Virginie Diaz-Pedregal

Virginie Diaz-Pedregal est docteur en sociologie (Université Paris V-Sorbonne) et auteur de nombreux textes (livres, articles) sur le commerce équitable. Elle réalise actuellement un post-doctorat. Ses ouvrages sont : « Le commerce équitable dans la France contemporaine - Idéologies et pratiques » (L’Harmattan, 2007) ; « Le commerce équitable : un des maillons du développement durable ? » (Développement durable et territoires, 2006).
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Consommation de métaux : « On ne peut pas continuer à appuyer sur l’accélérateur »
[Philippe Bihouix, 19/10/2011]

Consommation de métaux : « On ne peut pas continuer à appuyer sur l’accélérateur » Diplômé de l'Ecole Centrale Paris, Philippe Bihouix a été ingénieur conseil pendant plus de 10 ans dans différentes industries (énergie, chimie, matériaux, transports, télécoms...). Il travaille... Suite
Pourquoi devrait-on aussi se méfier du mercure dans les poissons ?
[Xavier Pastor, 28/09/2011]

Pourquoi devrait-on aussi se méfier du mercure dans les poissons ? Xavier Pastor est Directeur Exécutif d'Oceana en Europe. Biologiste marin, il a commencé sa carrière professionnelle à l'Institut Océanographique Espagnol et plus tard a fondé Greenpeace Espagne en... Suite
25 propositions pour une consommation durable
[Elisabeth Laville, 28/02/2011]

25 propositions pour une consommation durable Elisabeth Laville est spécialiste dans le développement durable et la consommation. En 1993, elle a fondé Utopies, agence reconnue dans le conseil en développement durable, qu'elle dirige toujours.... Suite
Pour sauver la biodiversité, mangez-la !
[Olivier Blond, 14/01/2010]

Pour sauver la biodiversité, mangez-la ! Le rédacteur en chef du site GoodPlanet Info a créé la page écologie de Courrier International et participé à la création de l'émission Vu du Ciel sur France2. Photo Marianne Rozier. Suite
Walmart et la grande distribution vers la transparence écologique ?
[Daniel Goleman, 15/09/2009]

Walmart et la grande distribution vers la transparence écologique ? Daniel Goleman est un psychologue américain né en 1946, Diplômé de Harvard en psychologie clinique et développement personnel, il a publié en 2009 aux Etats-Unis Ecological Intelligence: How Knowing... Suite
La lutte contre les grandes surfaces est un combat pour la démocratie
[George Monbiot, The guardian, 10/08/2009]

La lutte contre les grandes surfaces est un combat pour la démocratie Célèbre journaliste d’investigation et éditorialiste au quotidien anglais The Guardian. George Monbiot est conseiller auprès de la BBC Wildlife magazine. Il est également l'auteur de best sellers... Suite
Le commerce équitable à la croisée des chemins
[Novethic, 01/04/2006]

Le commerce équitable à la croisée des chemins Novethic est un média en ligne spécialisé dans le développement durable ; c'est aussi un centre de recherche et d'expertise sur la responsabilité socale des entreprises et l'investissement... Suite
Le commerce équitable au pied du mur ?
[Frans Van Der Hoff, 01/04/2007]

Le commerce équitable au pied du mur ? Père Frans Van Der Hoff co-fonda l’association Max Havelaar avec l’économiste Nico Roozen en 1988. Ce prêtre-ouvrier est engagé aujourd’hui auprès de l’UCIRI, une coopérative de l’État d’Oaxaca au... Suite
Le commerce équitable
[Tristan Lecomte, 06/06/2006]

Le commerce équitable Diplômé de l’école des Hautes Études Commerciales (France), Tristan Lecomte est fondateur de la société Alter Eco qui commercialise des produits labellisés Max Havelaar en grande surface. Il a écrit... Suite
Max Havelaar ou les ambiguïtés du commerce équitable
[Christian Jacquiau, 11/09/2007]

Max Havelaar ou les ambiguïtés du commerce équitable Christian Jacquiau est actuellement Commissaire aux comptes en France, il est également spécialisé en économie et en création et transmission d'entreprises. Ses ouvrages les plus connus sont: Les... Suite
Le commerce équitable : un des maillons du développement durable ?
[Virginie Diaz-Pedregal, 10/01/2006]

Le commerce équitable : un des maillons du développement durable ? Virginie Diaz-Pedregal est docteur en sociologie (Université Paris V-Sorbonne) et auteur de nombreux textes (livres, articles) sur le commerce équitable. Elle réalise actuellement un post-doctorat.... Suite
Se faire un look équitable ou pourquoi il faut s'inquiéter de où et comment nos vêtements sont fabriqués
[Resurgence, 14/07/2005]
 
Resurgence est un forum international de la pensée écologique et spirituelle moderne. Créé en 1966, par Satish Kumar qui est le directeur de la publication, Resurgence publie un magazine mensuel... Suite
Le chic écolo sauvera-t-il la planète ?
[Christian Science Monitor, 26/07/2007]
 
Le Christian Science Monitor est un quotidien à vocation internationale publié du lundi au vendredi. Le journal a été fondé en 1908 par Mary Baker, la fondatrice du mouvement religieux Science... Suite
Camelote écolo ou comment le consumérisme vert ne sauvera pas la biosphère
[George Monbiot, 24/07/2007]

Camelote écolo ou comment le consumérisme vert ne sauvera pas la biosphère Célèbre journaliste d’investigation et éditorialiste au quotidien anglais The Guardian. George Monbiot est conseiller auprès de la BBC Wildlife magazine. Il est également l'auteur de best sellers... Suite

Le commerce équitable : un des maillons du développement durable ?

15/09/2008 4:35 pm

Deux tendances se distinguent désormais au sein de la mouvance équitable : d’un côté, la « sphère de la spécialisation » qui regroupent les acteurs spécialisés dans le commerce équitable (les Magasins du Monde et leurs centrales d’achat), de l’autre, la « sphère de la labellisation » qui rassemble les organismes de certification du commerce équitable (FLO International) ainsi que les entreprises d’importation et de distribution des produits issus du commerce équitable, qui appartiennent ou travaillent en lien avec l’économie dite « conventionnelle » (Habbard, Lafarge, Peeters, Vergriette, 2002). Chez les premiers, les rapports commerciaux avec les organisations de producteurs sont essentiellement basés sur la confiance et les liens personnels. Dans cette sphère, de simples autoévaluations sont demandées aux organisations du Sud (les producteurs) comme du Nord (les distributeurs). Ce modèle puise largement dans le bénévolat et le militantisme pour fonctionner. Il a pour mérite de pouvoir mettre en place des filières de production sans nécessairement tenir compte de leur volume d’échange. Une grande variété de produits, dans les domaines alimentaires et non alimentaires, est proposée aux consommateurs. Cependant, comme nous l’avons suggéré, ces débouchés commerciaux restent peu appropriés à une stratégie de consommation de masse.

Dans la sphère de la labellisation, au contraire, le contrôle des conditions de production des produits et de la relation avec les importateurs vise la rationalité et l’objectivité. Les référentiels sont précis et contractualisés. Des inspecteurs locaux sont envoyés dans les organisations de producteurs pour s’assurer du respect des critères du commerce équitable. Ils s’appuient sur un système de cahiers des charges relativement détaillés. Parallèlement, des inspecteurs sont missionnés chez les importateurs pour vérifier la tenue des comptes relatifs aux transactions équitables. La démarche se veut avant tout professionnelle. Cette sphère offre l’indéniable avantage de standardiser les critères du commerce équitable et, par conséquent, d’ouvrir le principe de ce type de commerce aux entreprises et organisations non militantes, a priori peu concernées par les marchés alternatifs. Mais les acteurs défendant cette conception du commerce équitable se retrouvent souvent partagés entre leur idéal éthique, les valeurs morales et humaines revendiquées, et les réalités du marché international : les organisations de producteurs les plus solides, les plus productives capteront plus facilement les parts de marché équitable que les autres. Il est en effet moins contraignant pour les importateurs conventionnels de traiter de forts volumes d’achat avec des organisations équitables assurées, fiables, que de risquer des délais de livraison non prévus ou une qualité irrégulière de produit avec des fournisseurs moins organisés. Dans ce cas, le commerce équitable profitera avant tout aux structures collectives stables, au détriment des formations plus faibles.

Tandis que les partisans de la labellisation se montrent « réformateurs », dans le sens où ils pensent que le commerce équitable est susceptible d’améliorer le système libéral actuel en utilisant les structures capitalistes existantes, les défenseurs de la filière spécialisée conçoivent l’économie équitable comme entièrement alternative, devant faire appel à des organisations parallèles, non impliquées dans le commerce conventionnel. On retrouve cette dichotomie dans d’autres secteurs du développement durable : le secteur de la production biologique, le secteur des énergies renouvelables…, dans lesquels partisans du changement du système de l’intérieur ou de l’extérieur s’affrontent.

Les tensions entre les deux approches décrites ci-dessus ont tendance à se cristalliser autour du thème des modes de distribution des produits issus du commerce équitable. Si les acteurs de la sphère de la labellisation travaillent dans le sens d’une distribution des produits équitables dans les lieux classiques d’achat des consommateurs du Nord – en l’occurrence, les grandes et moyennes surfaces –, les tenants de la sphère de la spécialisation ne conçoivent la vente de produits alternatifs que dans des petits commerces. En effet, la grande distribution est accusée de nombre de maux : par sa situation monopolistique et ses pressions sur les prix, elle contribue, selon les militants, à la baisse de la qualité des produits, la suppression d’emplois (concentration de producteurs, délocalisations) et la dégradation du milieu naturel par l’intensification des modes de production (Jacquiau, 2000).

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Virginie Diaz PEDREGAL
Revue « développement durable et territoire »
10 janvier 2006

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