New Scientist

New Scientist est un magazine scientifique international hebdomadaire qui s'intéresse aux développements de la science et de la technologie. Il publie des articles sur les événements récents et les nouvelles issues de la communauté scientifique, ainsi que des articles de prospective qui peuvent être tout aussi bien techniques que philosophiques.

Fondé en 1956, le magazine est publié par Reed Business Information, une filiale de Reed Elsevier. Il est basé à Londres et possède une édition britannique, américaine et australienne.

New Scientist n'est pas une revue à comité de lecture, mais il est beaucoup lu à la fois par des scientifiques et des non-scientifiques qui peuvent ainsi prendre connaissance des développements de la science hors de leurs propres domaines d'intérêt. Un grand nombre des articles scientifiques qui paraissent dans la presse généraliste sont basés sur des contenus publiés dans le magazine.

Hissons le pavillon noir
[Olivier Blond, 18/05/2012]

Hissons le pavillon noir Le rédacteur en chef du site GoodPlanet Info a créé la page écologie de Courrier International et participé à la création de l'émission Vu du Ciel sur France2. Photo Marianne Rozier. Suite
Il faut sauver les dents de la mer
[Xavier Pastor, 12/04/2012]

Il faut sauver les dents de la mer Xavier Pastor est Directeur Exécutif d'Oceana en Europe. Biologiste marin, il a commencé sa carrière professionnelle à l'Institut Océanographique Espagnol et plus tard a fondé Greenpeace Espagne en... Suite
« Nous sommes en train de transformer les océans en désert »
[Claire Nouvian, 11/10/2011]

« Nous sommes en train de transformer les océans en désert » Claire Nouvian est une environnementaliste qui voue sa carrière à sensibiliser le public et les autorités aux problèmes posés par l’exploitation des océans profonds et des espèces très vulnérables... Suite
Pourquoi devrait-on aussi se méfier du mercure dans les poissons ?
[Xavier Pastor, 28/09/2011]

Pourquoi devrait-on aussi se méfier du mercure dans les poissons ? Xavier Pastor est Directeur Exécutif d'Oceana en Europe. Biologiste marin, il a commencé sa carrière professionnelle à l'Institut Océanographique Espagnol et plus tard a fondé Greenpeace Espagne en... Suite
Violations des droits de l’homme à bord des bateaux de pêche illégaux
[Environmental Justice Foundation, 30/06/2010]

Violations des droits de l’homme à bord des bateaux de pêche illégaux Environmental Justice Foundation est une ONG britannique fondée en 2000. Elle milite pour une plus grande justice écologiste car de l'état de l'environnement dépend la vie de millions de personnes.... Suite
Si les poissons pouvaient hurler
[Peter Singer, 13/10/2010]

Si les poissons pouvaient hurler Peter Singer enseigne la bioéthique à l’université de Princeton. Il est aussi Professeur Laureate à l’université de Melvourne. Ses ouvrages récents : Animal Liberation (La libération animale),... Suite
Pourquoi la conférence de la CITES à Doha a été un tel échec ?
[Susan Lieberman, 01/04/2010]

Pourquoi la conférence de la CITES à Doha a été un tel échec ? Susan Lieberman représente le Pew Environment Group (dont elle est directrice adjointe) à la CITES, Suite
De mystérieux produits halieutiques
[FAO, 01/02/2010]

De mystérieux produits halieutiques L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO, Food and Agriculture Organisation of the United Nations) a été créée en 1945 , son siège est à Rome depuis 1951. Elle... Suite
Le thon peut rester au menu… pour l'instant
[New Scientist, 19/07/2009]

Le thon peut rester au menu… pour l'instant New Scientist est un magazine scientifique international hebdomadaire qui s'intéresse aux développements de la science et de la technologie. Il publie des articles sur les événements récents et les... Suite
Pourquoi la pêche à la baleine pratiquée par les Japonais ne relève pas de la recherche
[New Scientist, 17/06/2009]

Pourquoi la pêche à la baleine pratiquée par les Japonais ne relève pas de la recherche New Scientist est un magazine scientifique international hebdomadaire qui s'intéresse aux développements de la science et de la technologie. Il publie des articles sur les événements récents et les... Suite
Les filets fantômes, un piège fatal pour les poissons
[FAO, 06/05/2009]

Les filets fantômes, un piège fatal pour les poissons L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO, Food and Agriculture Organisation of the United Nations) a été créée en 1945 , son siège est à Rome depuis 1951. Elle... Suite
Nous devons cesser de manger les Océans
[Paul Watson, 07/04/2009]

Nous devons cesser de manger les Océans Paul Watson, capitaine de navire engagé dans la lutte pour la protection des cétacés en mer, traque depuis trente ans les baleiniers dans toutes les mers du globe. Ce militant canadien, âgé de 57... Suite
Les regulateurs mettent le thon rouge au bord du gouffre
[Carl Safina, 08/12/2008]

Les regulateurs mettent le thon rouge au bord  du gouffre Carl Safina est un spécialiste de la biologie marine, c’est aussi le président du Blue Ocean Institute. Il est l’auteur des livres books Song of the Blue Ocean and Eye of the Albatross.Photo DR... Suite
Restaurer les pêcheries
[Lester Brown, 06/06/2006]

Restaurer les pêcheries Analyste environnemental de reconnaissance mondiale, il a écrit une vingtaine d’ouvrages, traduits dans environ 40 langues qui traitent de sujets d’économie et d’environnement global. Il est le... Suite
Les problématiques de la pêche : une mauvaise gestion des pêcheries
[WWF, 06/06/2007]

Les problématiques de la pêche : une mauvaise gestion des pêcheries Le WWF, initialement World Wildlife Fund (littéralement, Fonds mondial pour la vie sauvage), rebaptisé ensuite World Wide Fund for Nature (littéralement, Fonds mondial pour la Nature), puis... Suite
Les problématiques de la pêche : des subventions aux effets pervers
[WWF, 06/06/2007]

Les problématiques de la pêche : des subventions aux effets pervers Le WWF, initialement World Wildlife Fund (littéralement, Fonds mondial pour la vie sauvage), rebaptisé ensuite World Wide Fund for Nature (littéralement, Fonds mondial pour la Nature), puis... Suite
La surpêche, principale menace pesant sur l’écologie maritime mondiale
[PNUE, 01/01/2005]

La surpêche, principale menace pesant sur l’écologie maritime mondiale Créé en 1972, le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE ou UNEP en anglais) est la plus haute autorité environnementale au sein du système des Nations Unies. Le Programme joue le rôle... Suite
Des récoltes de poissons stables mais menacées
[Worldwatch Institute, 01/01/2007]

Des récoltes de poissons stables mais menacées Créée en 1975, cette organisation nord-américaine indépendante se consacre à la recherche pluridisciplinaire et se penche sur les causes des problèmes internationaux et leurs solutions.... Suite
L’impact d’une biodiversité en diminution sur le fonctionnement des écosystèmes océaniques
[Université de Stanford, 06/06/2006]

L’impact d’une biodiversité en diminution sur le fonctionnement des écosystèmes océaniques La Leland Stanford Junior University, plus connue sous le nom d'Université Stanford, est l'une des plus prestigieuses universités américaines. Située au cœur de la Silicon Valley, séparée de Palo... Suite

Le thon peut rester au menu… pour l'instant

27/08/2009 11:07 am

Peut-on manger du thon sans culpabiliser ? Les médias regorgent en effet de reportages annonçant la disparition des stocks. Et Monaco, la France et le Royaume-Uni réclament tous trois l'interdiction du commerce du thon rouge. Il ne fait certes aucun doute que certains stocks sont victimes d'une surpêche intensive, mais ce n'est pas de là que vient le thon que l'on trouve dans nos sandwichs ou nos salades. En réalité, on peut continuer à manger du thon, du moins pour le moment.

Les thons sont présents dans les eaux du globe, mais les populations sont réduites. Ils grandissent rapidement, atteignent de très grandes tailles et approvisionnent de grandes pêcheries. Ils se déplacent également sur de longues distances et leurs migrations les conduisent dans les zones de pêche de nombreux pays ainsi que dans les eaux internationales.

Cette caractéristique les rend plus difficiles à gérer que les poissons plus sédentaires. Étant donné que la pêche, dans un secteur, peut avoir un impact sur leur abondance dans un autre, il est essentiel qu'il y ait coopération entre les pays dont les eaux accueillent les thons lors de leur migration et ceux qui les pêchent. C'est pourquoi les stocks de thon sont administrés par cinq organisations régionales de gestion des pêches qui ont pour mission de mener des études scientifiques et de mettre en œuvre des mesures de conservation afin que le nombre de captures reste viable.

En tout, les thons représentent 5 % - soit 4,2 millions de tonnes – des prises mondiales annuelles de poisson de mer. Sept espèces principales sont pêchées. Le listao, utilisé majoritairement pour les conserves, représente 59,1 % des prises. L'albacore arrive derrière avec 24 %, puis vient le thon obèse avec 10 %, le thon blanc avec 5,4 %, et enfin les trois espèces de thon rouge (du Sud, du Nord et du Pacifique) constituent le reste, c'est-à-dire 1,5 %. Les thons rouges sont les plus gros et les plus prisés.

Ces sept espèces sont réparties en 23 stocks. Des études scientifiques ont montré que six d'entre eux sont victimes de surpêche, six sont entièrement exploités (ce qui signifie qu'ils ne peuvent supporter une augmentation des captures) et neuf ne le sont pas encore totalement. Les deux stocks restants n'ont pas été soumis à une évaluation suffisante.

Les trois stocks subissant la plus importante surpêche sont ceux de l'Atlantique est et de Méditerranée, de l'Atlantique ouest et du Sud. Ils pourraient ne jamais se reconstituer si aucune mesure n'est prise pour réduire les captures. Quant au quatrième stock, situé dans le Pacifique, des évaluations complètes sont actuellement en cours le concernant.

Sur les trois autres stocks victimes de surpêche, celui de l'albacore de l'Atlantique nord est en train de se renouveler et a presque retrouvé son niveau optimal ; le stock de thon obèse du Pacifique est légèrement surpêché, mais un plan de gestion, prévu pour cette année, pourrait lui permettre de se rétablir ; enfin, l'albacore de l'Océan Indien pourrait lui aussi voir sa population se reconstituer du fait de la présence récente de pirates dans la zone qui a poussé de nombreux bateaux à partir.

Les autres stocks de thon sont en assez bonne santé. Trois des six qui sont totalement exploités courent un risque de surpêche, mais des mesures de conservation sont en cours d'application. En tout, environ 90 % des captures de thon affectent des stocks épargnés par la surpêche.

Ainsi, contrairement à ce qu'on nous a poussés à croire, les stocks de thon sont majoritairement sains. Le défi réside à présent dans le fait qu'ils puissent le rester et que les stocks surpêchés parviennent à se reconstitue

Mais la route est semée d'embûches. Chacune des organisations de gestion comprend en effet entre 6 et 48 États membres et la plupart d'entre elles exigent un consensus de l'ensemble des membres avant d'appliquer des mesures de conservation, consensus difficile à obtenir.

L'un des principaux problèmes vient du trop grand nombre de thoniers, leur capacité étant 10 à 40 % au-dessus de ce qu'elle devrait être pour que la pêche soit soutenable. Il n'existe pas de contrôle rigoureux visant à empêcher que de nouveaux bateaux pénètrent dans les zones de pêche, si bien que leur construction se poursuit. Cette surcapacité se traduit par une concurrence excessive pour des stocks limités et par une baisse des retombées financières, et rend difficile l'acceptation de mesures par les États.

Cet acharnement aveugle à exploiter une ressource sans se soucier des conséquences à long terme a conduit à la surpêche dans de nombreuses zones à travers le monde. C'est le résultat d'une longue tradition d'accès libre aux zones de pêche en haute mer, un concept qui fait partie intégrante de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer.

L'heure est donc venue de modifier cette convention et d'introduire de nouveaux systèmes de gestion. Première étape : limiter l'entrée dans les zones de pêche. Ensuite : attribuer des quotas bateau par bateau plutôt que de les laisser réaliser le maximum de captures par rapport à un quota global, ce qui pousserait les pêcheurs eux-mêmes à soutenir les mesures de conservation afin de garantir leur part de captures.

Mais il est difficile de parvenir à un consensus à ce sujet du fait des tensions qui règnent entre les pays bien lotis et ceux qui le sont moins. La plupart de ces derniers sont des pays en développement qui aspirent à mettre en place une flotte de thoniers. Les thons traversent des eaux dont ils ont le contrôle et ils sont souvent membres d'une des organisations régionales de gestion, mais dans bien des cas, ils n'ont ni les capitaux ni les infrastructures nécessaires pour gérer une flotte. Cependant, comme ils veulent quand même une part du gâteau, il est peu probable qu'ils accepteront de limiter le nombre de nouveaux bateaux à moins qu'on ne leur garantisse le droit d'en acheter.

Les pêcheries de thon, à l'exception de celles qui exploitent le thon rouge, sont proches de leur productivité maximale. Et à moins que des mesures efficaces ne soient prises, elles vont finir par se retrouver sur la dangereuse pente de la surpêche. La situation est suffisamment grave pour que des chercheurs et des organisations environnementales se soient associés aux principaux producteurs de thon en boîte pour former l'International Seafood Sustainability Foundation (Fondation internationale pour la viabilité des produits de la mer). Leur but est d'aider les cinq organisations de gestion des pêches à accomplir leur tâche, c'est-à-dire à mettre en oeuvre une politique de protection des stocks s'appuyant sur des données scientifiques.

C'est maintenant que les États doivent se mettre d'accord sur des mesures de conservation significatives, avant que les stocks en bonne santé ne deviennent victimes de la surpêche et que ceux qui en sont déjà victimes ne s'effondrent davantage.

[New Scientist

Tuna can stay on the menu... for now

29 juillet 2009 par James Joseph

James Joseph est membre du conseil d'administration de l'International Seafood Sustainability Foundation et préside son comité scientifique consultatif

New Scientist - Magazine n°2719

© New Scientist, Reed Business Information

]