Carl Pope

Carl Pope est l'ancien directeur du Sierra Club, l'une des plus anciennes associations écologistes des Etats-Unis. Il a notamment oeuvré en faveur d'une meilleure qualité de l'air aux Etats-Unis.

Pourquoi payer plus ?
[Peter Singer, 09/05/2013]

Pourquoi payer plus ? Peter Singer enseigne la bioéthique à l’université de Princeton. Il est aussi Professeur Laureate à l’université de Melvourne. Ses ouvrages récents : Animal Liberation (La libération animale),... Suite
La demande croissante de métal nécessite une révision des pratiques de recyclage
[PNUE, 24/04/2013]

La demande croissante de métal nécessite une révision des pratiques de recyclage Créé en 1972, le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE ou UNEP en anglais) est la plus haute autorité environnementale au sein du système des Nations Unies. Le Programme joue le rôle... Suite
Quantifier l’espoir
[Bill Gates, 04/02/2013]

Quantifier l’espoir Ancien fondateur de Microsoft, Bill Gates dirige désormais une fondation dont l'une des missions est d'aider au développement humain.Crédit photo : © AFP PHOTO DANIEL JANIN Suite
Dites NON au gaspillage alimentaire !
[PNUE, 22/01/2012]

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En quête d'idéal
[Olivier Blond, 04/01/2013]

En quête d'idéal Le rédacteur en chef du site GoodPlanet Info a créé la page écologie de Courrier International et participé à la création de l'émission Vu du Ciel sur France2. Suite
Les gouvernements doivent revoir leurs ambitions à la hausse sur le climat
[PNUE, 21/11/2012]

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Vers la conférence environnementale …
[Greenpeace, 22/08/2012]

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Stop aux subventions à la pollution
[Fondation GoodPlanet, 27/06/2012]

Stop aux subventions à la pollution GoodPlanet, fondation reconnue d’utilité publique présidée par Yann Arthus-Bertrand, œuvre à la sensibilisation et à l’éducation du public à l’environnement. Son objectif est de mettre l'écologie au... Suite
Rio+20: Nous sommes moins forts que nous le croyions
[Olivier Blond, 21/06/2012]

Rio+20: Nous sommes moins forts que nous le croyions Le rédacteur en chef du site GoodPlanet Info a créé la page écologie de Courrier International et participé à la création de l'émission Vu du Ciel sur France2. Suite
Rio + 20 ou plutôt Rio sans nous !
[Serge Orru, 21/06/2012]

Rio + 20 ou plutôt Rio sans nous ! Serge Orru est le directeur général du WWF France.Photo : © AFP PHOTO FRANK PERRY Suite
Rio+20 : réagir pacifiquement et démocratiquement aux crises à venir
[Hervé Le Treut, 20/06/2012]

Rio+20 : réagir pacifiquement et démocratiquement aux crises à venir Climatologue français Hervé Le Treut dirige l’Institut Pierre-Simon Laplace qui regroupe plusieurs laboratoires de recherche sur l’environnement. Spécialiste du climat, il est membre du Groupe... Suite
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[Lester Brown, 19/06/2012]

Rio+20 : le développement durable 20 ans plus tard... Analyste environnemental de reconnaissance mondiale, il a écrit une vingtaine d’ouvrages, traduits dans environ 40 langues qui traitent de sujets d’économie et d’environnement global. Il est le... Suite
Rio+20 : Vers des OMD de l'écologie ?
[Olivier Blond, 15/06/2012]

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Rio+20 : Une bouffée d’air pur
[Maria Neira, 13/06/2012]

Rio+20 : Une bouffée d’air pur Le docteur Maria Neira est directrice du Département santé publique et environnement de l’Organisation mondiale de la santé. Auparavant, elle était vice-ministre espagnol de la Santé et présidente de... Suite
Rio+20 : la faim est un problème politique
[Olivier De Schutter, 06/06/2012]

Rio+20 :  la faim est un problème politique Olivier De Schutter est rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l’alimentation depuis 2008. Il est également professeur de droit international à l’université de Louvain et au Collège de... Suite
Rio+20 : océans en danger
[Daniel Pauly, 24/05/2012]

Rio+20 : océans en danger Biologiste français, spécialiste des ressources marines Daniel Pauly a travaillé comme chercheur à l’International Center for Living Aquatic Resources Management à Manille, aux Philippines, puis est... Suite
Rio+20 : se focaliser sur les solutions
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[Yann Arthus-Bertrand, 30/11/2011]

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La lutte contre les grandes surfaces est un combat pour la démocratie Célèbre journaliste d’investigation et éditorialiste au quotidien anglais The Guardian. George Monbiot est conseiller auprès de la BBC Wildlife magazine. Il est également l'auteur de best sellers... Suite
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Une « bonne planète » a besoin de nouveaux indicateurs de richesse
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Une « bonne planète » a besoin de nouveaux indicateurs de richesse Professeur émérite d'économie à l'Université de Lille 1, il est membre du CNIS (Conseil National de l'Information Statistique) et de la Commission Stiglitz, chargée de proposer de nouveaux... Suite
Une conservation à visage humain
[Jean-Michel Severino, 01/01/2008]

Une conservation à visage humain Jean-Michel Severino est, depuis 2001, Directeur général de l’Agence Française de Développement (AFD). Diplômé de l’École Nationale d’Administration et de l’Institut d’Études Politiques de Paris,... Suite
FAO : L'agriculture doit changer pour nourrir le monde
[FAO, 04/02/2009]

FAO : L'agriculture doit changer pour nourrir le monde L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO, Food and Agriculture Organisation of the United Nations) a été créée en 1945 , son siège est à Rome depuis 1951. Elle... Suite
Changer de valeurs
[Tony Juniper, 01/07/2008]

Changer de valeurs Tony Juniper est un environnementaliste reconnu, auteur et commentateur. Il a occupé le poste de Directeur des Amis de la Terre – UK et de vice-Présidente des Amis de la Terre International de 2000 à... Suite
De gré ou de force, la décroissance
[Serge Latouche, 22/10/2008]

De gré ou de force, la décroissance Serge Latouche est professeur émérite à la faculté de droit, éonomie et gestion de Paris XI. Il est un fervent défenseur de la théorie de la décroissance et s’oppose à un mode de vie basé... Suite

L’énergie solaire hors réseau : et la lumière fut pour les pauvres de la planète

08/02/2012 11:15 am

Plus d’un milliard d’individus dans le monde n’ont toujours pas accès à l’électricité. Le meilleur moyen de la faire parvenir jusqu’à eux – tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre – est de lancer une initiative à l’échelle planétaire afin de fournir des panneaux solaires et autres formes d’énergie renouvelable décentralisée aux villages et quartiers pauvres de la planète.

À la suite des négociations de Durban, le mois dernier, les climato-réalistes ont dû se rendre à l’évidence : le « sacrifice partagé », même s’il finira pas être nécessaire, a bel et bien constitué un point de départ catastrophique pour la collaboration mondiale. Les États viennent en effet de passer plusieurs décennies à se demander qui va devoir renoncer à quoi en premier et avec quelle contrepartie. Nous devons donc à présent rechercher des moyens, c’est-à-dire déterminer des secteurs dans lesquels ceux qui décideraient d’agir les premiers seraient récompensés et non pénalisés, de procéder aux premières réductions de nos émissions tout en suscitant la confiance et la coopération.

L’une des principales solutions consiste à fournir un accès à l’énergie aux individus qui n’ont pas l’électricité, soit plus de 1,2 milliard de personnes, et qui, dans leur grande majorité, ne l’auront toujours pas en 2030 si l’on table sur la poursuite du scénario actuel. Il s’agit des populations les plus pauvres de la planète. Ironie du sort, c’est aux solutions d’éclairage les plus sophistiquées que ces mêmes populations ont le plus de chances d’avoir accès, c’est-à-dire à une combinaison hors réseau de panneaux solaires, d’électronique de puissance et de lumière LED. Un cocktail irrésistible sur le plan économique, profondément urgent sur le plan moral, terriblement avantageux sur le plan du développement et spectaculaire en termes de répercussions potentielles.

Le coût du charbon et du cuivre, les deux ingrédients d’un réseau électrique classique, monte en flèche à l’heure actuelle, tandis que celui des panneaux solaires et des LED, dont se compose l’énergie renouvelable décentralisée, est en chute libre.

Si nous voulons que les populations pauvres bénéficient de l’électricité, nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre qu’elles soient reliées à un réseau et nous ne pouvons pas non plus nous en remettre aux combustibles fossiles. L’Agence internationale de l’énergie, fervente partisane du réseau électrique s’il en est, reconnaît que 50 % de ceux qui n’ont pas l’électricité aujourd’hui ne seront jamais raccordés. Le gouvernement indien estime quant à lui que les deux tiers de ses ménages non électrifiés ont besoin d’une énergie décentralisée.

Fort heureusement, les barrières historiques qui empêchaient de faire parvenir l’énergie renouvelable décentralisée aux villages et quartiers pauvres tombent rapidement sous l’effet des progrès accomplis par la technologie, la finance et les modèles économiques. Nous sommes donc en mesure de fournir à 1,2 milliard d’individus une énergie solaire locale abordable… pour peu que nous abordions le problème sous un angle différent. La planète pourrait même être totalement électrifiée d’ici 2020.

Les pauvres paient déjà pour avoir de la lumière. Ils paient le kérosène et ils paient les bougies. Et la facture est salée : les 20 % d’habitants les plus pauvres de la planète règlent 20 % de la facture mondiale, mais ne bénéficient que de 0,1 % de l’électricité. Sur dix ans, une famille pauvre consacre en moyenne 1800 $ aux frais énergétiques. Or si on remplaçait le kérosène par un système solaire domestique bien supérieur de 40 Wc, cela ne coûterait que 300 $ et non seulement cette famille aurait de la lumière, mais elle pourrait aussi recharger un téléphone mobile, installer un ventilateur, un ordinateur et même une télévision.

Le kérosène représente entre 25 et 30 % des dépenses d’une famille, ce qui, au niveau mondial, revient à 36 milliards de dollars par an. Les pauvres n’utilisent pas le kérosène parce que c’est bon marché ; au contraire, s’ils restent pauvres, c’est en grande partie parce qu’ils sont dépendants de ce produit cher et sale.

Et ils paient d’une autre façon, également. Une pièce éclairée au kérosène peut en effet renfermer des concentrations de polluants dix fois supérieures aux niveaux considérés comme sans danger. Environ 1,5 million d’individus, des femmes pour la plupart, meurent chaque année du fait de cette pollution, sans compter ceux qui décèdent dans des incendies.

Alors pourquoi les pauvres consomment-ils du kérosène ? Parce que, quand ils en ont les moyens, ils peuvent s’acheter l’équivalent de leur consommation d’une journée dans une bouteille. Pour ces populations, le caractère abordable ou non d’un bien de consommation revêt trois dimensions : le coût total, la somme à avancer et les facilités de paiement. L’énergie solaire se présente sous forme de panneaux qui vont fournir dix, voire 20 ans de lumière et d’énergie, mais les pauvres n’ont pas les moyens de financer un investissement sur 10 ans. Et nombre d’entre eux ne peuvent obtenir de plan de financement classique, car il leur faudrait rembourser des sommes fixes quel que soit leur revenu du moment.

Soit dit en passant, les classes moyennes ne paient pas non plus l’électricité à l’avance. Lorsque j’ai déménagé dans ma maison de San Francisco, je n’ai pas reçu de facture correspondant à la part de centrales électriques et de réseau de transmission qui fait que je suis alimenté tous les mois en électricité. Je paie au fur et à mesure en fonction du nombre de kWh que j’ai consommés tel mois.

Éclairer l’existence d’1,2 milliard d’individus à l’aide d’électricité renouvelable hors réseau requiert donc 3 ingrédients :

Des capitaux pour financer la production électrique d’origine solaire ou issue d’une autre source renouvelable pour 400 millions de ménages qui dépendent du kérosène ;

Des modèles économiques pour que ces ménages paient l’électricité qu’ils consomment au prix qu’elle coûte réellement et qui est bien inférieur à celui du kérosène ;

Des financements, des politiques publiques et des partenariats afin de mettre en place les chaînes d’approvisionnement et les réseaux de distribution nécessaires pour installer des systèmes électriques décentralisés dans les foyers qui en ont besoin (ce qui pourrait nécessiter 6 milliards de dollars d’emprunts et de garanties de crédit).

L’argent est sur la table. Mais pas dans les bonnes assiettes. L’achat et le financement d’énergie solaire pour 1,2 milliard de personnes coûteraient environ 10 milliards de dollars par an pendant 10 ans. Les 11 pays comptant le plus grand nombre de ménages sans électricité subventionnent chaque année les énergies fossiles à hauteur de 80 milliards de dollars… mais les pauvres n’en perçoivent les retombées qu’à hauteur de 17 %. En 2010, la Banque mondial a consacré 8 milliards de dollars à des centrales à charbon, ce qui n’a pas fondamentalement modifié l’accès des pauvres à l’énergie. Quant aux Nations unies, elles proposent à travers leur Mécanisme de développement propre de consacrer chaque année 4 milliards de dollars à des centrales à charbon ô combien polluantes. Il y a donc d’ores et déjà beaucoup plus de capitaux dans le système que nous n’en avons besoin.

Il y a encore cinq ans, il n’existait pas de modèle économique permettant aux pauvres de s’acheter de l’énergie solaire. Celle-ci était beaucoup plus chère. Le seul moyen d’acheter un système solaire était d’avoir recours à un prêt bancaire ou au microcrédit, or la plupart des populations pauvres n’y ont pas droit.

Mais avec la forte baisse du coût de l’énergie solaire, la révolution de la téléphonie mobile et l’arrivée des services bancaires par téléphone portable, tout a changé. On compte quasiment 600 millions de détenteurs de téléphones portables qui n’ont pas l’électricité, qui s’en servent très peu, mais qui consacrent néanmoins 10 milliards de dollars à les recharger en ville. On dénombre des centaines de milliers d’antennes relais en zone rurale, hors réseau et fonctionnant au diesel pour un coût d’environ 0,70 $/kWh. Partout dans le monde, ces antennes abandonnent le diesel pour passer aux sources d’énergie renouvelables hybrides. Les opérateurs de téléphonie mobile ont donc tout intérêt à ce qu’une électricité produite avec des énergies renouvelables soit acheminée dans les zones rurales afin que leurs clients soient alimentés et puissent payer leur facture via leur téléphone mobile.

Pas moins de trois modèles commerciaux ont été lancés ces derniers mois. Simpa Networks, en Inde, en partenariat avec l’Indien SELCO et DT-Power au Ghana, en Inde et au Kenya, teste des modèles grâce auxquels les distributeurs d’énergie solaire autorisent leurs clients à payer l‘électricité au fur et à mesure de leur consommation via les services bancaires mobiles. Econet Power, au Zimbabwe, a lancé un modèle encore plus original en fournissant de l’énergie solaire sous forme d’avantage client à ses clients de téléphonie mobile ; il ne leur fait payer qu’un dollar par semaine l’utilisation du système solaire domestique qu’il fournit, les factures d’électricité étant reliées à leur compte de téléphonie mobile.

Le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a proclamé 2012 « Année de l’accès universel à l’énergie ». Cette initiative est liée non pas aux négociations climatiques de l’ONU, mais au Sommet de la Terre Rio + 20 prévu en juin.

Et si, à Rio, au lieu de s’en tenir aux solutions actuelles d’accès à l’énergie, la planète décidait de fournir aux pauvres l’électricité qu’ils ont vraiment les moyens d’acheter, c’est-à-dire l’énergie solaire décentralisée ?

Quels en seraient les avantages ? Rien qu’en termes d’émissions de CO2, le kérosène utilisé pour s’éclairer émet presque autant de gaz à effet de serre que l’économie britannique tout entière. 1,5 million de vies seraient sauvées chaque année puisqu’elles échapperaient aux maladies respiratoires. Le revenu dont disposeraient les 20 % d’habitants les plus pauvres de la planète augmenterait de 25 à 30 %, ce qui ouvre de belles perspectives de développement. De nombreuses études ont en effet montré qu’un ménage qui a accès à l’énergie de base voit son revenu croître de 50 % minimum, car cela lui dégage du temps et des possibilités pour générer des revenus dont il profite directement.

Mais les avantages seraient en fait bien plus importants encore. Si un cinquième des habitants de la planète fonctionnaient au solaire, se développaient et pouvaient donc acheter davantage d’électricité, ils entraîneraient le développement de cette forme d’énergie au lieu de se tourner vers le charbon ou le nucléaire. Non loin d’eux vit un tiers de l’humanité qui n’a qu’un accès « spasmodique » à l’électricité, celle-ci ne fonctionnant que la nuit dans les zones rurales et étant coupée l’après-midi dans les villes. Ces consommateurs trouveraient le solaire décentralisé beaucoup plus fiable que le réseau actuel. Donc si on ajoute ces 2 milliards d’individus à ceux qui ne sont pas raccordés (1,2 milliard), cela fait que la moitié ou presque de l’humanité pourrait opter pour l’électricité renouvelable puisque ce serait la forme d’énergie la moins chère, la plus fiable et la plus répandue. L’argument moral des partisans des énergies fossiles selon lequel avec plus de CO2, on permet aux pauvres d’avoir accès à l’énergie, n’aurait donc plus lieu d’être.

Voilà qui selon moi changerait radicalement la donne et constituerait un premier pas décisif en direction d’une coalition entre pays riches et pays pauvres reposant sur la confiance et sur une économie pauvre en carbone. Et c’est en s’appuyant sur cette coalition que la planète entière pourrait s’atteler à cette tâche autrement plus difficile qui consiste à commencer par stabiliser le climat, puis à lui permettre de guérir.