Novethic

Novethic est un média en ligne spécialisé dans le développement durable ; c'est aussi un centre de recherche et d'expertise sur la responsabilité socale des entreprises et l'investissement socialement responsable. Il s’adresse aux investisseurs, aux acteurs de l’entreprise, aux parties prenantes (ONG, associations…) ainsi qu’aux universitaires et chercheurs.

L’éthique et l’agriculture
[Peter Singer, 14/01/2013]

L’éthique et l’agriculture Peter Singer enseigne la bioéthique à l’université de Princeton. Il est aussi Professeur Laureate à l’université de Melvourne. Ses ouvrages récents : Animal Liberation (La libération animale),... Suite
L’eau n’est pas une marchandise, c’est le bien commun de l’Humanité et du Vivant
[France Libertés - Fondation Danielle Mitterrand, 10/03/2012]

L’eau n’est pas une marchandise, c’est le bien commun de l’Humanité et du Vivant Créée en 1986 par Danielle Mitterrand afin de construire un monde plus juste et plus solidaire dans lequel chacun puisse exercer sa liberté dans le respect de l’autre, la Fondation France Libertés a... Suite
Vers une gouvernance mondiale de l’eau pour sortir de la spirale de l’échec
[Emmanuel Poilane, 29/02/2012]

Vers une gouvernance mondiale de l’eau pour sortir de la spirale de l’échec Après des études d’expertise comptable, Emmanuel a passé 17 années sur le terrain du développement dans 6 pays africains en tant que volontaire, coordinateur puis responsable de programmes pour... Suite
2012 : la révolution de l'énergie
[Arnaud Gossement, 19/09/2001]

2012 : la révolution de l'énergie Arnaud Gossement est avocat au Barreau de Paris en droit de l'environnement et de l'énergie, Docteur en droit, et Maître de conférences à Sciences Po Paris. Il a également été porte-parole de France... Suite
Recyclage : que faire des panneaux photovoltaïques usagés ?
[Gregory Spanoudakis, 29/08/2011]

Recyclage : que faire des panneaux photovoltaïques usagés ? Gregory Spanoudakis est Président des Opérations Européennes de Canadian Solar. Cette entreprise s'est engagée dans la recherche sur le recyclage des panneaux solaires au travers de PV Cycle. Suite
Un remède français pour la malédiction des ressources
[George Soros, 15/06/2011]

Un remède français pour la malédiction des ressources George Soros, milliardaire et philanthrope, dirige le Fond de gestion Soros et l’Institut Open Society. Photo : © AFP PHOTO / ERIC PIERMONT Suite
Ces entrepreneurs qui changent le monde
[Bill Drayton, 09/02/2011]

Ces entrepreneurs qui changent le monde Bill Drayton est président-fondateur d’Ashoka, le plus grand réseau d’entrepreneurs sociaux dans le monde. Après avoir étudié à Yale et Harvard, il a été consultant chez McKinsey, professeur à la... Suite
Les défis de la société civile pour 2011
[William Bourdon, 05/01/2010]

Les défis de la société civile pour 2011 William Bourdon exerce la profession d'avocat. Sa spécialité : la défense des droits de l'homme. Il a créé en 2001 l'association SHERPA qui défend les victimes de crimes commis par des opérateurs... Suite
Walmart et la grande distribution vers la transparence écologique ?
[Daniel Goleman, 15/09/2009]

Walmart et la grande distribution vers la transparence écologique ? Daniel Goleman est un psychologue américain né en 1946, Diplômé de Harvard en psychologie clinique et développement personnel, il a publié en 2009 aux Etats-Unis Ecological Intelligence: How Knowing... Suite
La lutte contre les grandes surfaces est un combat pour la démocratie
[George Monbiot, The guardian, 10/08/2009]

La lutte contre les grandes surfaces est un combat pour la démocratie Célèbre journaliste d’investigation et éditorialiste au quotidien anglais The Guardian. George Monbiot est conseiller auprès de la BBC Wildlife magazine. Il est également l'auteur de best sellers... Suite
Globalisation et sociétés transnationales
[Mireille Delmas-Marty, 01/01/2008]

Globalisation et sociétés transnationales Professeur agrégée de droit privé et de sciences criminelles, Mireille Delmas-Marty a rejoint en 2002, le Collège de France, où elle est professeur titulaire d’une chaire d’études juridiques... Suite
Les accords mondiaux d’entreprise: une nouvelle forme de régulation
[Novethic, 01/03/2007]

Les accords mondiaux d’entreprise: une nouvelle forme de régulation Novethic est un média en ligne spécialisé dans le développement durable ; c'est aussi un centre de recherche et d'expertise sur la responsabilité socale des entreprises et l'investissement... Suite
Et l’économie, dans tout ça? Le mouvement de responsabilité des entreprises a-t-il perdu de vue la situation globale?
[John Elkington, 09/05/2006]

Et l’économie, dans tout ça? Le mouvement de responsabilité des entreprises a-t-il perdu de vue la situation globale? John Elkington est le co-fondateur de SustainAbility en 1987, organisation britannique de référence sur la Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE). Il a écrit des best-sellers comme... Suite
Les nouveaux amis de la Terre
[George Monbiot, 23/01/2007]

Les nouveaux amis de la Terre Célèbre journaliste d’investigation et éditorialiste au quotidien anglais The Guardian. George Monbiot est conseiller auprès de la BBC Wildlife magazine. Il est également l'auteur de best sellers... Suite
Environnement et entreprise: en finir avec les discours
[Dominique Bourg, 01/04/2006]

Environnement et entreprise: en finir avec les discours Dominique Bourg dirige le Centre de Recherche et d’étude interdisciplinaire sur le Développement Durable. Il enseignement à l’université de Troyes et à Sciences-Po Paris. Il fait partie du Conseil... Suite

Les accords mondiaux d’entreprise: une nouvelle forme de régulation

16/09/2008 9:40 am

Pour combler l’absence de gouvernance mondiale, les multinationales cherchent aujourd’hui à développer leurs propres outils de régulation. Élaborés de manière volontaire, les accords cadres internationaux constituent potentiellement un moyen de crédibiliser les politiques RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) et d’élargir le dialogue social dans les pays où il est habituellement plus restreint.
Négociés entre les entreprises et les fédérations syndicales internationales, les Accord Cadres Internationaux (ACI) ont été développés ces dernières années par les entreprises qui souhaitent donner un cadre à la globalisation de leurs activités.

Encore peu nombreux, 55 accords cadres existent, émanant quasi exclusivement d’entreprises européennes. Selon l’étude de l’ORSE [Observatoire sur les Responsabilités Sociétales des Entreprises] consacrée au sujet, certaines entreprises négocient des accords avant tout par nécessité. (…) Pour d’autres, il s’agit essentiellement de prolonger une démarche antérieure et de mettre également en avant la dimension humaine de l’entreprise.

Bertrand Collomb, P.-D.G. de Lafarge, explique ainsi que l’accord du groupe s’inscrit dans un contexte général d’évolution de sa politique RSE: "Le groupe a connu une période de mutation depuis 5 ans et accepté comme légitime le fait de se laisser interpeller par ses partie prenantes. La signature d’un accord cadre a permis de formaliser notre politique sociétale, à l’image de notre partenariat avec le WWF [World Wide Fund for nature]. Pour ma part, je préfère parler de partenariat, plutôt que de contractualisation. Trop de formalisation juridique tue le dialogue social. Il faut laisser en outre le dialogue se faire selon les contextes locaux. Les situations sont très différentes entre les États-Unis, où certaines centrales syndicales pratiquent une forme de hold-up sur les entreprises, et la Chine, où elles sont absents."

Crédibilité

L’appropriation de ces accords internationaux par les filiales locales a également constitué une motivation centrale chez PSA [Peugeot Société Anonyme], qui a mis en œuvre ce dispositif en mars 2006, après 7 mois de négociation. Les quatre grands engagements de l’entreprise (respect des droits humains, développement des bonnes pratiques en matière de conditions de travail, implication des sous-traitants et contribution au développement économique et social des pays) ont ainsi été approuvés par 50 organisations syndicales à travers le monde sous l’égide de la FIOM (Fédération Internationale des Organisations de travailleurs de la Métallurgie), qui compte 25 millions d’adhérents dans le monde. "Nous avons fait ratifier l’accord dans tous les pays où nous employons plus de 500 salariés.

Cette légitimité était indispensable pour le succès de la démarche" précise Jean-Luc Vergnes, directeur des ressources humaines chez PSA.
"Dans certains pays, cette ratification a d’ailleurs permis de réunir pour la première fois directions et syndicats". Pour le DRH [Directeur des Ressources Humaines] de PSA, les accords mondiaux constituent en outre un facteur d’amélioration des politiques RSE: "Les accords mondiaux apportent une crédibilité, parce qu’ils vont bien plus loin que les chartes et les codes de conduite. Ils obligent les entreprises à appliquer leurs engagements et, si ce n’est pas le cas, les syndicats ne manquent pas de le signaler", souligne-t-il.

De fait, la multiplication des codes et des chartes volontaires, souvent purement déclaratifs, a amené les organisations syndicales comme les institutions internationales à "s’interroger sur leur pertinence", comme le souligne l’ORSE. À cet égard, les accords mondiaux apparaissent plus crédibles, même si un suivi reste nécessaire.

Combler les lacunes de la mondialisation

Si les entreprises qui ont conclu de tels accords y voient une avancée positive de leurs démarches sociétales, qu’en est-il des syndicats? Il semble que l’aspect contractuel, avant tout, les séduise. "La contractualisation donne une crédibilité à la RSE, qui a tendance aujourd’hui à se perdre dans une chaîne de production toujours plus longue", confirme Walter Cerfada, de la Confédération européenne des syndicats. "Nous militons pour un processus de traçabilité des produits sur toute la chaîne et, pour assurer la transparence, ce type d’accords est indispensable", ajoute-t-il. Les accords mondiaux peuvent-ils réellement combler les lacunes de la mondialisation? Pour Guy Rider, président de la Confédération internationale des syndicats, c’est une hypothèse qui reste à démontrer. "L’absence de cadre législatif sur le plan mondial peut être en partie comblée par ces accords collectifs. Nous préférerions néanmoins un cadre réglementaire, pour ne pas laisser ce champ aux seules entreprises. Le problème de la RSE, c’est qu’elle laisse les entreprises définir elles-mêmes leurs responsabilités de manière unilatérale". Autre danger pointé par les syndicats, celui de l’ouverture aux ONG, impliquant une dilution des revendications syndicales. "a RSE, en déplaçant la négociation collective sur d’autres terrains, pourrait remplacer la parole des syndicats par celle des autres parties prenantes", observe Guy Rider. La capacité des syndicats à s’internationaliser et à se constituer en véritables contre-pouvoirs pose également question. En France, la CFDT [Confédération Française Démocratique du Travail] se veut plus confiante. Pour son secrétaire général, François Chérèque, "La RSE est une ligne profonde dans l’évolution des entreprises. Elle a le mérite d’ouvrir le champ social et de dépasser la seule question de la répartition des richesses, pour se demander comment elles sont produites et quelles en sont les conséquences."

[Novethic

Véronique SMÉE
La lettre de l’économie responsable – Novethic. Mars 2007

Article publié avec l’aimable autorisation de Novethic

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