une source majeure de revenus.
Lorsque les sites sont sur le point de fermer, les sociétés minières doivent prendre des mesures idoines afin de réduire les impacts de leur activité sur l’environnement, au cours du processus d’extraction mais aussi après. En l’absence d’un cadre légal international clairement défini et d’obligations fiscales coercitives, le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) prône la responsabilisation sociale et environnementale des sociétés minières et recommande, entre autres, l’utilisation d’outils de gestion environnementale existant afin de réduire les nuisances causées, d’éliminer la contamination des sites et de réhabiliter l’économie locale affaiblie par le départ des exploitants. Le PNUE relève cependant les progrès accomplis récemment dans la prise de conscience des problèmes liés aux mines "orphelines" et les prises de participation plus fréquentes des sociétés dans les processus de gestion publique de ces sites.
La Banque Mondiale, qui rappelle que les fermetures de mines peuvent avoir de "sérieux impacts sur les communautés locales", préconise également la gestion appropriée des mines après leur fermeture. L’institution s’est engagée depuis plusieurs années à accompagner les multinationales dans l’appropriation d’actions concrètes cette réflexion et la mise sur pied visant à minimiser les conséquences négatives de ces fermetures. Ces efforts sont toutefois insuffisants.
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