Jeffrey David Sachs

Jeffrey David Sachs est un éminent économiste américain. Il est Directeur de l'Earth Institute, professeur de développement durable, et professeur de politique et de gestion de la santé à l'Université de Columbia. Il est également conseiller spécial des Nations Unies pour le Secrétaire général Ban Ki-moon. De 2002 à 2006, il a été Directeur du Projet du Millénaire des Nations Unies et Conseiller spécial auprès du Secrétaire général Kofi Annan sur les Objectifs de développement du Millénaire. Sachs est également Président et co-fondateur de Millenium Promise Alliance, un organisme à but non lucratif, visant à mettre fin à l'extrême pauvreté dans le monde.

La crise de l'agriculture européenne
[Marc Dufumier, 21/02/2013]

La  crise de l'agriculture européenne Marc Dufumier est agronome et enseignant-chercheur à l’école AgroParisTech. Il y dirige la chaire d'agriculture comparée. Il est membre du Comité de veille écologique de la Fondation Nicolas Hulot,... Suite
L’éthique et l’agriculture
[Peter Singer, 14/01/2013]

L’éthique et l’agriculture Peter Singer enseigne la bioéthique à l’université de Princeton. Il est aussi Professeur Laureate à l’université de Melvourne. Ses ouvrages récents : Animal Liberation (La libération animale),... Suite
Dites NON au gaspillage alimentaire !
[PNUE, 22/01/2012]

Dites NON au gaspillage alimentaire ! Créé en 1972, le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE ou UNEP en anglais) est la plus haute autorité environnementale au sein du système des Nations Unies. Le Programme joue le rôle... Suite
Multiplier les efforts pour lutter contre le travail des enfants dans l’agriculture
[FAO, 11/06/2012]

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La technologie accélérée ou l’espoir d’une nouvelle révolution verte
[Richard Conniff, 26/02/2012]

La technologie accélérée ou l’espoir d’une nouvelle révolution verte Richard Conniff est journaliste pour le New York Times et National Geographic. Il est aussi l'auteur de livres sur la biodiversité et son déclin. Suite
Pour un pacte agricole
[Serge Orru, 04/04/2012]

 Pour un pacte agricole Serge Orru est le directeur général du WWF France.Photo : © AFP PHOTO FRANK PERRY Suite
Rebâtir le réseau d’irrigation de l’Afghanistan
[FAO, 14/02/2012]

Rebâtir le réseau d’irrigation de l’Afghanistan L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO, Food and Agriculture Organisation of the United Nations) a été créée en 1945 , son siège est à Rome depuis 1951. Elle... Suite
Remettre les paysans au cœur du monde

[Yann Arthus-Bertrand, 30/11/2011]

Remettre les paysans au cœur du monde
 Yann Arthus-Bertrand est photographe, cinéaste, et écologiste. Il s’est toujours passionné pour le monde animal et les espaces naturels. En 1991, il fonde Altitude, première agence de photographie... Suite
De l'utilité des données climatiques pour les agriculteurs sénégalais
[Sci-dev.net, 11/08/2011]

De l'utilité des données climatiques pour les agriculteurs sénégalais Le réseau Science et Développement est une organisation à but non lucratif reconnue œuvre de bienfaisance à but éducatif au Royaume-Uni . Sa mission est d’aider les acteurs économiques des pays en... Suite
L’eau et la sécurité alimentaire
[FAO, 23/08/2011]

L’eau et la sécurité alimentaire L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO, Food and Agriculture Organisation of the United Nations) a été créée en 1945 , son siège est à Rome depuis 1951. Elle... Suite
Famine et espoir dans la corne de l’Afrique
[Jeffrey David Sachs, 31/07/2011]

Famine et espoir dans la corne de l’Afrique Jeffrey David Sachs est un éminent économiste américain. Il est Directeur de l'Earth Institute, professeur de développement durable, et professeur de politique et de gestion de la santé à... Suite
Combler le fossé hommes-femmes dans l’agriculture
[FAO, 07/03/2011]

Combler le fossé hommes-femmes dans l’agriculture L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO, Food and Agriculture Organisation of the United Nations) a été créée en 1945 , son siège est à Rome depuis 1951. Elle... Suite
Une agriculture plus intensive sauvera-t-elle les forêts tropicales ?
[Fred Pearce, New Scientist, 09/02/2011]

Une agriculture plus intensive sauvera-t-elle les forêts tropicales ? Consultant en environnement et développement, Fred Pearce est journaliste au New Scientist, au Boston Globe, à The Independent et à The Ecologist. Il a contribué à la rédaction de rapports du WWF, de... Suite
Les chauves-souris : de précieuses alliées de la nature et des Hommes
[PNUE, 21/01/2011]

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Produire des aliments dans des villes plus vertes
[FAO, 28/09/2010]

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La folie des hauteurs
[George Monbiot, 17/08/2010]

La folie des hauteurs Célèbre journaliste d’investigation et éditorialiste au quotidien anglais The Guardian. George Monbiot est conseiller auprès de la BBC Wildlife magazine. Il est également l'auteur de best sellers... Suite
Investir dans les agriculteurs plutôt que dans les terres
[iied, 20/07/2010]

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L’essor des citadins-paysans d'Afrique
[Juliet Torome, 10/10/2009]

L’essor des citadins-paysans d'Afrique Juliet Torome est auteur de livres et réalisatrice de documentaires. Elle a été la première récipiendaire du prix annuel Flaherty pour le meilleur documentaire, attribué par le magazine Ciné-source. ... Suite
Lutter contre la biopiraterie
[Silvia Ribeiro et Kathy Jo Wetter, 01/09/2009]

Lutter contre la biopiraterie Silvia Ribeiro et Kathy Jo Wetter travaillent toutes deux en tant que chercheuses pour l'Action Group on Erosion, Technology and Concentration (ETC Group). Suite
Repenser le système d’aides au développement agricole
[Jeffrey David Sachs, 14/07/2009]

Repenser le système d’aides au développement agricole Jeffrey David Sachs est un éminent économiste américain. Il est Directeur de l'Earth Institute, professeur de développement durable, et professeur de politique et de gestion de la santé à... Suite
Les acquisitions de terres en Afrique posent des risques pour les ruraux pauvres
[FAO, 25/05/2009]

Les acquisitions de terres en Afrique posent des risques pour les ruraux pauvres L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO, Food and Agriculture Organisation of the United Nations) a été créée en 1945 , son siège est à Rome depuis 1951. Elle... Suite
Une moisson de suicides
[Vandana Shiva, 04/04/2009]

Une moisson de suicides Médecin, écologiste et militante féministe indienne, elle a fondé “Navdanya,” une association qui protège la biodiversité et les droits des fermiers. Elle dirige également le Research Foundation for... Suite
FAO : L'agriculture doit changer pour nourrir le monde
[FAO, 04/02/2009]

FAO : L'agriculture doit changer pour nourrir le monde L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO, Food and Agriculture Organisation of the United Nations) a été créée en 1945 , son siège est à Rome depuis 1951. Elle... Suite
L’autre économie du carbone
[Vandana Shiva, Resurgence, 01/05/2008]

L’autre économie du carbone Médecin, écologiste et militante féministe indienne, elle a fondé “Navdanya,” une association qui protège la biodiversité et les droits des fermiers. Elle dirige également le Research Foundation for... Suite
Le rôle essentiel de l’eau en agriculture
[FAO, 01/04/2007]

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Quand la FAO voit l’avenir en bio
[Nature & Progrès, 01/07/2007]

Quand la FAO voit l’avenir en bio Magazine bimestriel, créé en 1964, il aborde l’actualité de l’agriculture et de l’alimentation bio. Reportages, interviews, dossiers sensibles (OGM, nucléaire,incinération...), bio-construction, et... Suite
Conclusions du rapport Agriculture biologique et sécurité alimentaire
[FAO, 01/05/2007]

Conclusions du rapport Agriculture biologique et sécurité alimentaire L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO, Food and Agriculture Organisation of the United Nations) a été créée en 1945 , son siège est à Rome depuis 1951. Elle... Suite
Pourquoi l’agriculture biologique doit remplacer l’agriculture industrielle
[Tewolde Berhan Gebre Egziabher, 01/12/2005]

Pourquoi l’agriculture biologique doit remplacer l’agriculture industrielle Diplomé en botanique à l'université de North Wales, il retourne en Éthiopie et dirige dans les années 1970 le département de biologie de l'université d'Addis Ababa et d'Asmara ainsi que l'herbier... Suite
Nourrir 7 milliards d'humains en quantité suffisante
[Lester Brown, Worldwatch Institute, 01/01/2006]

Nourrir 7 milliards d'humains en quantité suffisante Analyste environnemental de reconnaissance mondiale, il a écrit une vingtaine d’ouvrages, traduits dans environ 40 langues qui traitent de sujets d’économie et d’environnement global. Il est le... Suite
L’agroécologie, l’être humain dans sa responsabilité à l’égard du vivant
[Pierre Rabhi, 10/05/2007]

L’agroécologie, l’être humain dans sa responsabilité à l’égard du vivant Ouvrier agricole dans les années 60, Pierre Rabhi est très tôt confronté à la problématique de l’agriculture intensive et consterné par les impacts de cette pratique sur les écosystèmes. Dans les... Suite

Repenser le système d’aides au développement agricole

31/07/2009 10:56 am

Et si l’aide agricole pouvait être mieux utilisée ? Les petits paysans sont paradoxalement les premiers à souffrir de sous-nutrition dans le monde. En laissant aux agriculteurs le soin de disposer des méthodes modernes et en réduisant toute la bureaucratie présente derrière l’aide internationale, il serait possible de sortir des millions de personnes de la misère.

L’initiative proposée lors de la dernière rencontre du G8 à L’Aquila en Italie de consacrer 20 milliards de dollars américains aux petits exploitants agricoles est une percée quasi inédite dans la lutte contre la faim et l’extrême pauvreté. Habilement gérée, cette somme fera monter en flèche la production alimentaire africaine. En effet, cette nouvelle initiative, associée à celles relevant des domaines de la santé, de l’éducation et des infrastructures, pourrait être la plus grande avancée vers la réalisation des « Objectifs du millénaire pour le développement », l’action internationale visant à réduire de moitié l'extrême pauvreté, la faim et les maladies d’ici à 2015 .

J’ai piloté le projet du millénaire des Nations Unies visant à atteindre les objectifs du millénaire pour le développement de 2002 à 2006 pour le secrétaire général de l’époque Kofi Annan. Les « petits exploitants agricoles » formaient l’une des pierres angulaires du projet. Cette expression fait référence aux familles de paysans d’Afrique, d’Amérique Latine et d’Asie, dont l’exploitation ne dépasse pas un hectare (soit 2,5 acres). Ils comptent parmi les foyers les plus pauvres au monde. Et, comble de l’ironie, malgré leur production alimentaire, ils sont aussi les plus affamés.

Ils ont faim car ils n'ont pas les moyens d'acheter des semences à haut rendement, de l’engrais, des appareils d’irrigation ou d’autres outils nécessaires à l’augmentation de leur productivité. Par conséquent, leur production est maigre et ne suffit pas à leur subsistance. Leur pauvreté entraîne une faible productivité agricole et cette faible productivité agricole renforce leur pauvreté. Ce cercle vicieux est aussi connu sous le terme de « piège de la pauvreté ».

Le groupe de travail onusien Hunger Task Force , dirigé par deux éminents scientifiques, M. S. Swaminathan et Pedro Sanchez, s’est penché sur la façon dont rompre ce cercle vicieux. Le Hunger Task Force a montré que l’Afrique pouvait augmenter sa production alimentaire de manière substantielle si les petits exploitants étaient soutenus sur le plan agricole. Le projet « Millénaire » recommandait aussi à cet effet d’augmenter considérablement l’enveloppe mondiale. Sur la base de ce travail et d’autres découvertes scientifiques connexes, Annan a lancé un appel en 2004 pour une révolution verte africaine, fondée sur un partenariat élargi entre l’Afrique et les pays donateurs.

Nombre d’entre nous ont travaillé dur dans cette direction, notamment le secrétaire général actuel de l’ONU Ban Ki-moon, qui n’a de cesse d’insister sur l’urgence si spéciale suscitée par les crises alimentaire, financière et énergétique des deux dernières années. L’annonce faite au G8 est le reflet de ces années d’effort, sans oublier bien sûr l’impulsion donnée par le président Barack Obama, le premier ministre espagnol Jose Luis Zapatero, le premier ministre australien Kevin Rudd, le président de la Banque mondiale Robert Zoellick, le commissaire européen Louis Michel, le parlementaire Thijs Berman et tant d’autres.

La clé du succès réside désormais dans la concrétisation de ces efforts. L’histoire nous l’a clairement montré. Fournir des semences et de l’engrais aux petits exploitants à un prix très avantageux (voire gratuit dans certains cas) a un effet durable. Non seulement le rendement augmente à court terme, mais les exploitants sont ensuite en mesure d’utiliser leurs revenus en hausse et leur meilleure santé pour cumuler davantage d’atouts : encaisse, nutriments pour le sol, fermes d’animaux et enfants en bonne santé et éduqués.

Cette abondance d’atouts permet ensuite d'instaurer des marchés de crédit locaux, comme la micro-finance. Les agriculteurs peuvent acheter des ressources, de leur propres liquidités ou en empruntant sur la base de leur capacité à rembourser qui s’est alors améliorée.

Malgré le consensus désormais atteint sur le fait qu’il fait aider les petits exploitants, des obstacles demeurent. Le risque principal réside dans le fait que nombre d’institutions s’enlisent et piétinent dans la bureaucratie. Elles se démènent tant pour trouver ces 20 milliards de dollars que la majeure partie de la somme se retrouve consacrée aux réunions, consultations d’experts, frais généraux, rapports et autres meetings. Les partenariats entre les donateurs s’avèrent très coûteux et retardent l’action véritable.

Pour un résultat probant, les gouvernements donateurs devraient prendre l'argent des mains d'une trentaine ou plus d'institutions d'aide et le concentrer dans un ou deux endroits seulement, en toute logique à la Banque mondiale à Washington et au Fonds international de développement agricole (FIDA) à Rome. Le compte de l’une de ces agences, ou les deux, serait alors crédité de quelques milliards de dollars.

Le gouvernement des régions touchées par la famine, notamment en Afrique, pourrait ensuite soumettre un plan d’action détaillant la manière dont il utiliserait les fonds pour obtenir des semences à haut rendement, de l'engrais, de l'équipement, des silos et des conseils adaptés aux exploitants locaux appauvris. Un expert indépendant passerait en revue les divers plans nationaux pour vérifier leur cohérence scientifique et gestionnaire. Si les propositions sont acceptables, de l’argent serait débloqué rapidement à cet effet. Tout programme national serait surveillé, audité et évalué après coup.

Cette méthode est directe, efficace, fiable et saine sur le plan scientifique. Deux initiatives qui y ont recours sont déjà couronnées de succès : l’Alliance mondiale pour les vaccins et l’immunisation, qui réussit à fournir des vaccins aux jeunes enfants et le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme qui soutient des plans d’action nationaux pour combattre ces maladies mortelles. Tous deux ont sauvé des millions de vies aux cours des dix dernières années et mis en lumière une nouvelle méthode d'aide au développement très scientifique et d’autant plus efficace.

Pas étonnant que les agences de l’ONU et celles des pays riches combattent cette méthode. Car à l’origine du différend se trouve bien trop souvent une question d’influence plutôt que la manière d’aider les pauvres le plus rapidement possible. Obama, Rudd, Zapatero et d’autres dirigeants clairvoyants peuvent donc changer le cours des choses s’ils tiennent leur promesse faite au G8 et insistent pour que l’aide au développement soit efficace. Il faut dépasser la bureaucratie pour porter assistance là où c’est nécessaire : dans le sol cultivé par les paysans les plus pauvres du monde.

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Belle opportunité pour petits agriculteurs

Jeffrey D. Sachs

Copyright: Project Syndicate, 2009.
www.project-syndicate.org
Traduit de l’anglais par Aude Fondard

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Vos commentaires
Maya Super idée.....

Bravo, belle idée que d'offrir des "semences à haut rendement et des systèmes d"irrigation". Comme ça, on met totalement fin à la biodiversité et on endette les petits paysans jusqu'au cou (parceque presque gratuit, ce n'est pas gratuit, tout de même). Et pourquoi ne pas se pencher sur les causes de cette pauvreté? Déjà, avant de penser "machines agricoles et systèmes d'irrigation", on pourrait se rendre compte que la plupart de ces paysans n'ont même pas de traction animale, un animal pour les aider à labourer. Ensuite, pourquoi est ce qu'ils ne retirent pas assez d'argent de leurs cultures? Et bien parcequ'ils sont obligés de les vendre au cours international, qui est totalement faussé par les aides qu'on trouve dans ce qu'on appelle "les pays développés". A quand une réflexion en profondeur et la fin de la spécialisation des pays? Il serait temps que les paysans qui souffrent justement de famine cultivent des plantes vivrières, celles qui sont adaptées à leur terre et non pas nos "OGM à haut rendement", parceque c'est quand même un peu de ça dont il est question... (d'ailleurs, qui va payer le Roudup?) C'est la première fois que je vais sur votre site. Et franchement, quelle déception!