Jean-Marc Jancovici

Jean-Marc Jancovici, né en 1962, est un ingénieur français, spécialiste dans le domaine de l'énergie et du climat, et consultant auprès de divers organismes publics et privés. Il est connu pour son travail de sensibilisation et de vulgarisation sur le changement climatique et la crise énergétique, et il est l'un des fervents défenseurs de la « fiscalité carbone » qu'il considère être la seule vraie solution au double problème du réchauffement climatique et de la pénurie à venir des énergies fossiles.

Il est temps de débattre démocratiquement de l'avenir énergétique de notre pays
[Yann Arthus-Bertrand, 18/03/2011]

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Fukushima = Tchernobyl ?
[Jean-Marc Jancovici, 16/03/2011]

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Quand les usines explosent
[Le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), 16/05/2007]

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La situation catastrophique à Dounreay se fait jour: un argument de poids en faveur de la transparence
[George Monbiot, The guardian, 12/09/2006]

La situation catastrophique à Dounreay se fait jour: un argument de poids en faveur de la transparence Célèbre journaliste d’investigation et éditorialiste au quotidien anglais The Guardian. George Monbiot est conseiller auprès de la BBC Wildlife magazine. Il est également l'auteur de best sellers... Suite

Fukushima = Tchernobyl ?

17/03/2011 11:47 am

Le parallèle entre les deux catastrophe est faux, pour l'essentiel, selon Jean-Marc Jancovici. Si un ou plusieurs réacteurs de la centrale fond, ils n'exploseront pas, les dégâts seront beaucoup plus localisés, et le bilan humain sera bien moindre que celui du tsunami.

Le Japon vient de connaître son événement sismique le plus ample depuis longtemps, avec la conjonction d'un tremblement de terre puis d'un tsunami. Dans la longue série des conséquences, l'une d'elles occupe dès à présent une pagination dans les media en rapport avec la part du nucléaire dans notre propre production électrique : les craintes suscitées par Fukushima, et d'autres installations nucléaires de production électrique.

Ayant passé un peu de temps ces jours derniers à essayer de comprendre ce qui peut déjà être dit et ce qui ne peut pas être dit, je vous livre mes conclusions, en espérant que cela permettra d'éviter de se faire peur pour rien, et de propager des informations qui n'ont pas lieu d'être. Je dit "le réacteur" mais ca concerne tous ceux de Fukushima, qui ont tous eux à peu près le même pépin.

1 - Une remarque sur les sources : que les antinucléaires aient, comme d'habitude, un avis définitif sur la base d'informations partielles et sans aucun recul est leur droit. Mais ils n'ont aucune raison d'avoir des informations primaires meilleures que celles des experts, au contraire : vous voyez un opérateur de centrales nucléaires japonais ou l'autorité de sûreté japonaise privilégier les antinucléaires français dans ses explications techniques ?

2 - Certes des centrales nucléaires ont été touchées, mais cela est aussi vrai de centrales à charbon ou de barrages (et très accessoirement le Japon est privé partiellement de transports routiers par défaut de fonctionnement de raffineries, manque de distribution de carburant et effondrement des routes, tout cela va empêcher les malades et les blessés d'être acheminés vers les hôpitaux, ce qui prouve bien qu'il faut sortir du pétrole qui fait des morts que l'on vous cache.

3 - A Fukushima, l'accident est arrivé par l'extérieur (et non par l'intérieur comme à Tchernobyl) alors que la réaction nucléaire avait été stoppée. Il ne s'agit pas d'un accident causé par un emballement de la réaction nucléaire (comme à Tchernobyl) mais d'un accident mécanique causé à une installation nucléaire mise à l'arrêt. Il n'y a donc aucun risque "d'explosion" comme je l'ai déjà entendu dans la bouche d'antinucléaires repris par les media. Le risque est celui d'une absence d'évacuation de la chaleur résiduelle qui se dégage du coeur à cause de la radioactivité des produits de fission qui y sont présents, et d'une fonte du coeur qui libèrerait dans l'environnement proche des produits de fission gazeux (même dans ce cas, ca ne sera pas de nature à causer des morts par centaines).

4 - Fukushima ne pourra pas déboucher sur un scénario de type Tchernobyl. A Tchernobyl, ce qui a causé la dissémination de matières radioactives est essentiellement l'incendie des 600 tonnes de graphite que contenait le coeur (ce graphite servait de modérateur aux neutrons), incendie qui a entraîné dans l'atmosphère l'essentiel des produits de fission contenus dans le coeur. Cet incendie a pu avoir lieu parce que l'explosion d'hydrogène a eu lieu à l'intérieur de l'enceinte de confinement et a rompu cette dernière, et exposé le graphite à l'oxygène de l'air. A Fukushima, l'explosion d'hydrogène a eu lieu en dehors de l'enceinte de confinement du coeur. A l'instant où je tape ce message les matières radioactives sont donc toujours confinées dans la cuve, exception faite des lâchers de vapeur décrits dans la chronologie rappelée en pied de message.

5 - Il n'y a rien de chimiquement combustible dans le coeur à Fukushima. Si le coeur fond (cette fonte sera causée par le dégagement de chaleur engendré par la radioactivité des produits de fission), soit il reste sur place dans la cuve qui résiste (et alors les conséquences sanitaires pour les populations sont à peu près nulles), soit il perce la cuve et à ce moment des produits de fission gazeux s'échappent (xenon, krypton, iode). En pareil cas la partie solide et les produits solubles (dont l'iode) fait une grosse bouillie pas sympathique mais qui reste sur place. Fukushima ne peut pas "exploser" au sens d'une explosion nucléaire comme à Hiroshima.

6 - 25 ans après l'accident, les conséquences sanitaires documentées à Tchernobyl (par des médecins !) sont environ 50 morts par irradiation au sein des pompiers (je n'ai plus le chiffre exact en tête, mais c'est de cet ordre), environ 4000 cancers de la thyroïde chez les enfants au moment de l'accident (les risques semblent devenir infimes après 12 ans) qui feront de quelques dizaines à quelques centaines de morts selon la qualité des soins, et enfin le stress au sein de la population déplacée, aux conséquences mal évaluées. Mais il n'y a pas eu les 25.000 morts que je revois commencer à circuler partout ; ce chiffre correspond à un calcul bien particulier avec des hypothèses utilisées pour la radioprotection et qui n'ont pas pour objet de dénombrer des morts survenus "pour de vrai" (pour les explications techniques il me faut 3 pages, mais si d'aucun(e)s d'entre vous sont intéressés je peux voir ce que je peux faire...). Il n'y a pas plus eu de surplus de malformations, même si d'aucuns savants documentaires ont laissé croire le contraire.

7 - De ce fait, il est difficile d'imaginer que l'accident de Fukushima, qui conduira à un relâchement de radioactivité dans l'environnement bien inférieur à celui de Tchernobyl même si le coeur fond et que le confinement est rompu (car à part les produits gazeux, notamment l'iode, l'essentiel de la radioactivité restera sur place) puisse changer significativement l'addition mortifère du tsunami. Parler de "3è catastrophe possible" après le tremblement de terre et le tsunami est donc comparer des choux et des carottes.

8 - L'IRSN indique avoir ponctuellement mesuré des débits de dose (externes) de 1 mSv/heure à l'extérieur immédiat du bâtiment réacteur 1, décroissant en quelques heures à moins de 0,05 mSv/h. Il faut savoir que quand on passe une radio médicale on reçoit en quelques secondes ou minutes entre 5 et 80 mSv d'irradiation externe. 1mSv/heure, sur quelques heures, c'est donc quelque chose qui ne fera pas des morts par millions...

9 - Si le confinement du coeur est rompu, c'est l'iode radioactif qui est la préoccupation principale. La demi-vie des isotopes va de quelques heures à quelques jours. La bonne réponse des autorités est ce qui a été fait : l'évacuation (qui n'a pas besoin de durer des années comme à Tchernobyl, et qui est une application normale du principe de précaution, ca serait quand même farce que ce principe disparaisse parce qu'il s'agit de nucléaire !) et l'administration d'iode "normale". Cette dernière va aller saturer la thyroïde, qui du coup n'aura plus envie de fixer de l'iode radioactif (car le danger est d'avoir cette iode fixée pour longtemps dans la thyroïde, si l'iode rentre et ressort du corps ca ne provoque pas de conséquences sanitaires particulières).

10 - le risque en France de conséquences de cette affaire est rigoureusement nul !!!

Et voici quelques autres chiffres pour remettre tout cela en perspective :

- le charbon fait un peu moins de 10.000 morts par an rien que dans les mines, et ceux là ils portent tous un nom, à la différence des morts supposés de la pollution ou des radiations qui sont calculés dans le cadre d'études épidémiologiques et qui sont donc anonymes (donc depuis Tchernobyl le charbon a fait environ 200.000 morts, l'équivalent du tsunami en Indonésie d'il y a 10 ans, pour une production électrique à peu près 3 fois supérieure à celle du nucléaire, qui, à ma connaissance, n'a pas fait 60.000 morts...)

- la voiture fait quelques centaines de milliers de morts par an dans le monde

- le tabac n'importe quoi entre 500.000 et 5 millions de morts par an,

- pour le moment, les réacteurs japonais c'est quasi zéro, et même dans le scénario du pire ca ne changera pas grand chose au bilan du séisme

- le séisme a aussi détruit des centrales à charbon et au moins un barrage, donc la question est de savoir si on peut prévenir les dommages aux populations en cas d'accident industriel, pas de savoir si l'outil industriel doit pouvoir résister à tout, puisque cette suggestion ne semble venir à l'esprit de personne en ce qui concerne les raffineries, les routes, les aéroports et les barrages !

- au risque d’en choquer certains, je ne vois pas en quoi il serait plus abominable de mourir irradié que noyé si un tsunami jette à bas logements et infrastructures, et endommage des centrales nucléaires.

En conclusion provisoire, oui c'est un accident industriel majeur, mais non ce n'est pas susceptible de changer significativement le bilan du tsunami.

Très accessoirement nous sommes à un stade de notre histoire sur les combustibles fossiles où les japonais auront le choix entre reconstruire du nucléaire et construire du gaz ou du charbon (oubliez les éoliennes pour tout remplacer, ca ne tient pas une seconde). Que doivent-ils choisir ?

[

Le site de Jean-Marc Jancovici est une mine d'informations : www.manicore.com

]
Vos commentaires
J-M Berniolles Appel de scientifique pour la science la raison et la défense du nucléaire

A monsieur Jancovici Nous lancons un appel de scientifiques (déjà pas mal signé) sur le thème cité et qui reprend les arguments que vous donnez ici. La situation présente un grand caractère d'urgence. Nous sollicitons votre soutien Contact sur mon mail Salutations JMB

Lionel L la banque nucléaire de Paris

très intéressant la présence du logo de la BNP en-bas qui vient faire un peu de Green-washing sur ce site. La banque n°1 mondial dans l'investissement dans le nucléaire, sous couvert de l'Etat français qui se porte garant.

Yann Quero ingénieur ou universitaire ?

Pour répondre à Gizem, je crois que l'on souffre en France du complexe de l' "ingénieur" et des "grandes écoles", ce qui amène à mettre sur un piédestal des gens qui ont une bonne formation technique, mais qui manquent souvent de "culture", et surtout de recul pour s'extraire des modes de pensée technocratiques. Regardons partout ailleurs dans le monde, les élites sont formées à l'université: Harvard, Princeton, Oxford, Cambridge... Cela ne veut pas dire cependant que ce soit forcément mieux. En effet, il y a de mauvais et de bons universitaires, de la même manière qu'il y a de bons et de mauvais ingénieurs. On trouve des gens à l'esprit étroit partout, y compris à l'école des Mines... C'est pour ça qu'il faut juger sur les écrits et non pas sur les titres ou sur les diplômes. Pour ma part, j'enseigne à l'université et si dans une copie d'examen sur le sujet "peut-on comparer Fukushima à Tchernobyl?" un de mes étudiants m'avait rendu ce qui a été publié par monsieur Jancovici, j'aurais mis au mieux 5/20 avec beaucoup de rouge sur la copie et comme commentaire général: "Devoir sans aucun recul, qui cherche à faire feu de tout bois pour promouvoir aveuglément le nucléaire. Cette copie n'hésite pas à avancer des arguments biaisés, voire malhonnêtes, et à occulter les éléments qui la gènent pour parvenir à ses fins." Comment expliquer autrement par exemple que monsieur Jancovici ne parle pas des fuites de plutonium, dont on connait pourtant bien la gravité, alors qu'il s'étend longuement sur l'iode, le xenon et le krypton?... Que Fukushima soit "différent" de Tchernobyl, personne n'en disconvient, mais "différent" ne veut pas dire "moins grave", comme a essayé de nous le faire croire monsieur Jancovici en parlant de simple "pépin" à Fukushima. D'ailleurs, après avoir longtemps renâclé, les autorités japonaises ont fini par classer Fukushima au niveau 7, comme la catastrophe d'Ukraine...

pierre gagnant du grand concours!

Mr Jancovici, Félicitations, vous êtes le grand gagnant du concours "vivre à Fukushima" organisé par le professeur Péllerin. Nous vous souhaitons un bon séjour et espérons que vous garderez la même vision de cet "incident" à votre retour. Cordialement, Tepco and co

Gizem @Yann Quero

Jean-Marc Jancovici est peut-être "juste" ingénieur, mais il était à Polytechnique et a été enseignant aux Mines de Paris... Pouvez-vous en dire autant?

Fabrice Flipo Risque et statistiques "objectives"

Monsieur Jancovici ne connait manifestement rien aux risques, il devrait s'interroger sur le fait que le nucléaire a toujours provoqué des oppositions partout, et des oppositions durables, alors que personne n'a jamais remis en cause l'usage de la voiture, même à 10 000 morts par an. Pourquoi ? Parce qu'il existe des différences qualitatives entre les risques, selon qu'il est choisi, subi, maitrisé à l'échelle individuelle, s'il existe des alternatives etc. Monsieur Jancovici incarne malheureusement toute l'arrogance que les ingénieurs peuvent parfois avoir, quand ils considèrent que la société a tort et qu'eux tout seuls ont raison. Cela indique toutefois d'où peut venir le risque de dictature verte. J'ajoute par ailleurs que tous ces calculs de risque sont discutables. La durée de vie des radionucléides est de plusieurs dizaines à centaines de milliers d'années, ce n'est qu'au terme de cette période qu'on pourra faire le décompte final. Bien malin qui peut dire à combien de morts ou d'années d'espérance de vie perdues on sera. En tout cas on sera très loin des chiffres indiqués par "l'expert". Mais il est sans doute inutile de le faire remarquer à monsieur Jancovici, qui sur la question du nucléaire a toujours été fidèle aux intérêts de l'industrie concernée, quoi qu'on puisse lui opposer comme argument.

Emile Quel mauvaise fois!!!

Quel honte au site GoodPlanet de donner la parole à quelqu'un d'une telle mauvaise fois. Incroyable.

Yann Quero Soutenir M. Jancovici ?

Le message de Laurent en "soutien à M. Jancovici" est assez triste de naïveté et de maladresse. Puisque mon commentaire a été attaqué ad hominem en me suggérant avec une certaine condescendance de, je le cite: "Approfondi le sujet du nucléaire, tu es loin de compte. N'espère pas donner un cours aux lecteurs de ce site, ils sont d'un niveau supérieur". Je préciserais que je suis titulaire d'un doctorat, qui est sans doute (vu son type d'argumentaire) un niveau d'études supérieur à celui de Laurent et en tout cas supérieur à celui de celui de M. Jancovici qui est "seulement" ingénieur. Mais n'entrons pas dans le débat des titres ou des diplômes, ni dans celui de qui est un "grand expert". Regardons simplement les faits. Le travail de synthèse sur le réchauffement climatique du site web de M. Jancovici est effectivement plutôt bien réalisé, mais cela ne fait pas de lui un "expert en tout" et notamment en nucléaire. A ce titre, sa manière d'argumenter est même pour le moins surprenante et laisse penser que sa finalité est de défendre le nucléaire "à tout prix", y compris en masquant les éléments qui le dérangent. Par exemple, en un petit raccourci, M. Jancovici annonce au début de sa présentation: "Je dit (sic) 'le réacteur' mais ca concerne tous ceux de Fukushima, qui ont tous eux (resic) à peu près le même pépin." L'expression "à peu près le même pépin", outre son caractère euphémistique est plus qu'approximative, elle est franchement erroné, puisque le réacteur n°3 contient du Mox, c'est à dire du plutonium. Ce n'est pas du tout anodin, car le plutonium a une demi-vie de 24.000 ans, c'est-à-dire que dans 24.000 ans, le plutonium qui est en train de se rependre à l'extérieur de la centrale n'aura diminué que de moitié. Or M. Jancovici parle de l'iode, du xenon, du krypton... mais il "oublie" de parler du plutonium. En revanche, il nous dit qu'il n'y a pas à s'inquiéter, puisque la demi-vie des isotopes libérés par les réacteurs de Fukushima "va de quelques heures à quelques jours". Du point de vue de la rigueur scientifique, on peut considérer qu'une telle affirmation relève au mieux d'un oubli extrêmement grave, mais sans doute plutôt de la désinformation caractérisée. Je ne me lancerais pas dans un cours d'analyse textuel critique détaillé de l'ensemble de ses arguments (ce serait un peu long), mais on pourrait multiplier les exemples de ce type ou d'autres. N'est-il pas en effet spécieux de dire qu'on peut continuer à promouvoir le nucléaire parce que le tabac fait jusqu'à 5 millions de morts par an et que le nucléaire a moins tué jusqu'à maintenant? N'est-il pas étonnant aussi de défendre les centrales nucléaires en disant que le tsunami a aussi détruit des centrales au charbon? Les énormes risques liés au réchauffement climatique, que M. Jancovici souligne à très juste titre sur son site web, ne justifient pas qu'il les instrumentalise pour défendre le nucléaire, qui présente lui aussi d'énormes risques. Et pourtant, malgré tout cela, je serais même peut-être prêt à suivre M. Jancovici, et à courir ces risques avec lui et avec tous les autres habitants de la planète, si le nucléaire était une énergie d'avenir. Mais le nucléaire ne constitue qu'une énergie d'appoint très limitée, compte tenu des réserves d'uranium qui sont de 70 à 100 ans pour un niveau actuel de production d'énergie finale correspondant à 3% de la consommation mondiale. Dans ce contexte, le risque du nucléaire est démesuré au regard de son apport plus que minime. Mieux vaut donc aujourd'hui investir dans de vraies énergies d'avenir.

Bruno Le plein d'énergie!

Mr Laurent, soutenir Mr Jancovici est une chose (j'apprécie également ces explications)...et croire que vous possédez la vérité en matière de science en est une autre: « être dans l'ignorance est moins grave que de prétendre que quelque chose est vrai alors qu'elle est fausse ». Comment faire si les sources d'énergie utilisées actuellement n'existaient pas? La vie sans ces énergies existerait t'elle? Comment ferrions-nous sans uranium pour fabriquer de l'énergie nucléaire? Comment se fait-il que les Etats-Unis investissent beaucoup via la Silicon Valley dans les énergies renouvelables? Comment se fait-il que les plus grandes entreprises de l’énergie solaire sont Américaines, Chinoises et Allemandes? Comment se fait-il que des personnes disent qu'il n'est pas possible de consommer moins d'énergie, de diminuer l'utilisation de l'énergie nucléaire et de fabriquer plus d'énergies renouvelables? Comment des hommes ont-ils inventé des technologies innovantes et des moyens d'utiliser des sources d'énergies? Comment l'Homme a-t-il fait pour avoir eu l'idée d'inventer les automobiles, les avions, les trains ou encore plus fou, des fusées? Comment l'Homme a-t-il fait pour avoir eu l'idée folle d'aller dans l'espace? Pour avoir autant d'idées démesurées, l'Homme n'a vraiment pas dû lire beaucoup de livres scientifiques! Est-il vrai que pour faire des livres scientifiques, il faut pour commencer, créer quelque chose et encore avant l'idée de l'inventer? Est-il humain d'être sensible aux grandes catastrophes qu'elles soient naturelles ou structurelles (inventé par l'homme) ou intentionnelles (guerres pour l’appropriation des ressources naturelles)? Est-il rationnel de raisonner sans prendre en compte les émotions? « le coeur a ses raisons que la raison...est loin d'ignorer » Pouvons-nous changer nos croyances et nos comportements? Notre cerveau est un navire dans l'océan qu'est la vie. Nous avons tous le pouvoir de guider ce navire. Nous pouvons nous tromper de direction, faire de mauvais choix. Nous pouvons rectifier et changer de direction. Au début le changement n'est pas perceptible et pourtant plus nous avançons, plus il est. Dans quelles directions nous voulons aller? « un bon arbre ne se fait pas la facilité, plus le vent souffle fort, plus il devient robuste ». Vous aimez les livres de sciences, lisez également quelques livres de sciences humaines.

laurent Soutien à M.JANCOVICI

Je viens pour défendre l'article de JMJ qui en a bien besoin ici. Chers commentateurs de cet article, vous manquez cruellement de recul et de hauteur de vue. Vous ne voyez pas du tout la globalité des problèmes pour comprendre leur véritable importance. J'en déduit que la majorité d'entre vous est bien jeune.... Jean-Marc JANCOVICI est quand même un expert reconnu et si vous décidez un jour de vous instruire ailleurs que sur des forums, j'espère que vous comprendrez le véritable sens des choses et la véritable échelle des problèmes. 1-Mélany, il n'y a aucun cynisme dans le discours de JMJ, juste la vérité. Des morts tragiques, il y en a des milliers chaque jour dans le monde sans que ça émeuve personne. Alors pourquoi s'apitoyer sur ceux qu'on nous jette en pâture à la télé et pas sur les autres. Par respect pour tous, silence. Parce que vous faites allusion aux soit disant "sacrifiés" de la centrale (qui vivront probablement vieux et auront plein d'enfants je vous rassure) et vous oubliez les dizaines de milliers de morts du tremblement de terre et du Tsunami. Conseil : fermez vos bouquins de littérature et ouvrez-en quelques uns de science. 2-Je passe sur les commentateurs suivants... ils me font marrer à vouloir sortir du nucléaire. Montrez l'exemple jeunes gens, coupez vos compteur EDF, et pédalez fort pour continuer de consulter le site. Si vous croyez que c'est le solaire ou l'éolien qui vont fournir un jour l'électricité de notre société... Bon courage à vous. Bref, encore une fois, il n'y en a pas un seul qui ait une juste idée des ordres de grandeur et du fonctionnement des énergies dans le monde et en France.... 3-Allan, tu traites M.JANCOVICI de menteur à propos de ces 50 pompiers. Soit, prouve-le, trouve-nous une étude SERIEUSE (pas un truc que tu vas dégoter d'un site bidon sur internet...il faut de l'OFFICIEL !) qui démontrerait qu'il y en ait eu plus. Cherche bien, parce que moi je n'ai pas trouvé. (on m'aurait menti?) 4-Yann Quero, Approfondi le sujet du nucléaire, tu es loin de compte. N'espère pas donner un cours aux lecteurs de ce site, ils sont d'un niveau supérieur. 5-LB, Analyse pas mal, mais trop optimiste : dans la réalité, un monde (ou une France) ou l'on diviserait la consommation d'énergie par deux, ne ressemblerait plus à notre monde actuel. Plutôt à un mode de vie correspondant au milieu du 20 ème siècle...L'humanité (et les Français) sont-ils capables de revenir à ça sans se mettre sur la courge pour rester à leur niveau actuel? THAT IS ZE GOOD QUESTION !