Denis Loyer

Denis Loyer est conseiller climat à l’Agence française de développement, AFD. L’AFD est la banque de développement de la France. L’AFD et les principaux bailleurs de fonds bilatéraux japonais (JICA) et allemands (KFW) ressentent la prise de conscience du climat par les pays en développement avec une demande croissante de financements de projets de développement qui prennent en compte le climat. En 5 ans les engagements «climat» de l’AFD sont passés de zéro à 2,4 milliards €/an soit 40% des financements accordés en 2009. Cela va de l’appui au plan climat de l’Indonésie, à des projets d’énergie renouvelable au Kenya ou de réduction de la déforestation au Gabon.

Durban : l'Union européenne a-t-elle signé la défaite du climat ?
[Maxime Combes, 10/12/2001]

Durban : l'Union européenne a-t-elle signé la défaite du climat ? Economiste de formation, Maxime Combes est membre de l'Aitec et d'Attac et est engagé dans le cadre du projet Echo des Alternatives Suite
Climat : sueurs froides et accords tièdes à Durban
[Fondation pour la Nature et l'Homme, 13/12/2001]

Climat : sueurs froides et accords tièdes à Durban Créée en 1990 par Nicolas Hulot, la Fondation pour la Nature et l'Homme (FNH) a pour objectif de modifier les comportements individuels et collectifs pour préserver notre planète. Organisation non... Suite
Les mesures contre le changement climatique doivent être à l’épreuve de la corruption
[Transparency International, 30/04/2011]

Les mesures contre le changement climatique doivent être à l’épreuve de la corruption Fondée en 1993 et présente dans 80 pays, Transparency International est une ONG qui lutte contre la corruption. Suite
Sommet de Cancún : les Nations unies seraient-elles incapables de s’occuper du climat ?
[Fred Pearce, 16/12/2010]

Sommet de Cancún : les Nations unies seraient-elles incapables de s’occuper du climat ? Consultant en environnement et développement, Fred Pearce est journaliste au New Scientist, au Boston Globe, à The Independent et à The Ecologist. Il a contribué à la rédaction de rapports du WWF, de... Suite
Les voyants du changement climatique sont au rouge
[George Soros, 12/12/2010]

Les voyants du changement climatique sont au rouge George Soros, milliardaire et philanthrope, dirige le Fond de gestion Soros et l’Institut Open Society. Photo : © AFP PHOTO / ERIC PIERMONT Suite
Cancun : une réussite mexicaine
[Olivier Blond, 11/12/2010]

Cancun : une réussite mexicaine Le rédacteur en chef du site GoodPlanet Info a créé la page écologie de Courrier International et participé à la création de l'émission Vu du Ciel sur France2. Photo Marianne Rozier. Suite
Qu’attendre de la conférence sur le climat de Cancun
[Denis Loyer, 24/11/2010]

Qu’attendre de la conférence sur le climat de Cancun Denis Loyer est conseiller climat à l’Agence française de développement, AFD. L’AFD est la banque de développement de la France. L’AFD et les principaux bailleurs de fonds bilatéraux japonais (JICA)... Suite
Pourquoi les scientifiques doivent être les nouveaux climato-sceptiques
[New Scientist, 04/03/2010]

Pourquoi les scientifiques doivent être les nouveaux climato-sceptiques New Scientist est un magazine scientifique international hebdomadaire qui s'intéresse aux développements de la science et de la technologie. Il publie des articles sur les événements récents et les... Suite
Comment surmonter l’échec de Copenhague
[Joseph E. Stiglitz, 06/01/2009]

Comment surmonter l’échec de Copenhague Joseph Eugene Stiglitz a reçu le prix Nobel d’économie en 2003. Il a travaillé pendant des années à la Banque mondiale. Il est aussi connu pour ses ouvragest : Quand le capitalisme perd la tête et La... Suite
Copenhague : Demi succès ou catastrophe ?
[Michel Rocard, 20/12/2010]

Copenhague : Demi succès ou catastrophe ? Michel Rocard a été Premier Ministre en France de 1988 à 1991. Il a été nommé en 2009 ambassadeur de France chargé des négociations internationales relatives aux pôles Arctique et Antarctique. ... Suite
Le trouble jeu de la Chine
[Olivier Blond, 04/01/2010]

Le trouble jeu de la Chine Le rédacteur en chef du site GoodPlanet Info a créé la page écologie de Courrier International et participé à la création de l'émission Vu du Ciel sur France2. Photo Marianne Rozier. Suite
Copenhague est un échec historique qui restera marqué du sceau de l'infamie
[Joss Garman, 20/12/2009]

Copenhague est un échec historique qui restera marqué du sceau de l'infamie Joss Garman est un militant écologique britannique. il est chargé de campagne à Greenpeace et a aussi participé à la fondation du mouvement Plane Stupid qui s'oppose à l'extension du trafic aérien.... Suite
Copenhague n’est pas la fin d’une belle idée
[Olivier Milhomme, 21/12/2009]

Copenhague n’est pas la fin d’une belle idée a été conseiller éditorial de la fondation GoodPlanet. Suite
Copenhague : un Seattle empreint de maturité
[Naomi Klein, 13/11/2009]

Copenhague : un Seattle empreint de maturité Figure du militantisme altermondialiste et surtout anticapitaliste depuis la sortie de No Logo en 2000, Naomi Klein est une journaliste engagée. Elle concentre son travail sur les dérives du... Suite
350, une initiative mondiale en faveur du climat
[Jacques Mirenowicz, 21/10/2009]

350, une initiative mondiale en faveur du climat Jacques Mirenowicz est co-fondateur et rédacteur en chef de LaRevueDurable, revue franco-suisse de vulgarisation sur tout ce qui touche à l’écologie et au développement durable. Elle offre vise à... Suite
Pourquoi il ne suffit pas de réduire les émissions de carbone
[Achim Steiner, 01/09/2009]

Pourquoi il ne suffit pas de réduire les émissions de carbone Achim Steiner est le directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE). Auparavant, il a exercé de hautes fonctions à la Commission mondiale des barrages puis à l'Union... Suite
Mettre en place un budget carbone
[Claus Leggewie, 20/08/2009]

Mettre en place un budget carbone Claus Leggewie dirige l’Institute for Advanced Study in the Humanities à Essen (KWI) et est membre du Conseil allemand pour un changement global (WBGU).Photo : Stefan/wikipedia sous licence Creative... Suite
Le méthane : problème majeur et solution pratique pour le climat ?
[New Scientist, 25/06/2009]

Le méthane : problème majeur et solution pratique pour le climat ? New Scientist est un magazine scientifique international hebdomadaire qui s'intéresse aux développements de la science et de la technologie. Il publie des articles sur les événements récents et les... Suite
REDD sur l'Amazonie : une victoire pour les populations, les arbres et le climat
[Virgilio Viana, 15/03/2009]

REDD sur l'Amazonie : une victoire pour les populations, les arbres et le climat Celui qui est l'un des meilleurs spécialistes brésiliens de la protection des forêt a exercé des fonctions de secrétaire d'État de l'Environnement et du Développement Durable de l'Etat d'Amazonie. Il... Suite
Le piège de Kyoto
[Bjørn Lomborg, 25/05/2009]

Le piège de Kyoto Bjørn Lomborg est professeur à la Copenhagen business School. Il est l’auteur de L’environnementaliste sceptique (The skeptical environmentalist: measuring the real state of the world, Cambridge... Suite
Une prophétie qui se réalise
[George Monbiot, The guardian, 16/03/2009]

Une prophétie qui se réalise Célèbre journaliste d’investigation et éditorialiste au quotidien anglais The Guardian. George Monbiot est conseiller auprès de la BBC Wildlife magazine. Il est également l'auteur de best sellers... Suite
Profiteurs du climat : les pays émergents doivent agir
[Fred Pearce, The guardian, 29/01/2009]

Profiteurs du climat : les pays émergents doivent agir Consultant en environnement et développement, Fred Pearce est journaliste au New Scientist, au Boston Globe, à The Independent et à The Ecologist. Il a contribué à la rédaction de rapports du WWF, de... Suite
Pourquoi les ministres des finances devraient s'inquiéter du changement climatique ?
[Angel Gurria, 08/12/2008]

Pourquoi les ministres des finances devraient s'inquiéter du changement climatique ? Né le 8 mai 1950 à Tampico, au Mexique, Angel Gurría est Secrétaire général de l’OCDE depuis juin 2006, après avoir été ministre des Affaires étrangères du Mexique, de décembre 1994 à janvier 1998,... Suite
Regardez, il n’y a pas de trace de carbone.
[Fred Pearce, New Scientist, 09/03/2007]

Regardez, il n’y a pas de trace de carbone. Consultant en environnement et développement, Fred Pearce est journaliste au New Scientist, au Boston Globe, à The Independent et à The Ecologist. Il a contribué à la rédaction de rapports du WWF, de... Suite
Bjørn Lomborg ou Tintin au pays de l'écologie ?
[Olivier Godard, 01/01/2003]

Bjørn Lomborg ou Tintin au pays de l'écologie ? Olivier Godard est directeur de recherche au CNRS et professeur à l'École polytechnique. Il a publié de nombreux articles sur la prévention des risques majeurs, le principe de précaution et... Suite
Réaction de Jean Jouzel…
[Jean Jouzel, 21/07/2004]

Réaction de Jean Jouzel… Directeur de Recherches au CEA, Jean Jouzel dirige l’Institut Pierre Simon Laplace (IPSL). Il est membre du bureau du GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) depuis 1994... Suite
Le secret honteux de l’accord sur le réchauffement climatique
[Bjørn Lomborg, 07/07/2007]

Le secret honteux de l’accord sur le réchauffement climatique Bjørn Lomborg est professeur à la Copenhagen business School. Il est l’auteur de L’environnementaliste sceptique (The skeptical environmentalist: measuring the real state of the world, Cambridge... Suite
Économie et politique des changements climatiques (extrait)
[Sylvie Faucheux, 06/06/2005]

Économie et politique des changements climatiques (extrait) Sylvie Faucheux exerce les fonctions de pofesseur en Sciences Économiques et de directrice du laboratoire de recherche C3ED (Centre d’Économie et d’Éthique pour l’Environnement et le Développement),... Suite

Qu’attendre de la conférence sur le climat de Cancun

24/11/2010 10:31 am

La prochaine session de négociation se tiendra à Cancun du 29 novembre au 10 décembre 2010.La conférence de Copenhague avait permis une mobilisation sans précédent sur le changement climatique, y compris des chefs d’Etat. La seconde semaine avait été très difficile, avec une participation limitée de la société civile, mais le sujet climat est passé du champ réservé d’un petit nombre de « spécialistes » à une grande diversité de gens de tous les pays qui vont vivre les impacts de ce changement planétaire.

La conférence de fin 2009 avait seulement pris note de l’accord de Copenhague, reflétant ainsi l’absence d’unanimité sur ce texte dans lequel il manquait plusieurs éléments, notamment les chiffres de réduction d’émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés. Depuis, 139 pays ont confirmé officiellement leur soutien à l’accord de Copenhague. Ces pays représentent la plus grande partie des émissions de CO2 actuelles et à venir. Ils reconnaissent ainsi certaines avancées de l’accord de Copenhague, comme l’annonce de financements (30 Milliards USD sur 3 ans de financements précoces, 100 Milliards USD/an à partir de 2020), la priorité du soutien aux pays vulnérables sur l’adaptation ou l’importance de la forêt (REDD+).

Depuis Copenhague, les sessions de négociation ont permis de progresser sur plusieurs sujets au point de pouvoir faire l’objet de décisions à Cancun. Mais ces avancées sectorielles pourraient se heurter à la volonté de certains Etats de considérer le paquet de négociation comme un tout indivisible (un paquet équilibré) et de ne pas vouloir avancer tant que d’autres sujets plus épineux n’auront pas été tranchés, comme la suite du protocole de Kyoto ou les engagements chiffrés des pays industrialisés. Ce serait un risque pour le processus et il peut s’illustrer avec deux exemples :

Sur la forêt, un texte de négociation était déjà très avancé à Copenhague et il comportait des progrès réels dans la construction d’un consensus : description claire des principes qui doivent guider les actions, confirmation d’un vision large des activités forestières incluant aussi la préservation et l’augmentation des stocks de carbone forestiers (vision REDD+, c'est-à-dire concernant la quasi-totalité des forêts de la ceinture intertropicales qui représentent la moitié des forêts mondiales), respect des populations forestières ou prise en compte de la biodiversité. Ne pas acter à Copenhague, comme une décision officielle de la conférence, ce « progrès » dans la compréhension commune de REDD+ comportait le risque qu’il soit à nouveau contesté. C’est précisément ce qui est arrivé durant l’année 2010 où deux pays ont proposé des amendements qui ne sont d’ailleurs pas acceptées par les 190 autres parties à la négociation : perte de temps et d’énergie.

Sur le financement de la lutte contre le changement climatique, le travail réalisé en 2010 a permis de construire un quasi-consensus pour créer à Cancun le fonds vert proposé dans l’accord de Copenhague. Toutes les parties ont fait preuve de flexibilité et il semble possible de lancer à Cancun les travaux très opérationnels sur le mode de fonctionnement du fonds vert comme la composition des instances « équilibrée » nord-sud de gouvernance du fonds vert. L’ordre de grandeur des financements de ce fonds vert serait proche de celui de l’aide publique au développement actuelle (100 Milliards USD) et il faut faire un choix stratégique sur la manière dont les fonds seront alloués : s’agira t’il d’une grande banque centralisée du changement climatique, probablement lente à démarrer et marginalisant les « petits » acteurs? Ou bien d’un fonds souple capable de créer d’importantes synergies avec les principaux financeurs actuels des projets climat : banques nationales de développement des pays du sud, secteur privé et bailleurs de fonds bilatéraux ? Le processus de la négociation ne peut que gagner à lancer dès Cancun ces travaux opérationnels complexes.

Ces deux décisions sectorielles, forêts et finances, sont possibles à Cancun, et leur report au motif qu’il faut un « paquet équilibré sinon rien », serait défavorable aux pays les plus pauvres, notamment en Afrique, pour qui la mise en place de nouveaux financements est une question urgente. Au contraire, des avancées, partielles officiellement décidées à Cancun, sont autant de messages positifs pour tous ceux qui agissent déjà et financent des projets « climat et développement » :

- Pour les sociétés privées qui financent déjà des projets forestiers, en précurseur d’un futur mécanisme REDD+. Le projet Air France- WWF-GoodPlanet à Madagascar en est un exemple.

- Pour les quelques pays comme l’Indonésie et le Mexique qui ont décidé unilatéralement de mettre en œuvre un plan d’action climat avec des objectifs quantifiés. L’AFD a ainsi décidé de soutenir dès maintenant ces stratégies nationales climat pionnières par d’importants soutiens budgétaires.

- Pour les élus des collectivités locales et les ONG qui sont déjà engagées dans l’action. Les décisions de Cancun renforceront leurs demandes d’un accroissement des financements publics et provenant du marché carbone afin d’étendre leurs projets. Le projet SKG Sangha-ActionCarbone-AFD en Inde est un exemple.

Ainsi, il y a une démarche à inventer pour faire progresser la négociation climat au sein de l’ONU en acceptant d’avancer autour de décisions partielles. Celles-ci matérialiseraient le progrès partiel accompli (effet de cliquet) dans la construction d’un ensemble cohérent et équilibré (l’accord global) à la mesure du défi que représente le changement climatique auquel l’humanité ne pourra répondre que collectivement.

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Qu’attendre de la conférence sur le climat de Cancun par Denis Loyer de l'Agence Française de Développement

Texte courtoisie de l'auteur

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