Jeffrey David Sachs

Jeffrey David Sachs est un éminent économiste américain. Il est Directeur de l'Earth Institute, professeur de développement durable, et professeur de politique et de gestion de la santé à l'Université de Columbia. Il est également conseiller spécial des Nations Unies pour le Secrétaire général Ban Ki-moon. De 2002 à 2006, il a été Directeur du Projet du Millénaire des Nations Unies et Conseiller spécial auprès du Secrétaire général Kofi Annan sur les Objectifs de développement du Millénaire. Sachs est également Président et co-fondateur de Millenium Promise Alliance, un organisme à but non lucratif, visant à mettre fin à l'extrême pauvreté dans le monde.

Rio+20 : se focaliser sur les solutions
[Julia Marton-Lefèvre, 16/05/2012]

Rio+20 : se focaliser sur les solutions Julia Marton-Lefèvre est la directrice générale de l’Union internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). L'UICN publie la liste rouge des espèces menacées dans le monde. Photo: IUCN/Group... Suite
Ne rejetez pas la faute sur Rio
[Michel Rocard, 22/02/2012]

Ne rejetez pas la faute sur Rio Michel Rocard a été Premier Ministre en France de 1988 à 1991. Il a été nommé en 2009 ambassadeur de France chargé des négociations internationales relatives aux pôles Arctique et Antarctique. ... Suite
Rio, 20 ans après : le vert n’est plus au programme
[Fred Pearce, 09/03/2012]

Rio, 20 ans après : le vert n’est plus au programme Consultant en environnement et développement, Fred Pearce est journaliste au New Scientist, au Boston Globe, à The Independent et à The Ecologist. Il a contribué à la rédaction de rapports du WWF, de... Suite
L’énergie solaire hors réseau : et la lumière fut pour les pauvres de la planète
[Carl Pope, 04/01/2011]

L’énergie solaire hors réseau : et la lumière fut pour les pauvres de la planète Carl Pope est l'ancien directeur du Sierra Club, l'une des plus anciennes associations écologistes des Etats-Unis. Il a notamment oeuvré en faveur d'une meilleure qualité de l'air aux Etats-Unis. ... Suite
Remettre les paysans au cœur du monde

[Yann Arthus-Bertrand, 30/11/2011]

Remettre les paysans au cœur du monde
 Yann Arthus-Bertrand est photographe, cinéaste, et écologiste. Il s’est toujours passionné pour le monde animal et les espaces naturels. En 1991, il fonde Altitude, première agence de photographie... Suite
La solution de l’éducation
[Mahmoud Mohieldin, 03/11/2011]

La solution de l’éducation Mahmoud Mohieldin est directeur exécutif au World Bank Group, et ancien ministre égyptien de l’investissement. Suite
Et si nous mettions l’empreinte écologique à nos tableaux de bord ?
[Mathis Wackernagel, 03/11/2011]

Et si nous mettions l’empreinte écologique à nos tableaux de bord ? Mathis Wackernagel est président du Global Footprint Network. Suite
Le mouvement de transition face à l'enjeu démographique
[Rob Hopkins, 27/10/2011]

Le mouvement de transition face à l'enjeu démographique Rob Hopkins est le fondateur du mouvement Transition Towns qui vise à élaborer des villes plus durables dotées d'une économie relocalisée et capable d'être en partie auto suffisantes pour la... Suite
Des forêts pour les générations futures
[Gisele Bündchen, 21/09/2011]

Des forêts pour les générations futures Mannequin, Gisèle Bündchen est également Ambassadrice de bonne volonté du Programme des Nations Unies pour l'environnement. Durant son enfance au Brésil, elle a pu admirer toute la beauté de la... Suite
Recyclage : que faire des panneaux photovoltaïques usagés ?
[Gregory Spanoudakis, 29/08/2011]

Recyclage : que faire des panneaux photovoltaïques usagés ? Gregory Spanoudakis est Président des Opérations Européennes de Canadian Solar. Cette entreprise s'est engagée dans la recherche sur le recyclage des panneaux solaires au travers de PV Cycle. Suite
Une invitation à aimer le futur
[Virginie Raisson, 14/04/2011]

Une invitation à aimer le futur Virginie Raisson dirige le LÉPAC, un laboratoire privé et indépendant de géopolitique et prospective. De 1999 à 2008, elle a été membre du Conseil d’administration de Médecins Sans Frontières, en... Suite
L’oligarchie est responsable de la crise écologique
[Hervé Kempf, 14/02/2011]

L’oligarchie est responsable de la crise écologique Journaliste et éditorialliste au Monde, Hervé Kempf écrit sur les enjeux écologiques. Hervé Kempf vient de publier L’oligarchie ça suffit, vive la démocratie (Seuil), qui prolonge sur le plan de... Suite
La différence entre les besoins et l’avidité
[Jeffrey David Sachs, 28/02/2011]

La différence entre les besoins et l’avidité Jeffrey David Sachs est un éminent économiste américain. Il est Directeur de l'Earth Institute, professeur de développement durable, et professeur de politique et de gestion de la santé à... Suite
La poursuite officielle du bonheur
[Derek Bok, 04/01/2011]

La poursuite officielle du bonheur Juriste de formation, Derek Bok a d'abord enseigné le droit à l'Université d'Harvard avant d'être élu président de l’université de 1971 à 1991 puis de 2006 à 2007. Il a écrit plusieurs livres, dont... Suite
Les chauves-souris : de précieuses alliées de la nature et des Hommes
[PNUE, 21/01/2011]

Les chauves-souris : de précieuses alliées de la nature et des Hommes Créé en 1972, le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE ou UNEP en anglais) est la plus haute autorité environnementale au sein du système des Nations Unies. Le Programme joue le rôle... Suite
Ces entrepreneurs qui changent le monde
[Bill Drayton, 09/02/2011]

Ces entrepreneurs qui changent le monde Bill Drayton est président-fondateur d’Ashoka, le plus grand réseau d’entrepreneurs sociaux dans le monde. Après avoir étudié à Yale et Harvard, il a été consultant chez McKinsey, professeur à la... Suite
En finir avec le mariage des enfants
[Jimmy Carter, 17/09/2010]

En finir avec le mariage des enfants Ancien président américain, Jimmy Carter est désormais à la tête d'une fondation qui participe à l'aide au développement en Afrique et à la lutte contre les maladies négligées. Suite
De la croissance dans une économie bouddhiste
[Jeffrey David Sachs, 25/08/2010]

De la croissance dans une économie bouddhiste Jeffrey David Sachs est un éminent économiste américain. Il est Directeur de l'Earth Institute, professeur de développement durable, et professeur de politique et de gestion de la santé à... Suite
Coupe du monde de foot : carton rouge écologique ?
[Nathalie Durand, 28/06/2010]

Coupe du monde de foot : carton rouge écologique ? A l’origine maître d’armes, Nathalie Durand enseigne l’escrime pour les valides et les handisports. Diplômée en management international du sport, elle mène depuis 1996 des études et des actions... Suite
Le grenelle, c'est déjà ça !
[Serge Orru, 16/05/2010]

Le grenelle, c'est déjà ça ! Serge Orru est le directeur général du WWF France.Photo : © AFP PHOTO FRANK PERRY Suite
Dette écologique en Afrique
[Andrew Simms, 12/12/2009]

Dette écologique en Afrique Le directeur du New Economic Foundation (NEF) dirige le programme du Changement Climatique au Centre for Global Interdependence. Il a travaillé pour plusieurs organismes de Développement et... Suite
Une étude provocatrice recommande de ne pas dépasser certaines frontières planétaires
[Carl Zimmer, 23/09/2009]

Une étude provocatrice recommande de ne pas dépasser certaines frontières planétaires Carl Zimmer travaille comme journaliste spécialiste des questions scientifiques et environnementales. Il a rédigé 6 livres et s’intéresse à des domaines aussi variés que la recherche dans les... Suite
En quoi les Européens sont-ils plus verts que les Américains ?
[Elisabeth Rosenthal, 08/09/2009]

En quoi les Européens sont-ils plus verts que les Américains ? Elisabeth Rosenthal est une journaliste spécialisée sur les questions environnementales. Elle écrit notamment dans les colonnes du New York Times et du International Herald Tribune. Photo DR. Suite
La lutte contre les grandes surfaces est un combat pour la démocratie
[George Monbiot, The guardian, 10/08/2009]

La lutte contre les grandes surfaces est un combat pour la démocratie Célèbre journaliste d’investigation et éditorialiste au quotidien anglais The Guardian. George Monbiot est conseiller auprès de la BBC Wildlife magazine. Il est également l'auteur de best sellers... Suite
Changer le rapport de l'homme à la nature n'est qu'un début
[Edgar Morin, 22/06/2009]

Changer le rapport de l'homme à la nature n'est qu'un début Edgar Morin est un sociologue et philosophe français. Il a écrit, entre autres, “Pour entrer dans le XXIe” (Seuil, 2004) Suite
La bombe humaine
[Paul et Anne Ehrlich, 09/04/2009]

La bombe humaine Paul et Anne Ehrlich font partie du Département de biologie et du Center for Conservation Biology de l'université de Stanford. Paul Ehrlich y est Professeur d'études démographiques et de sciences... Suite
Il est trop tard pour être pessimiste
[Yann Arthus-Bertrand, 08/09/2008]

Il est trop tard pour être pessimiste Yann Arthus-Bertrand est photographe, cinéaste, et écologiste. Il s’est toujours passionné pour le monde animal et les espaces naturels. En 1991, il fonde Altitude, première agence de photographie... Suite
Une « bonne planète » a besoin de nouveaux indicateurs de richesse
[Jean Gadrey, 02/04/2009]

Une « bonne planète » a besoin de nouveaux indicateurs de richesse Professeur émérite d'économie à l'Université de Lille 1, il est membre du CNIS (Conseil National de l'Information Statistique) et de la Commission Stiglitz, chargée de proposer de nouveaux... Suite
Une conservation à visage humain
[Jean-Michel Severino, 01/01/2008]

Une conservation à visage humain Jean-Michel Severino est, depuis 2001, Directeur général de l’Agence Française de Développement (AFD). Diplômé de l’École Nationale d’Administration et de l’Institut d’Études Politiques de Paris,... Suite
FAO : L'agriculture doit changer pour nourrir le monde
[FAO, 04/02/2009]

FAO : L'agriculture doit changer pour nourrir le monde L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO, Food and Agriculture Organisation of the United Nations) a été créée en 1945 , son siège est à Rome depuis 1951. Elle... Suite
Changer de valeurs
[Tony Juniper, 01/07/2008]

Changer de valeurs Tony Juniper est un environnementaliste reconnu, auteur et commentateur. Il a occupé le poste de Directeur des Amis de la Terre – UK et de vice-Présidente des Amis de la Terre International de 2000 à... Suite
De gré ou de force, la décroissance
[Serge Latouche, 22/10/2008]

De gré ou de force, la décroissance Serge Latouche est professeur émérite à la faculté de droit, éonomie et gestion de Paris XI. Il est un fervent défenseur de la théorie de la décroissance et s’oppose à un mode de vie basé... Suite

La différence entre les besoins et l’avidité

28/03/2011 3:10 pm

Le guide spirituel de l’Inde, le mahatma Gandhi, a dit autrefois qu’il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l’homme, mais pas assez pour assouvir son avidité. Sa clairvoyance est plus que jamais d’actualité.

L’utilisation des ressources mondiales a aujourd’hui atteint ses limites. Nous en ressentons les effets chaque jour, avec des inondations, des sécheresses et des tempêtes catastrophiques – et par la flambée des prix des matières premières sur les marchés. Notre destin sera forgé soit par notre capacité à coopérer, soit par le choix d’une cupidité autodestructrice.

Les limites imposées à l’économie mondiale sont récentes, liées à la taille sans précédent de la population mondiale et à la propagation d’une croissance économique également sans précédent à l’ensemble de la planète. La Terre abrite aujourd’hui sept milliards d’individus, contre trois milliards il y a un demi siècle. Le revenu par tête moyen s’élève à 10.000 dollars par an, avec une moyenne de 40.000 dollars pour les pays riches et de 4000 dollars environ pour les pays en développement. Cela signifie que le PIB mondial avoisinait les 70.000 milliards de dollars en 2010, contre 10.000 milliards en 1960.

Le taux de croissance de la Chine atteint près de 10 pour cent par an. Celui de l’Inde est presque le même. L’Afrique, longtemps à la traîne, enregistre une croissance annuelle du PIB de 5 pour cent environ. Dans l’ensemble, la croissance des pays en développement s’approche de 7 pour cent par an, et celle des pays avancés de 2 pour cent, soit une moyenne mondiale de 4,5 pour cent.

Sous bien des aspects, ces chiffres sont une bonne nouvelle. La croissance rapide des pays en développement contribue à réduire la pauvreté. En Chine, par exemple, l’extrême pauvreté, qui affectait plus de la moitié de la population il y a trente ans, ne concerne plus que 10 pour cent des Chinois.

 

Il y a pourtant une autre face de la croissance économique mondiale que nous devons clairement comprendre. Si l’économie mondiale poursuit sa croissance actuelle, de 4-5 pour cent par an, elle aura doublé de taille dans 20 ans. Les 70.000 milliards de dollars actuels s’élèveront à 140.000 milliards avant 2030 et à 280.000 milliards avant 2050 si nous extrapolons à partir du taux de croissance actuel.

Notre planète n’a pas les ressources naturelles pour s’accommoder d’une telle croissance exponentielle, si nous laissons l’avidité prendre le dessus. Aujourd’hui déjà, le poids de l’économie mondiale étouffe la nature, épuise rapidement les réserves d’énergies fossiles créées sur des millions d’années, tandis que le changement climatique provoqué par cette consommation énergétique entraîne des instabilités importantes au niveau des températures et de la pluviométrie et des tempêtes extrêmes.

Ces pressions se répercutent sur les marchés. Le prix du baril de pétrole a dépassé les 100 dollars, alors que les Etats-Unis, la Chine, l’Inde et les autres pays importateurs de pétrole se précipitent sur les réserves disponibles, en particulier celles du Moyen-Orient. Les denrées alimentaires ont également atteint des sommets historiques, contribuant à la pauvreté et à l’instabilité politique.

Nous avons d’un côté plus de bouches à nourrir et un pouvoir d’achat plus élevé en moyenne. De l’autre, des vagues de chaleur, des sécheresses, des inondations et d’autres désastres provoqués par le changement climatique qui détruisent les récoltes et provoquent une pénurie de céréales sur les marchés mondiaux. Ces derniers mois, des sécheresses importantes ont frappé les régions productrices de céréales d’Ukraine et de Russie et des inondations gigantesques ont dévasté des régions du Brésil et de l’Australie. Aujourd’hui, la sécheresse menace le grenier à blé du nord-est de la Chine.

Une autre menace se profile à l’horizon. Dans plusieurs régions très peuplées du monde, dont les greniers à blé du nord de l’Inde et de la Chine et le MidWest américain, les paysans puisent dans la nappe phréatique pour irriguer leurs cultures. Les réserves en eau des grands aquifères s’épuisent peu à peu. Dans certains endroits de l’Inde, le niveau de la nappe phréatique a chuté de plusieurs mètres par an ces dernières années. Certains puits profonds sont sur le point de se tarir et la salinité de l’eau augmente au fur et à mesure que l’eau des océans infiltre les aquifères.

Une catastrophe nous attend si nous ne changeons pas. C’est ici que le propos de Gandhi prend toute sa pertinence. Si nos sociétés sont gouvernées par la cupidité, avec des riches qui font tout pour s’enrichir davantage, la crise imminente des ressources naturelles creusera un fossé toujours plus grand entre les riches et les pauvres – et donnera sans doute lieu à des luttes toujours plus violentes pour la survie.

Les riches tenteront d’utiliser les moyens en leur pouvoir pour accaparer plus de terres, plus d’eau et plus de ressources énergétiques, en ayant si nécessaire recours à des méthodes brutales. Les Etats-Unis ont déjà appliqué une stratégie de militarisation du Moyen-Orient dans l’espoir naïf de se garantir des ressources énergétiques. La concurrence pour ces ressources s’intensifie, et les pays grands consommateurs d’énergie comme l’Inde, la Chine et d’autres surenchérissent pour des ressources qui vont s’épuisant.

L’Afrique est le théâtre d’une telle lutte de pouvoir. La flambée des prix des denrées alimentaires a donné lieu à des saisies de terres par des politiciens puissants qui vendent de vastes étendues de terres arables à des investisseurs étrangers, en dédaignant les droits de propriété traditionnels des petits cultivateurs. Les investisseurs prévoient de leur côté d’industrialiser des cultures à l’exportation, ne laissant presque rien aux populations locales.

Dans tous les grands pays du monde – les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Chine, l’Inde et ailleurs – les riches ont vu leurs revenus démultipliés et leur pouvoir politique s’accroître. L’économie américaine est aux mains des milliardaires, de l’industrie pétrolière et d’autres secteurs clés. Les mêmes tendances commencent à se faire jour dans les économies émergentes, parallèlement à une croissance de la richesse et au développement de la corruption.

Si l’avidité l’emporte, le moteur de la croissance économique épuisera les ressources naturelles, laissera les pauvres sur le bas-côté et nous entraînera dans une grave crise politique, économique et sociale. L’alternative est de choisir la voie de la coopération politique et sociale, à la fois au sein de chaque pays et au plan international. Il y aura suffisamment de ressources et de richesses si nous convertissons nos économies à des sources d’énergies renouvelables, à des méthodes de production agricole durable, et adoptons une taxation raisonnable des riches. Cette voie est celle d’une prospérité partagée grâce à de meilleures technologies, à une équité politique et une prise de conscience morale.

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La différence entre les besoins et l’avidité
Jeffrey D. Sachs

Copyright: Project Syndicate, 2011.
www.project-syndicate.org
Traduit de l’anglais par Julia Gallin

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Vos commentaires
Jeffrey David Sachs La différence entre les besoins et l'avidité

Les économistes tels que Mr Sachs seront plus conséquents quand ils renieront enfin le profit, et à plus forte raison le maximum de profit, postulé être le but de l'entreprise capitaliste. De bons arguments en ce sens, et ce qu'il faut pour remplacer ce postulat on ne peut plus libéralement et écologiquement, se trouvent sur www.atelierpaulfabra.org.

voyant avidité

et la cupidité est l'avidité de l'argent . c'est le désir immodéré de l'argent , des richesses ...