William F. Laurance

William F. Laurance est biologiste à l’Institut de recherche tropicale Smithsonian, à Panama, qui fait partie du réseau Smithsonian Institution. L’Institut se consacre à l’étude de la nature tropicale et de son importance pour la santé humaine et fait la promotion de la protection de l'environnement en sensibilisant la population à la beauté et à l'importance des écosystèmes tropicaux. Son dernier ouvrage s'intitule Emerging Threats to Tropical Forests (avec Carlos Peres, University of Chicago Press, 2006). Il est également président de l'Association pour la biologie et la conservation tropicales (Association for Tropical Biology and Conservation – ATBC), désignée comme la plus grande organisation scientifique dédiée à l'étude et à la protection des écosystèmes tropicaux au monde.

Rio+20 : se focaliser sur les solutions
[Julia Marton-Lefèvre, 16/05/2012]

Rio+20 : se focaliser sur les solutions Julia Marton-Lefèvre est la directrice générale de l’Union internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). L'UICN publie la liste rouge des espèces menacées dans le monde. Photo: IUCN/Group... Suite
Les programmes de reforestation en Chine : véritable réussite ou écran de fumée ?
[Jon R. Luoma, 17/01/2012]

Les programmes de reforestation en Chine : véritable réussite ou écran de fumée ? Jon R. Luoma est un journaliste environnemental américain. Suite
Les forêts de montagne menacées
[FAO, 09/12/2011]

Les forêts de montagne menacées L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO, Food and Agriculture Organisation of the United Nations) a été créée en 1945 , son siège est à Rome depuis 1951. Elle... Suite
Des forêts pour les générations futures
[Gisele Bündchen, 21/09/2011]

Des forêts pour les générations futures Mannequin, Gisèle Bündchen est également Ambassadrice de bonne volonté du Programme des Nations Unies pour l'environnement. Durant son enfance au Brésil, elle a pu admirer toute la beauté de la... Suite
Exploitation forestière et violences en République Démocratique du Congo
[Greenpeace, 22/07/2011]

Exploitation forestière et violences en République Démocratique du Congo La célèbre organisation internationale de défense de l’environnement, fondée en 1971, est présente et active dans 40 pays. Elle compte aujourd'hui près de 3 000 000 d'adhérents répartis à travers le... Suite
La politique de l'extinction
[Don Cheadle, 04/02/2011]

La politique de l'extinction Acteur américain Don Cheadle est aussi engagé dans différentes actions humanitaires. Il a pris part à de nombreuses actions contre les génocides au Rwanda et au Darfour. Suite
La restauration de nos forêts : le complexe de la forêt de Mau au Kenya
[Wangari Maathai, 26/09/2011]

La restauration de nos forêts : le complexe de la forêt de Mau au Kenya Wangari Maathai (1940-2011) a été récompensée en 2004 par le prix Nobel de la Paix pour ses actions en faveur des droits humains et de l'environnement. En 1977, elle a lancé le mouvement de la... Suite
Li Bingbing : Les forêts chinoises, garantes d’une prospérité durable
[Li Bingbing, 02/05/2011]

Li Bingbing : Les forêts chinoises, garantes d’une prospérité durable L'une des plus célèbres actrices chinoises est récemment à l'affiche de Détective Dee : Le Mystère de la flamme fantôme. Li BingBing est aussi ambassadrice de l'UNEP auprès de la Chine. Elle a créé... Suite
Sachin Tendulkar : "je ferais preuve de beaucoup d'aveuglement si je pensais être le seul à avoir besoin des arbres"
[Sachin Tendulkar, 10/04/2011]

Sachin Tendulkar : "je ferais preuve de beaucoup d'aveuglement si je pensais être le seul à avoir besoin des arbres" Sachin Tendulkar est universellement reconnu comme un des meilleurs batteurs de l’histoire du cricket. Il soutient avec enthousiasmes les travaux des Nations Unies. Il est ambassadeur de bonne... Suite
Une agriculture plus intensive sauvera-t-elle les forêts tropicales ?
[Fred Pearce, New Scientist, 09/02/2011]

Une agriculture plus intensive sauvera-t-elle les forêts tropicales ? Consultant en environnement et développement, Fred Pearce est journaliste au New Scientist, au Boston Globe, à The Independent et à The Ecologist. Il a contribué à la rédaction de rapports du WWF, de... Suite
Voir la forêt derrière les arbres
[Yann Arthus-Bertrand, 02/02/2011]

Voir la forêt derrière les arbres Yann Arthus-Bertrand est photographe, cinéaste, et écologiste. Il s’est toujours passionné pour le monde animal et les espaces naturels. En 1991, il fonde Altitude, première agence de photographie... Suite
La Russie en feu
[Yevgenia Albats, 10/08/2010]

La Russie en feu Yevgenia Albats est professeure de science politique à l’Université d’État de Moscou et rédactrice en chef du magazine The New Times (Novoie Vremia). Suite
Pourquoi les grandes forêts de l’Ouest américain meurent-elles ?
[Jim Robbins, 15/03/2010]

Pourquoi les grandes forêts de l’Ouest américain meurent-elles ? Jim Robbins est un journaliste, il écrit notamment au New York Times. Il rédige actuellement un livre prévu pour 2011 « The Forgotten Forest » (Les forêts oubliés) sur le rôle que les arbres jouent... Suite
Les routes causent la perte des forêts tropicales humides
[William F. Laurance, New Scientist, 30/08/2009]

Les routes causent la perte des forêts tropicales humides William F. Laurance est biologiste à l’Institut de recherche tropicale Smithsonian, à Panama, qui fait partie du réseau Smithsonian Institution. L’Institut se consacre à l’étude de la nature... Suite
REDD sur l'Amazonie : une victoire pour les populations, les arbres et le climat
[Virgilio Viana, 15/03/2009]

REDD sur l'Amazonie : une victoire pour les populations, les arbres et le climat Celui qui est l'un des meilleurs spécialistes brésiliens de la protection des forêt a exercé des fonctions de secrétaire d'État de l'Environnement et du Développement Durable de l'Etat d'Amazonie. Il... Suite
La course au pétrole tue en amazonie péruvienne
[Survival, 08/06/2009]

La course au pétrole tue en amazonie péruvienne Survival est une organisation mondiale soutenant les peuples indigènes. Elle fut fondée en 1969 à la suite d'un article de Norman Lewis, dans le journal britannique Sunday Times dénonçant les... Suite
La déforestation au coeur des négociations climat-énergie
[Olivier BOUYER, 31/12/2008]

La déforestation au coeur des négociations climat-énergie Olivier BOUYER est Ingénieur du Génie Rural, des Eaux et Forêts. Il a participé à la conférence de Poznan (en 2008) avec la délégation française comme chargé de mission “effet de serre et forêt””... Suite
L’autre économie du carbone
[Vandana Shiva, Resurgence, 01/05/2008]

L’autre économie du carbone Médecin, écologiste et militante féministe indienne, elle a fondé “Navdanya,” une association qui protège la biodiversité et les droits des fermiers. Elle dirige également le Research Foundation for... Suite
Destruction des forêts: les sentiers de la perdition
[William F. Laurance, 06/06/2007]

Destruction des forêts: les sentiers de la perdition William F. Laurance est biologiste à l’Institut de recherche tropicale Smithsonian, à Panama, qui fait partie du réseau Smithsonian Institution. L’Institut se consacre à l’étude de la nature... Suite
Regardez, il n’y a pas de trace de carbone.
[Fred Pearce, New Scientist, 09/03/2007]

Regardez, il n’y a pas de trace de carbone. Consultant en environnement et développement, Fred Pearce est journaliste au New Scientist, au Boston Globe, à The Independent et à The Ecologist. Il a contribué à la rédaction de rapports du WWF, de... Suite
La forêt en France
[Thierry Jaccaud, L'écologiste, 01/07/2007]

La forêt en France Il est rédacteur en chef du magazine L’Écologiste, version française de The Ecologist, depuis sa création en 2000. Il est diplômé de l’Institut Supérieur International de Gestion de l’Environnement... Suite
Le rôle ambigu des forêts dans le climat
[Nathalie de NOBLET-DUCOUDRE et Jean-Luc DUPOUEY, La Recherche, 01/12/2007]

Le rôle ambigu des forêts dans le climat Nathalie de NOBLET-DUCOUDRE travaille dans l’équipe de modélisation des cycles biogéochimique du laboratoire des sciences du climat et de l’environnement, qui fait partie de l’institut Pierre Simon... Suite
Les Services fournis par les forêts
[Lester Brown, Worldwatch Institute, 01/01/2007]

Les Services fournis par les forêts Analyste environnemental de reconnaissance mondiale, il a écrit une vingtaine d’ouvrages, traduits dans environ 40 langues qui traitent de sujets d’économie et d’environnement global. Il est le... Suite

La forêt brulée afin de libérer des terres. Vidéo de Greenpeace.

Les routes causent la perte des forêts tropicales humides

04/09/2009 10:47 am

"Ce qu'on pourrait faire de mieux pour l'Amazonie, ce serait de faire sauter toutes les routes." Ces mots, qui pourraient faire penser à une menace écoterroriste, sortent pourtant de la bouche d'Eneas Salati, un des chercheurs brésiliens les plus respectés du pays. Thomas Lovejoy, biologiste américain de renom, est tout aussi catégorique : "Les routes sèment la destruction des forêts tropicales."

Ils ont tout à fait raison. Les axes routiers tuent les forêts tropicales humides. Et c'est cette prolifération du réseau qui fait qu'on assiste à travers le monde à la disparition de l'équivalent de 50 terrains de football de forêt tropicale par minute, ce qui met en danger un nombre incalculable d'espèces et entraîne chaque année le rejet dans l'atmosphère de milliards de tonnes de gaz à effet de serre. Nous ne parviendrons pas à mettre en place des stratégies efficaces pour ralentir la destruction de la forêt tropicale humide tant que nous ne regarderons pas la réalité en face.

Sur notre planète où la mondialisation ne cesse de s'étendre, les routes se multiplient de façon anarchique. Le Brésil vient en effet de frapper le coeur de l'Amazonie avec une portion d'autoroute de 1200 km (la BR-163) et le pays est actuellement en train de construire une autre autoroute, de 900 km celle-là (la BR-319), à travers des forêts en grande partie inviolées. Trois nouvelles autoroutes découpent quant à elles les Andes depuis l'Amazonie jusqu'au Pacifique. A Sumatra, le réseau routier rend désormais accessibles aux bûcherons et aux chasseurs certaines des dernières forêts de l'île. Et selon une étude publiée dans Science, 52 000 km de routes d'accès aux zones d'abattage ont fait leur apparition dans le bassin du Congo entre 1976 et 2003 (vol. 316, p. 1451).

Et, comme mes collègues et moi-même le démontrons dans un article à paraître dans Trends in Ecology and Evolution, ces exemples ne sont qu'un petit aperçu des nombreux projets de routes qui doivent découper les zones tropicales.

Pourquoi les routes sont-elles si nocives pour les forêts tropicales humides ? Parce que celles-ci se caractérisent par une structure complexe unique et un microclimat humide et sombre favorables à un grand nombre d'espèces endémiques. Parmi elles, beaucoup n'apprécient pas les habitats modifiés à proximité des routes et sont incapables de traverser ne serait-ce que d'étroites percées. D'autres sont susceptibles d'entrer en collision avec des véhicules ou d'être tuées par des chasseurs près des axes routiers. Tout ceci peut alors entraîner une diminution ou une fragmentation des populations sauvages et aboutir à des extinctions locales.

Dans les zones reculées, où l'application de la loi laisse souvent à désirer, la construction de nouvelles routes peut ouvrir une véritable boîte de Pandore et entraîner des problèmes tels que l'abattage illégal du bois, la colonisation d'une zone ou la spéculation foncière. Dans l'Amazonie brésilienne, 95 % de la déforestation et des incendies se produisent dans un rayon de 50 km autour des routes. Au Suriname, la plupart des mines d'or illégales sont situées près des axes routiers. En Afrique tropicale, enfin, la chasse est nettement plus soutenue à proximité des routes.

Les catastrophes écologiques commencent souvent par une mince percée dans la forêt. Les forêts tropicales humides se situent essentiellement dans les pays en développement où elles ont un fort attrait économique du fait de l'exploitation potentielle du bois, du pétrole et du minerai et de l'agro-industrie. Une fois la brèche ouverte s'ensuit une extension plus ou moins légale du réseau routier. Ainsi, l'autoroute Belém-Brasilia, achevée dans les années 70, s'est-elle transformée en une vaste destruction de la forêt sur une bande de 400 km de large à travers l'Amazonie orientale.

Au-delà de la forêt en elle-même, les routes mettent également en danger de nombreuses populations indigènes et plus particulièrement celles qui essaient de limiter au maximum les contacts avec les étrangers. A l'heure où j'écris, des groupes autochtones en Amazonie péruvienne protestent haut et fort contre la prolifération de routes liées à l'exploitation du pétrole, du gaz et du bois sur leur territoire ancestral. Ces routes amènent avec elles bûcherons, chercheurs d'or et propriétaires de ranchs qui oppriment souvent les populations locales. Pire encore, il arrive que les nouveaux venus apportent avec eux des maladies mortelles.

Partout sous les tropiques, le nombre d'infections dues au paludisme, à la dengue, aux agents pathogènes entériques et au VIH monte en flèche après la construction de nouvelles routes. Certains peuples indigènes, comme la tribu Surui en Amazonie brésilienne, se sont retrouvés au bord de l'extinction à cause des routes et de leur cortège de bûcherons, de colons et de maladies.

Que peut-on faire pour freiner ces dégâts ? Tout d'abord, il y a d'énormes progrès à accomplir dans l'évaluation de l'impact environnemental des routes planifiées. Dans de nombreux pays en développement, les EIE portent uniquement sur les routes en elles-même et ne tiennent aucun compte de leurs répercussions. Ainsi, au Brésil, les EIE des autoroutes d'Amazonie ne prennent en considération qu'une étroite bande de terre le long de l'axe routier et ne font souvent que de timides recommandations quant aux mesures d'atténuation à prendre, préconisant par exemple d'aider les animaux à migrer avant que la construction ne démarre. Les EIE de certaines mines, de certains barrages hydroélectriques ou d'autres constructions de grande ampleur ne se focalisent que sur le projet lui-même et ne font aucun cas de l'impact des routes qui vont forcément de pair avec. La destruction des forêts tropicales humides par le réseau routier va donc se poursuivre aussi longtemps que le processus lié à l'EIE sera aussi mal conçu.

La deuxième tâche consiste à se battre pour empêcher que les routes les plus destructrices ne soient construites, c'est-à-dire celles qui pénètrent au coeur de zones inviolées. Et ce ne sont pas les combats qui manquent. Un projet d'autoroute entre la Colombie et le Panama, par exemple, menace de livrer à une destruction sans limite l'une des zones les plus importantes au monde sur le plan biologique, l'éco-région Chocó-Darién. De la même façon, l'autoroute BR-319 au Brésil pourrait ouvrir la voie de toute l'Amazonie centrale.

Enfin, nous devons faire pression sur ceux qui encouragent la construction de ces routes. Cela comprend les sociétés d'exploitation forestière comme Asia Pulp & Paper et Rimbunan Hijau, les organismes de crédit internationaux tels que les Banques asiatique, africaine et interaméricaine de développement, ainsi que les grands projets de développement des infrastructures comme le Programme d'Accélération de la Croissance du Brésil. Par leur soif de bois exotique, de minerai, de pétrole et de produits agricoles, la Chine et ses entreprises sont sans doute devenues les principaux demandeurs de cette extension destructrice du réseau routier.

Limiter la construction de routes constitue de loin l'approche la plus réaliste et la moins coûteuse pour protéger les forêts tropicales humides, leur incroyable biodiversité et leur rôle de stabilisatrices du climat. Car, comme Pandore n'a pas tardé à l'apprendre, il est bien plus difficile de remettre les maux de la terre dans leur boîte que de simplement garder celle-ci fermée.

[New Scientist

Roads are ruining the rainforests

30 août 2009 par William Laurance

William Laurance est chercheur à la James Cook University à Cairns, en Australie, et au Smithsonian Tropical Research Institute au Panama.

New Scientist - Magazine n°2723

© New Scientist, Reed Business Information

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Vos commentaires
Michelangelo MODICA les fôrêts tropicales

Pourquoi ne pas avancer l'idée d'un achat en copopriété des fôrêts humides par les habitanta de la terre...10€ par habitant cela ferait une somme qu'aucun état ne pourrait refuser... A creuser.