Susanne Lundin

Susanne Lundin est professeure en ethnologie à l’Université de Lund en Suède.

Le problème sanitaire des faibles doses
[Elizabeth Grossman, 19/03/2012]

Le problème sanitaire des faibles doses Elizabeth Grossman, journaliste et auteure américaine, travaille en particulier sur les effets sanitaires de l'exposition aux molécules chimiques dont les retardateurs de flammes et les pesticides. ... Suite
Rio+20 : Une bouffée d’air pur
[Maria Neira, 13/06/2012]

Rio+20 : Une bouffée d’air pur Le docteur Maria Neira est directrice du Département santé publique et environnement de l’Organisation mondiale de la santé. Auparavant, elle était vice-ministre espagnol de la Santé et présidente de... Suite
L’eau n’est pas une marchandise, c’est le bien commun de l’Humanité et du Vivant
[France Libertés - Fondation Danielle Mitterrand, 10/03/2012]

L’eau n’est pas une marchandise, c’est le bien commun de l’Humanité et du Vivant Créée en 1986 par Danielle Mitterrand afin de construire un monde plus juste et plus solidaire dans lequel chacun puisse exercer sa liberté dans le respect de l’autre, la Fondation France Libertés a... Suite
Pourquoi devrait-on aussi se méfier du mercure dans les poissons ?
[Xavier Pastor, 28/09/2011]

Pourquoi devrait-on aussi se méfier du mercure dans les poissons ? Xavier Pastor est Directeur Exécutif d'Oceana en Europe. Biologiste marin, il a commencé sa carrière professionnelle à l'Institut Océanographique Espagnol et plus tard a fondé Greenpeace Espagne en... Suite
Les algues vertes : un problème de santé publique
[Jean François Piquot, 06/09/2011]

Les algues vertes : un problème de santé publique Jean François Piquot est le porte-parole d'Eau et rivières de Bretagne. Cette association a été créée en 1969 par des pêcheurs de saumon et des naturalistes inquiets de la disparition de ce poisson... Suite
Les impacts de l'exploitation pétrolière en pays Ogoni
[PNUE, 04/08/2011]

Les impacts de l'exploitation pétrolière en pays Ogoni Créé en 1972, le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE ou UNEP en anglais) est la plus haute autorité environnementale au sein du système des Nations Unies. Le Programme joue le rôle... Suite
Les tropiques du cancer ?
[Henry I. Miller, 03/08/2011]

Les tropiques du cancer ? Henry I. Miller est intervenant en Sciences Politiques et en Politique publique auprès de l’Institution Hoover de l’Université de Stanford, et a travaillé pour l’Institut National de Santé américain... Suite
Le grand bazar des organes
[Susanne Lundin, 22/06/2011]

Le grand bazar des organes Susanne Lundin est professeure en ethnologie à l’Université de Lund en Suède. Suite
La peste bovine éradiquée, et maintenant?
[FAO, 28/06/2011]

La peste bovine éradiquée, et maintenant? L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO, Food and Agriculture Organisation of the United Nations) a été créée en 1945 , son siège est à Rome depuis 1951. Elle... Suite
Eradiquer la maladie du sommeil une fois pour toute
[Priya Shetty, 24/03/2011]

Eradiquer la maladie du sommeil une fois pour toute La journaliste Priya Shetty est spécialiste des questions du monde en développement, notamment la santé, les changements climatiques et les droits de l'Homme. Elle tient un blog, Science Safari, sur... Suite
Le coût humain de nos choix énergétiques
[New Scientist, 23/03/2011]

Le coût humain de nos choix énergétiques New Scientist est un magazine scientifique international hebdomadaire qui s'intéresse aux développements de la science et de la technologie. Il publie des articles sur les événements récents et les... Suite
Les chauves-souris : de précieuses alliées de la nature et des Hommes
[PNUE, 21/01/2011]

Les chauves-souris : de précieuses alliées de la nature et des Hommes Créé en 1972, le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE ou UNEP en anglais) est la plus haute autorité environnementale au sein du système des Nations Unies. Le Programme joue le rôle... Suite
Plaidoyer pour la médecine traditionnelle
[Le Réseau Sciences et Développement, 30/06/2010]

Plaidoyer pour la médecine traditionnelle Le Réseau Sciences et Développement, aussi appelé SciDev.Net, existe depuis le début des années 2000. Au travers d'un site Internet gratuit, son objectif est d'offrir un forum d'échange sur la... Suite
La destruction des remèdes
[Achim Steiner, 02/09/2010]

La destruction des remèdes Achim Steiner est le directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE). Auparavant, il a exercé de hautes fonctions à la Commission mondiale des barrages puis à l'Union... Suite
Agent Orange une aumône pour les victimes du plus grand écocide de l’histoire de l’humanité
[André Bouny, 01/08/2010]

Agent Orange une aumône pour les victimes du plus grand écocide de l’histoire de l’humanité Dès ses études en odontologie à Paris, André Bouny s'engage contre la guerre du Viêt Nam. Plus de trente après il publie en 2010 Agent Orange Apocalypse Viêt Namn, un ouvrage qui revient sur les... Suite
Les maladies tropicales oubliées peuvent être facilement soignées
[David Molyneux, 26/04/2010]

Les maladies tropicales oubliées peuvent être facilement soignées David Molyneux est professeur à l'école de médecine tropicale de Liverpool. Suite
Chine : alors que le nombre de victimes de la pollution augmente, contestataires et médias réagissent
[Fred Pearce, 18/03/2010]

Chine : alors que le nombre de victimes de la pollution augmente, contestataires et médias réagissent Consultant en environnement et développement, Fred Pearce est journaliste au New Scientist, au Boston Globe, à The Independent et à The Ecologist. Il a contribué à la rédaction de rapports du WWF, de... Suite
Quand les navires-poubelle arrivent en fin de vie
[New Scientist, 23/07/2006]

 Quand les navires-poubelle arrivent en fin de vie New Scientist est un magazine scientifique international hebdomadaire qui s'intéresse aux développements de la science et de la technologie. Il publie des articles sur les événements récents et les... Suite
L'OMS préconise l'utilisation du DDT contre le paludisme
[Organisation Mondiale de la Santé (OMS), 15/09/2006]

L'OMS préconise l'utilisation du DDT contre le paludisme Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ou World health Organization (WHO) est l’autorité directrice et coordinatrice, dans le domaine de la santé, des travaux ayant un caractère international au... Suite
Le (riirem alerte l'OMS
[(riirem, 27/07/2006]

Le (riirem alerte l'OMS Le (riirem (Centre de Recherche et d'Information Indépendantes sur les Rayonnements électromagnétiques) est un centre de documentation et un laboratoire de recherches, doté d'un conseil scientifique... Suite
Champs électromagnétiques et santé publique
[Organisation Mondiale de la Santé (OMS), 06/06/2007]

Champs électromagnétiques et santé publique Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ou World health Organization (WHO) est l’autorité directrice et coordinatrice, dans le domaine de la santé, des travaux ayant un caractère international au... Suite
Les téléphones portables ont des effets sur les cellules humaines mais ne les « chauffent » pas
[New Scientist, 30/08/2007]

Les téléphones portables ont des effets sur les cellules humaines mais ne les « chauffent » pas New Scientist est un magazine scientifique international hebdomadaire qui s'intéresse aux développements de la science et de la technologie. Il publie des articles sur les événements récents et les... Suite
Aucune preuve sur l’hypersensibilité causée par les antennes relais
[New Scientist, 25/07/2007]

Aucune preuve sur l’hypersensibilité causée par les antennes relais New Scientist est un magazine scientifique international hebdomadaire qui s'intéresse aux développements de la science et de la technologie. Il publie des articles sur les événements récents et les... Suite
Nicaragua : la marche sans retour des victimes du Nemagon
[Carlos Amorin, 01/04/2005]

Nicaragua : la marche sans retour des victimes du Nemagon Journaliste brésilien, Carlos Amorin est membre du Réseau d’Information et de Solidarité avec l’Amérique latine (RISAL). Le RISAL n’a pas d’existence légale : ce n’est ni une association, ni une ONG,... Suite
Les impacts de l’environnement sur la santé.
[Jean Marie Pelt, 05/02/2007]

Les impacts de l’environnement sur la santé. Pharmacien agrégé de formation, Jean Marie Pelt est avant tout botaniste, écologiste et toxicologue. Après de nombreuses missions scientifiques à l’étranger, il endosse aujourd’hui de nombreuses... Suite
La restauration des zones humides joue un rôle clé contre les futures menaces de grippe aviaire
[PNUE, 13/08/2006]

La restauration des zones humides joue un rôle clé contre les futures menaces de grippe aviaire Créé en 1972, le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE ou UNEP en anglais) est la plus haute autorité environnementale au sein du système des Nations Unies. Le Programme joue le rôle... Suite
Les décharges en Afrique : une menace pour les enfants et l'environnement
[Christophe Magdeleine, notre-planete.info, 08/10/2007]

Les décharges en Afrique : une menace pour les enfants et l'environnement Christophe Magdeleine est un géo-informaticien. Il est le concepteur du site notre-planete.info, qui collecte des données écologiques, environnementales et climatiques, site sur lequel il écrit de... Suite
Un maïs OGM autorisé mais impropre à la consommation
[Gilles-Eric Séralini, 01/01/2006]

Un maïs OGM autorisé mais impropre à la consommation Ce professeur de biologie moléculaire est directeur du conseil scientifique CRII-GEN (Comité de Recherche et d'Information Indépendantes sur le génie Génétique), le principal laboratoiore indépendant... Suite
Résidus d’antibiotiques dans les produits de l’aquaculture : Le problème.
[FAO, 01/01/2002]

Résidus d’antibiotiques dans les produits de l’aquaculture : Le problème. L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO, Food and Agriculture Organisation of the United Nations) a été créée en 1945 , son siège est à Rome depuis 1951. Elle... Suite

Le grand bazar des organes

06/07/2011 5:37 pm

Le site en ligne 88DB.com Philippines est un portail en ligne actif qui permet à des fournisseurs et à des consommateurs de services de se trouver et d’interagir entre eux. Naoval, un Indonésien de « groupe sanguin AB, ni drogues ni d’alcool, » veut vendre son rein. Un autre homme dit : « Je suis Philippin et je suis prêt à vendre mon rein pour ma femme. Elle a un cancer du sein et je n’ai pas les moyens de payer son traitement. » Puis il y a Enrique qui est « prêt à faire don de son rein pour un échange. 21 ans et en bonne santé. »

Le site www.liver4you.org, qui proposait il y a encore quelques années, des annonces de ce genre, promettait des foies pour 80 000$ à 110 000$. Les coûts de l’opération, y compris les honoraires des chirurgiens – immatriculés aux États-Unis, en Grande Bretagne ou aux Philippines – étaient inclus dans ce prix.

Toute cette activité internet n’est que la partie visible de l’iceberg d’une nouvelle économie globale d’organes humains en augmentation. En effet, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a estimé à près de 10% les transplantations d’organes dans le monde résultant uniquement de transactions commerciales.

Le commerce d’organes se fait selon un processus identifiable et géographique : des individus de pays riches achètent les organes, et des individus de pays pauvres les vendent. Dans mes recherches sur le trafic d’organes, je suis parvenue à pénétrer ces marchés de l’ombre où des organes de personnes pauvres, de victimes de guerre ou de prisonniers deviennent des marchandises achetées ou volées pour être transplantées chez des personnes riches malades.

Une femme d’origine libanaise m’a raconté qu’un riche homme d’affaire espagnol avait payé une somme énorme pour son rein. Mais au final, elle n’a perçu aucun argent. Aujourd’hui, sa vie est bien pire qu’auparavant car des complications médicales post-opératoires l’empêchent de travailler normalement. Des vendeurs d’organes que j’ai pu rencontrer dans les anciens états soviétiques, au Moyen-Orient et en Asie m’ont raconté des histoires similaires.

Le trafic d’organes repose sur différents facteurs parmi lesquels le désarroi des personnes. Ils sont affaiblis économiquement ou socialement ou vivent dans des sociétés ravagées par la guerre dans lesquelles prospèrent le crime et un marché noir dynamique. La demande est constituée des personnes qui sont en danger de mort à moins de recevoir une transplantation d’organe. A cela s’ajoute des courtiers d’organes qui négocient les arrangements entre les vendeurs et les acheteurs.

Il faut aussi pouvoir avoir accès à des cliniques et des équipes médicales bien équipées. On trouve ce genre de cliniques dans de nombreux pays, y compris en Iran, au Pakistan, en Ukraine, en Afrique du Sud, et aux Philippines.

En effet, les Philippines sont bien connues comme centre du commerce illégal d’organes et un « haut lieu » du tourisme de la transplantation. Entre les années 1990 et 2008 (date à laquelle une réforme a été adoptée), le nombre de transplantations concernant des ventes d’organes par des Philippins pour des receveurs étrangers a été en constante augmentation. De nombreux vendeurs d’organes originaires d’Israël, par exemple, ont, avec leur donneur, été envoyés à Manille pour des transplantations.

Hector est l’un des plusieurs centaines de vendeurs de rein dont le cas a été suivi par les travailleurs sociaux dans la province philippine de Quezon. Son frère était coincé en Malaisie avec de lourdes dettes envers des gangs criminels ; Hector a donc vendu son rein pour racheter sa liberté. Un autre vendeur, Michel, est lui-même devenu courtier. Après avoir vendu l’un de ses reins pour payer les médicaments de son père, le chirurgien l’a obligé à donner d’autres organes. Les organes des vendeurs ont été transplantés sur des receveurs principalement originaires des Philippines, d’Israël, du Japon, de la Corée du Sud, et d’Arabie Saoudite.

Le commerce d’humains et de leur corps n’est pas un phénomène nouveau mais aujourd’hui, ces entreprises sont historiquement uniques parce qu’elles nécessitent une biomédecine de pointe ainsi que des idées et des valeurs qui encouragent le commerce d’organes. La médecine occidentale se base sur le fait que la maladie humaine et la mort constituent des échecs qui doivent être combattus. C’est dans le cadre de ce climat conceptuel – le rêve d’un corps qui se régénère – que la technologie de la transplantation se développe et que la demande pour le remplacement biologique des organes augmente.

L’une des manifestations éclatantes du traitement du corps humain comme un ensemble de ressources pouvant être extraites est la liste d’attente dans les hôpitaux, utilisée dans de nombreux pays. Un homme que j’ai récemment interviewé pour une étude sur les Suédois, et qui était sur liste d’attente, a finalement décidé d’acheter un rein à l’étranger ; il m’a raconté son voyage au Pakistan pour la transplantation : « Je ne suis pas le genre d’homme à abuser des autres, mais je devais le faire. Il fallait que je choisisse entre mourir et récupérer ma vie ! »

Il n’y a pas moyen d’échapper à ce dilemme dans une époque de transplantation à la demande. Les impératifs biologiques qui dictent le principe du système de priorité des listes d’attente pour les transplantations se muent facilement en valeurs économiques. Comme toujours lorsque la demande est supérieure à l’offre, certaines personnes n’acceptent pas d’attendre leur tour – et d’autres pays et les corps d’autres personnes leur donnent l’alternative qu’ils recherchent.

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Le grand bazar des organes

par Susanne Lundin

Copyright: Project Syndicate, 2011.
www.project-syndicate.org
Traduit de l’anglais par Frédérique Destribats

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