Adam Ma’anit

Adam Ma’anit est co-éditeur du magazine anglais The New Internationalist. Il est l’auteur engagé d’un grand nombre de publications sur la politique sociale, économique et environnementale en Europe et en Grande-Bretagne. Il a travaillé pour le Corporate Europe Observatory et The Transnational Institute, un groupe de réflexion basé à Amsterdam.
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Les gouvernements doivent revoir leurs ambitions à la hausse sur le climat
[PNUE, 21/11/2012]

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Mettre au vert la Banque Européenne d’Investissement
[Manana Kochladze, 23/12/2011]

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Climat : sueurs froides et accords tièdes à Durban
[Fondation pour la Nature et l'Homme, 13/12/2001]

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Le pétrole fait-il de nous des esclavagistes modernes ?
[Jean François Mouhot, 06/12/2011]

Le pétrole fait-il de nous des esclavagistes modernes ? Jean François Mouhot est historien. Il est l'auteur de “Des Esclaves Energétiques. Réflexions sur le changement climatique”. Ses travaux le poussent à se spécialiser dans l'histoire de... Suite
Réduire les pollutions dues à la «suie» et au «smog» limiterait la hausse des températures
[PNUE, 14/06/2011]

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Les mesures contre le changement climatique doivent être à l’épreuve de la corruption
[Transparency International, 30/04/2011]

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Il est temps de débattre démocratiquement de l'avenir énergétique de notre pays
[Yann Arthus-Bertrand, 18/03/2011]

Il est temps de débattre démocratiquement de l'avenir énergétique de notre pays Yann Arthus-Bertrand est photographe, cinéaste, et écologiste. Il s’est toujours passionné pour le monde animal et les espaces naturels. En 1991, il fonde Altitude, première agence de photographie... Suite
Sommet de Cancún : les Nations unies seraient-elles incapables de s’occuper du climat ?
[Fred Pearce, 16/12/2010]

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Les voyants du changement climatique sont au rouge
[George Soros, 12/12/2010]

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Qu’attendre de la conférence sur le climat de Cancun
[Denis Loyer, 24/11/2010]

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[Yann Arthus-Bertrand, 08/10/2010]

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[Jean-Louis Borloo, 15/07/2010]

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[Nathalie Durand, 28/06/2010]

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[Jeff Goodell, 01/04/2010]

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[Pavan Sukhdev, 01/09/2009]

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[Claus Leggewie, 20/08/2009]

Mettre en place un budget carbone Claus Leggewie dirige l’Institute for Advanced Study in the Humanities à Essen (KWI) et est membre du Conseil allemand pour un changement global (WBGU).Photo : Stefan/wikipedia sous licence Creative... Suite
Le méthane : problème majeur et solution pratique pour le climat ?
[New Scientist, 25/06/2009]

Le méthane : problème majeur et solution pratique pour le climat ? New Scientist est un magazine scientifique international hebdomadaire qui s'intéresse aux développements de la science et de la technologie. Il publie des articles sur les événements récents et les... Suite
États-Unis : la politique sur le changement climatique d'un État à la dérive
[George Monbiot, The guardian, 26/06/2009]

États-Unis : la politique sur le changement climatique d'un État à la dérive Célèbre journaliste d’investigation et éditorialiste au quotidien anglais The Guardian. George Monbiot est conseiller auprès de la BBC Wildlife magazine. Il est également l'auteur de best sellers... Suite
La déforestation au coeur des négociations climat-énergie
[Olivier BOUYER, 31/12/2008]

La déforestation au coeur des négociations climat-énergie Olivier BOUYER est Ingénieur du Génie Rural, des Eaux et Forêts. Il a participé à la conférence de Poznan (en 2008) avec la délégation française comme chargé de mission “effet de serre et forêt””... Suite
L’autre économie du carbone
[Vandana Shiva, Resurgence, 01/05/2008]

L’autre économie du carbone Médecin, écologiste et militante féministe indienne, elle a fondé “Navdanya,” une association qui protège la biodiversité et les droits des fermiers. Elle dirige également le Research Foundation for... Suite
Les compensations carbone agissent là où il le faut
[Martin Wright, BBC, 23/07/2007]

Les compensations carbone agissent là où il le faut Martin Wright est l’éditeur de Green Future Magazine, et juge occasionel pour les Ashden Awards pour l’Energie Durable. Suite
Regardez, il n’y a pas de trace de carbone.
[Fred Pearce, New Scientist, 09/03/2007]

Regardez, il n’y a pas de trace de carbone. Consultant en environnement et développement, Fred Pearce est journaliste au New Scientist, au Boston Globe, à The Independent et à The Ecologist. Il a contribué à la rédaction de rapports du WWF, de... Suite
Les Ambiguités du Carbone
[Adam Ma’anit, 30/07/2006]

Les Ambiguités du Carbone Adam Ma’anit est co-éditeur du magazine anglais The New Internationalist. Il est l’auteur engagé d’un grand nombre de publications sur la politique sociale, économique et environnementale en Europe... Suite
Les cultures d'OGM pourraient réduire les émissions de gaz à effet de serre
[New Scientist, 29/01/2007]

Les cultures d'OGM pourraient réduire les émissions de gaz à effet de serre New Scientist est un magazine scientifique international hebdomadaire qui s'intéresse aux développements de la science et de la technologie. Il publie des articles sur les événements récents et les... Suite

Les Ambiguités du Carbone

11/09/2008 5:06 pm

Les compensations s’inscrivent dans la logique des énergies fossiles (pétrole, charbon et gaz naturel) mais elles ne remettent aucunement ces systèmes en question. Certains affirment que les compensations ont au moins le mérite de sensibiliser les individus à leurs propres émissions de carbone, mais que nous enseignent-elles réellement ? Que nous pouvons voyager en avion ou en voiture à souhait tant que nous payons une petite contribution à un tiers pour nous donner bonne conscience ? Que nous pouvons consommer avec frénésie sans remettre en question un problème engendré justement par notre consommation ?

L’entreprise australienne Climate Friendly nous certifie que « l’on peut compenser ses émissions carbone en cinq minutes et pour le prix d’un cappuccino par semaine » (1). Drive Neutral, installée au États-Unis, clame également que « nous pouvons neutraliser nos émissions de CO2 d’une année entière pour le prix d’un seul plein d’essence » (2).

La plupart des personnes et des petites entreprises qui achètent des crédits compensatoires de leurs émissions sont certainement des initiés en matière d’écologie qui modifient leurs habitudes pour réduire leur impact sur l’environnement. Mais beaucoup ne le font pas. Après tout, si vous croyez vraiment que vous pouvez compenser vos émissions en carbone juste pour le prix d’un cappuccino, qu’est-ce qui vous retient de prendre un avion pour Paris ou New York pour aller faire du shopping ce week-end ?

Pour toutes ces entreprises, qui exploitent et dépendent totalement des combustibles fossiles, les compensations en carbone sont une solution miracle. BP, le géant du pétrole, est depuis longtemps un fervent partisan du marché du carbone. C’est un investisseur majeur dans les fonds de carbone de la Banque mondiale qui subventionne des projets douteux dans le Sud, tels que les projets de plantations au Brésil (voir « La fièvre des forêts »). BP propose également aux consommateurs australiens son programme Global Choice à travers lequel l’entreprise compense tout le pétrole qu’elle a utilisé pour remplir votre réservoir (3). Parallèlement, BP est en phase d’achever son pipeline, très controversé, qui traverse l’Azerbaïdjan, la Géorgie et la Turquie. Le pipeline Bakou-Ceyhan-Tbilissi a été condamné par Amnesty International, car il représente une menace pour les droits de l’Homme dans ces trois pays. Les militants avertissent également que ce projet de pipeline d’un montant de 5 milliards de dollars « engendrera beaucoup plus de pollution (en termes d’émissions de carbone) que toutes les automobiles, les camions, les bus et les trains du Royaume-Uni » (4).

La société Ford vient de lancer sa propre initiative de compensation en partenariat avec l’américain TerraPass (5). L’économie moyenne de carburant réalisée par les voitures Ford est d’environ 0,13 L/km. Ford figure en fin de liste des six plus grands constructeurs automobiles, d’après l’Agence américaine de protection de l’environnement (6). Selon Michael Dorsey, professeur d’études environnementales de la faculté de Dartmouth aux États-Unis, « Ford joue et multiplie les astuces avec son nouveau partenaire TerraPass. Si Ford veut réduire ses émissions de CO2 et être crédible face au changement climatique, il devra augmenter ses économies en litres par kilomètre et non pas colporter des compensations erronées établies à partir de données falsifiées ».

Ford est également membre du Competitive Enterprise Institute, un groupe d’experts américains qui vient de sortir une série de spots publicitaires aux États-Unis, dans lesquels ils écartent totalement la notion de problème climatique. Le spot publicitaire proclame : « dioxyde de carbone : EUX l’appellent “pollution“, NOUS l’appelons “vie“ ».

C’est là toute l’ambiguïté du carbone. Les compensations ne permettent pas de réduire notre consommation de carburants fossiles. Et si nous voulons éviter les effets les plus dramatiques du changement climatique, nous devons mettre très rapidement un terme à notre dépendance vis-à-vis des carburants. Les compensations ne permettent pas de rééquilibrer fondamentalement les inégalités dans le monde. En fait, elles peuvent parfois s’avérer plus nuisibles. Le fait de compenser n’encourage ni les entreprises à remplacer leurs carburants fossiles par des énergies renouvelables, ni les gouvernements à mettre en place un système de régulation pour les entreprises qui polluent. On continue à construire des pistes d’atterrissage dans les aéroports, les avions continuent de voler, les automobiles de rouler et l’on continue même à faire fonctionner des centrales électriques au charbon. En fait, ces compensations encouragent les entreprises et les gouvernements à continuer et à développer ces pratiques. Elles sont alimentées par les bonnes intentions des consommateurs et le « business éthique » dont le but est de faire prospérer l’industrie des énergies fossiles.

L’élan d’enthousiasme pour le marché du carbone a suscité d’autres investissements tels que les programmes de Dyson Freeman sur les marchés émergents du « financement des zones humides » et « du credit-trading des espèces en voie de disparition » (7). Toutefois, ces programmes font partie des tentatives consistant à commercialiser l’environnement lui-même, nous forçant à nous reposer sur ces marchés plutôt que sur les institutions démocratiques pour trouver « nos solutions ». Mais cela ne change absolument rien au réchauffement climatique.

Le carbone positif

Le changement climatique est un sujet sur lequel nous ne devrions pas être neutres. Les compensations de carbone sont au mieux une source de distraction et, au pire, un programme gigantesque de blanchiment de carbone. Il faut que nous prenions sérieusement nos responsabilités en matière de changement climatique et que nous agissions dès maintenant.

Il n’y a absolument rien de mal à financer les énergies renouvelables ainsi que les projets destinés aux plantations d’arbres. Toutefois, ne les assimilez pas à un « droit à polluer ». Un programme « carbone positif » voit au-delà des combines de l’industrie de compensation et implique un engagement actif dans la résolution du problème de réchauffement climatique.

Il n’y a pas de solutions simples. Résoudre le problème du changement climatique implique des décisions difficiles à prendre. Mais comme nous l’avons vu dans le cadre du changement social, le mouvement est ample et résistant. Après tout, il existe un mouvement mondial actif qui cherche à annuler les dettes à long terme, à mettre un terme aux subventions de carburants fossiles, à réformer le commerce mondial et à revitaliser les contrôles démocratiques de l’économie. De cet angle, des progrès sur n’importe lequel de ces points est réellement bénéfique pour le climat. Selon Patrick Bond membre du Centre sud-africain pour la Société civile : « si la Banque mondiale ne contrôlait pas la politique monétaire de la plupart des États du Sud, plus de ressources fiscales locales pourraient être utilisées pour l’énergie renouvelable ».

La solution au changement climatique, c’est le changement social. Est-ce beaucoup demander ? Oui. Est-ce un rêve utopique ? Probablement. Mais c’est ce dont nous avons vraiment besoin et, au moins, de ce point de vue, nous avons beaucoup d’amis et d’alliés. Après tout, si Freeman Dyson s’en sort avec ses idées démentes, pourquoi pas nous ? (…)

Références

1. http://www.climatefriendly.com
2. http://www.driveneutral.com
3. http://www.bp.com.au/globalchoice/
4. http://www.bakuceyhan.org.uk/more_info/climatechange.htm
5. http://www.terrapass.com/ford/
6. Global Exchange, Ford Can’t “Escape” Lowest EPA Fuel-Efficiency Ranking (“Ford bon dernier du classement sur le rendement énergétique de l’Agence américaine pour la protection de l’environnement”) , 4 août 2004. 7.http://www.globalexchange.org/war_peace_democracy/oil/2392.html

[

Les Ambiguités du Carbone
The New Internationalist. Numéro 391, Juillet 2006.
Adam Ma’anit

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Vos commentaires
V. Copienne - internaute - Belgique Pollution - tout le monde doit faire des efforts!

Je me sens très concernée par ce que nous faisons de notre planète, et je fais de mon mieux pour acheter local, éviter de prendre la voiture quand d'autres possibilités existent, trie mes déchets, etc... Mais je continue de trouver des produits venus de loin, très loin (Nouvelle-Zéélande), alors que l'on produit chez nous ces mêmes produits (pommes par exemple), je continue de voir des milliers d'avions dans le ciel parce qu'il est moins cher d'aller en vacances en Italie, en Turquie ou ailleurs avec les compagnies aériennes "low-cost" que de rester chez nous, dans notre joli pays... le kérosène n'est pas taxé! Et de voir que notre Roi, qui nous tient un discours du 21 juillet en parlant de la crise et des économies à faire et qui s'achète un bâteau (à 4.6 million d'euros avec nos sous) qui consomme 1000 litres de carburant à l'heure! Qui consomme plus de 60.000 litres de mazout par an pour chauffer les serres royales dans lesquelles je ne suis pas sûre qu'il met les pieds! C'est écoeurant! Je continue à faire des efforts pour moi-même, pour ma conscience, mais j'en ai des haut-le coeur de voir tout ce gaspillage!