Rob Hopkins

Rob Hopkins est le fondateur du mouvement Transition Towns qui vise à élaborer des villes plus durables dotées d'une économie relocalisée et capable d'être en partie auto suffisantes pour la production alimentaire.

Remettre les paysans au cœur du monde

[Yann Arthus-Bertrand, 30/11/2011]

Remettre les paysans au cœur du monde
 Yann Arthus-Bertrand est photographe, cinéaste, et écologiste. Il s’est toujours passionné pour le monde animal et les espaces naturels. En 1991, il fonde Altitude, première agence de photographie... Suite
Et si nous mettions l’empreinte écologique à nos tableaux de bord ?
[Mathis Wackernagel, 03/11/2011]

Et si nous mettions l’empreinte écologique à nos tableaux de bord ? Mathis Wackernagel est président du Global Footprint Network. Suite
Le mouvement de transition face à l'enjeu démographique
[Rob Hopkins, 27/10/2011]

Le mouvement de transition face à l'enjeu démographique Rob Hopkins est le fondateur du mouvement Transition Towns qui vise à élaborer des villes plus durables dotées d'une économie relocalisée et capable d'être en partie auto suffisantes pour la... Suite
Les limites de la population mondiale
[Hervé Le Bras, 24/10/2011]

Les limites de la population mondiale Hervé Le Bras est l'un des plus grands spécialistes français des questions démographiques. Il est Directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS, Paris) et Directeur de... Suite
Un pays d’hommes
[Rakesh Mani, 16/08/2011]

Un pays d’hommes Rakesh Mani, ancien banquier d’investissement, est membre du programme d’enseignement Teach for India. Suite
Famine et espoir dans la corne de l’Afrique
[Jeffrey David Sachs, 31/07/2011]

Famine et espoir dans la corne de l’Afrique Jeffrey David Sachs est un éminent économiste américain. Il est Directeur de l'Earth Institute, professeur de développement durable, et professeur de politique et de gestion de la santé à... Suite
Produire des aliments dans des villes plus vertes
[FAO, 28/09/2010]

Produire des aliments dans des villes plus vertes L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO, Food and Agriculture Organisation of the United Nations) a été créée en 1945 , son siège est à Rome depuis 1951. Elle... Suite
En finir avec le mariage des enfants
[Jimmy Carter, 17/09/2010]

En finir avec le mariage des enfants Ancien président américain, Jimmy Carter est désormais à la tête d'une fondation qui participe à l'aide au développement en Afrique et à la lutte contre les maladies négligées. Suite
La bombe humaine
[Paul et Anne Ehrlich, 09/04/2009]

La bombe humaine Paul et Anne Ehrlich font partie du Département de biologie et du Center for Conservation Biology de l'université de Stanford. Paul Ehrlich y est Professeur d'études démographiques et de sciences... Suite
La bombe démographique
[Phillip Longman, 06/06/2004]

La bombe démographique Phillip Longman est un démographe reconnu. Il est membre de la New America Foundation, un célèbre think-tank basé à Washington qui publie des travaux traitant de politiques publiques sans idéologies... Suite
La démographie reste un défi
[La Revue Durable, 15/04/2007]

La démographie reste un défi C'est la première revue de vulgarisation francophone sur l’écologie et le développement durable. Le principal but de LaRevueDurable est de présenter des solutions crédibles, pratiques et à la bonne... Suite
Six milliards sur la planète: Sommes-nous trop?
[Michel Husson, 06/06/2000]

Six milliards sur la planète: Sommes-nous trop? Statisticien français diplômé de l'École Nationale de la Statistique et de l’Administration Économique (ENSAE), Michel Husson est chercheur à l’Institut de Recherches Économiques et Sociales. Il a... Suite
Population et environnement: l’ "ultime appel à se réveiller" adressé par l’ONU
[James Kanter, 25/10/2007]

Population et environnement: l’ "ultime appel à se réveiller" adressé par l’ONU James Kanter est né à New York et a fait ses études aux Etats-Unis et en Angleterre. Il a précédemment été reporter et éditeur dans de nombreux journaux. Depuis 2005, il est journaliste à... Suite
L’Asie manque de femmes
[Le Monde diplomatique, 14/07/2006]

L’Asie manque de femmes Le Monde diplomatique est un mensuel français d'information et d'opinion, fondé en mai 1954 par Hubert Beuve-Méry sur l'initiative d'un ancien diplomate d'origine hongroise devenu journaliste,... Suite

Albert Jacquard - Demographie

Le mouvement de transition face à l'enjeu démographique

27/10/2011 10:27 am

En 2004, le Royaume-Uni importait 10,2 millions de kilos de lait et de crème de France et en exportait 9,9 millions vers ce même pays. L’Allemagne nous fournissait 1 million et demi de kilos de pommes de terre et nous lui en expédions exactement la même quantité en échange. Cette année-là, le Royaume-Uni importait pour 310 millions de livres de bière et en exportait pour 313 millions. Bien sûr, ce pays n’est pas le seul à procéder ainsi : la mondialisation économique exige que les autoroutes de la planète regorgent de biens qui circulent et auraient tout aussi pu être produits dans le pays vers lequel ils se dirigent. Le mouvement de Transition est une démarche internationale et ascendante qui, pour reprendre la question de l’économiste Herman Daly, pose le problème suivant : « Pourquoi est-ce qu’on ne s’envoie pas les recettes les uns aux autres par courriel ? »

Cette question prend tout son sens à une époque où le prix du pétrole est de plus en plus instable, où le directeur de l’Agence internationale de l’énergie nous met en garde en nous disant que « nous devons abandonner le pétrole avant qu’il ne nous abandonne », où les difficultés posées par le changement climatique sont si importantes et où la notion même de croissance économique est de plus en plus limitée. Et pourtant, nous continuons à trouver un sens au fait de gaspiller des quantités astronomiques d’énergie en transportant des produits que nous pourrions produire nous-mêmes. Le mouvement de Transition considère pour sa part que les difficultés vont s’accumuler et que cela va inévitablement obliger nos économies à se jouer davantage au niveau local, que le pic pétrolier va contraindre la mondialisation à faire marche arrière, mais qu’il faut voir ces évolutions comme une chance d’exercer notre créativité, une chance pour les entreprises et une chance pour les communautés, et non comme une terrible catastrophe.

Les groupes du mouvement de Transition se réunissent pour travailler au niveau local à améliorer notre résilience et à renforcer l’économie, s’appuyant en cela sur le concept de « localisation comme développement économique ». Ils créent des monnaies locales, ouvrent des magasins appartenant à la communauté, lancent de nouvelles exploitations agricoles, des jardins maraîchers et des jardins communautaires afin d’obtenir une production destinée à la consommation locale, fondent des entreprises énergétiques communautaires financées par des actionnaires locaux, plantent des arbres productifs dans les parcs locaux, incitent les individus à réduire leurs émissions de carbone et leur facture énergétique en les mutualisant avec leurs voisins et à prendre une part active aux nouveaux développements qui s’appuient sur les principes de la propriété communautaire, de la régénération de l’économie locale et de la réhabilitation des matériaux de construction locaux.

On compte aujourd’hui plus de 700 initiatives de Transition à travers le monde dans 37 pays différents. Le mouvement a démarré tard en France, mais il est en train de prendre de l’ampleur. Et il prend un aspect différent à chaque endroit où il naît. En s’appuyant sur une série de principes simples, sur quelques outils et quelques « ingrédients », n’importe qui peut démarrer un tel processus et le faire sien. C’est une expérience très forte, car les participants font des expériences à différentes échelles et partagent les enseignements qu’ils ont tirés à travers le Réseau de Transition. C’était véritablement passionnant d’assister à la constitution de ce réseau ces cinq dernières années.

Concernant la consommation, il est clair que nous avons tous besoin de consommer. À l’heure actuelle, cependant, la façon dont nous consommons va à l’encontre de notre désir de vivre au sein d’une communauté à l’économie forte et dynamique. Il suffit de s’imaginer que l’endroit où l’on vit est comme un seau qui serait percé. Ce seau est destiné à recueillir les salaires, les retraites, l’argent de l’État, etc. Le problème est qu’à chaque fois que nous faisons nos courses dans un supermarché, que nous payons notre facture d’énergie ou que nous apportons notre soutien à des chaînes de magasins plutôt qu’à des commerçants locaux, l’argent s’échappe par le trou du seau. Or cet argent qui s’échappe du seau représente un nouveau moyen potentiel de gagner sa vie, une nouvelle entreprise locale ou une nouvelle possibilité de suivre une formation. Et tout cela prend d’autant plus d’importance que les États réduisent à l’heure actuelle les sommes d’argent recueillies par le seau.

Le concept de « localisation comme développement économique » offre la possibilité de « boucher les trous » de l’économie locale en créant de nouveaux modes de production et de transformation de la nourriture, en soutenant les agriculteurs locaux, en créant de nouvelles entreprises, en produisant des matériaux de construction, en élaborant de nouvelles formations pour les jeunes et en installant des systèmes d’exploitation des énergies renouvelables détenus et gérés par la communauté. En fait, quand on y réfléchit bien, les possibilités sont innombrables. Et la consommation, au lieu d’être un problème, pourrait devenir la solution pour rendre nos lieux de vie plus résilients dans les périodes incertaines.

Tribune rédigée par Rob Hopkins et extrait du livre « Vivre ensemble 7 milliards d'humains » rédigé par la rédaction de GoodPlanet et disponible aux éditions de la Martinière. Soutenez-nous en achetant cet ouvrage.

Vos commentaires
popovic Thomas One Way Notes, La Transition (roman)

200 ANS DE PAIX MONDIALE Bonjour, voici la présentation vidéo de mon roman "One Way Notes, la transition", tourné à Meung sur Loire (France), en décors naturels: http://youtu.be/YuiV9tUWb20 A bientôt, Thomas ps: merci de faire suivre