Patricia Espinosa Cantellano

Patricia Espinosa Cantellano est ministre des Affaires étrangères du Mexique.

Pour une consultation nationale sur le nucléaire
[Olivier Blond, 06/03/2011]

Pour une consultation nationale sur le nucléaire Le rédacteur en chef du site GoodPlanet Info a créé la page écologie de Courrier International et participé à la création de l'émission Vu du Ciel sur France2. Photo Marianne Rozier. Suite
Fukushima n'arrêtera pas le développement de l’énergie nucléaire
[Bertrand Barré, 05/03/2012]

Fukushima n'arrêtera pas le développement de l’énergie nucléaire Ingé,ieur de formation, Bertrand Barré a travaillé au Commissariat à l'Energie Atomique (CEA) et chez Areva, où il exerce encore les fonctions de conseiller scientifique. Il a publié en 2001 Le... Suite
Faire progresser l’interdiction des essais nucléaires
[Patricia Espinosa Cantellano, 13/12/2011]

Faire progresser l’interdiction des essais nucléaires Patricia Espinosa Cantellano est ministre des Affaires étrangères du Mexique. Suite
2012 : la révolution de l'énergie
[Arnaud Gossement, 19/09/2001]

2012 : la révolution de l'énergie Arnaud Gossement est avocat au Barreau de Paris en droit de l'environnement et de l'énergie, Docteur en droit, et Maître de conférences à Sciences Po Paris. Il a également été porte-parole de France... Suite
La signification de Tchernobyl
[Yuliya Tymoshenko, 26/04/2011]

La signification de Tchernobyl Yuliya Tymoshenko a été à deux reprises Premier ministre de l’Ukraine. Elle est à l'heure actuelle la chef de file de l'opposition.© AFP PHOTO /POOL Suite
Le coût humain de nos choix énergétiques
[New Scientist, 23/03/2011]

Le coût humain de nos choix énergétiques New Scientist est un magazine scientifique international hebdomadaire qui s'intéresse aux développements de la science et de la technologie. Il publie des articles sur les événements récents et les... Suite
Il est temps de débattre démocratiquement de l'avenir énergétique de notre pays
[Yann Arthus-Bertrand, 18/03/2011]

Il est temps de débattre démocratiquement de l'avenir énergétique de notre pays Yann Arthus-Bertrand est photographe, cinéaste, et écologiste. Il s’est toujours passionné pour le monde animal et les espaces naturels. En 1991, il fonde Altitude, première agence de photographie... Suite
Le coté obscur de l'énergie nucléaire
[Benjamin Sovacool, 16/03/2011]

Le coté obscur de l'énergie nucléaire Benjamin K. Sovacool, professeur à l’école Lee Kuan Yew d’administration publique de l’université de Singapour, est l’auteur de Contesting the Future of Nuclear Power (Remettre en cause l’avenir de... Suite
Fukushima = Tchernobyl ?
[Jean-Marc Jancovici, 16/03/2011]

Fukushima = Tchernobyl ? Jean-Marc Jancovici, né en 1962, est un ingénieur français, spécialiste dans le domaine de l'énergie et du climat, et consultant auprès de divers organismes publics et privés. Il est connu pour son... Suite
Toujours aucune donnée sur la contamination de l’air que respirent les populations
[CRIIRAD, 16/03/2011]

Toujours aucune donnée sur la contamination de l’air que respirent les populations La Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD) est une association loi de 1901 française agréée dans le cadre de la protection de l'environnement. Elle... Suite
Le Réseau "Sortir du nucléaire" demande le retour en France des déchets radioactifs abandonnés par EDF en Russie
[Réseau "Sortir du nucléaire", 13/10/2009]

Le Réseau "Sortir du nucléaire" demande le retour en France des déchets radioactifs abandonnés par EDF en Russie Le Réseau "Sortir du nucléaire" regroupe 842 associations opposées au nucléaire en France. Le Réseau est devenu une association loi 1901 en 1997 qui milite pour l'abandon du nucléaire en France.... Suite
EPR contre le pétrole cher : l'erreur nucléaire
[Réseau "Sortir du nucléaire", 14/07/2008]

EPR contre le pétrole cher : l'erreur nucléaire Le Réseau "Sortir du nucléaire" regroupe 842 associations opposées au nucléaire en France. Le Réseau est devenu une association loi 1901 en 1997 qui milite pour l'abandon du nucléaire en France.... Suite
Bilan 2001 des changements climatiques
[Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), 06/06/2001]

Bilan 2001 des changements climatiques La mission du Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC, en anglais Intergovernmental Panel on Climate Change, IPCC) consiste à déterminer objectivement, clairement et sans... Suite
La situation catastrophique à Dounreay se fait jour: un argument de poids en faveur de la transparence
[George Monbiot, The guardian, 12/09/2006]

La situation catastrophique à Dounreay se fait jour: un argument de poids en faveur de la transparence Célèbre journaliste d’investigation et éditorialiste au quotidien anglais The Guardian. George Monbiot est conseiller auprès de la BBC Wildlife magazine. Il est également l'auteur de best sellers... Suite
Le petit guide de l’énergie nucléaire: un cycle de vie problématique
[David Fleming, 11/11/2007]

Le petit guide de l’énergie nucléaire: un cycle de vie problématique Analyste indépendant basé à Londres et spécialiste de l'impact du changement climatique sur l'économie de marché. David Fleming se fait connaître en 1996 par ses propositions pour un marché de quotas... Suite
Pourquoi le nucléaire ne peut pas être une source d'énergie importante
[David Fleming, 01/04/2006]

Pourquoi le nucléaire ne peut pas être une source d'énergie importante Analyste indépendant basé à Londres et spécialiste de l'impact du changement climatique sur l'économie de marché. David Fleming se fait connaître en 1996 par ses propositions pour un marché de quotas... Suite
Le nucléaire: un choix sûr
[James Lovelock, 12/07/2005]

Le nucléaire: un choix sûr James Lovelock, scientifique britannique de renom. Diplômé de chimie, médecine et sciences physiques, il travailla d’abord dans la recherche médicale, puis dans l’enseignement supérieur. Il a acquis... Suite

Faire progresser l’interdiction des essais nucléaires

03/01/2012 12:08 pm

Le Parlement indonésien vient d’adopter une mesure historique qui met notre planète un peu plus à l’abri de la menace des armes nucléaires. La décision prise par l’Indonésie de ratifier le Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICEN) revêt une importance qui ne peut être sous-estimée. Elle représente en outre une occasion en or pour les huit pays qui doivent encore ratifier le Traité, permettant ainsi son entrée en vigueur.

Pendant les cinq décennies qui ont suivi la Seconde guerre mondiale, un essai nucléaire secouait et irradiait notre planète tous les neuf jours en moyenne. Cette époque prit fin en 1996, lorsque le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires fut adopté par l’Assemblée générale des Nations unies. Mais pour que le TICEN entre en vigueur, il faut que les 44 pays de l’annexe 2, qui maîtrisent la technologie nucléaire, le ratifient. D’ici là, le spectre des essais nucléaires continuera à nous hanter.

Il est urgent que le TICEN entre en vigueur dès que possible, dans le monde entier. Une interdiction complète de toute explosion nucléaire limitera la modernisation des arsenaux nucléaires existants et la mise au point de nouvelles armes, réduisant d’autant les capacités actuelles et potentielles des États dotés de l’arme nucléaire. Le TICEN encourage à la fois la non-prolifération et le désarmement nucléaires, une évolution indispensable à la sécurité nationale, régionale et mondiale.

Nous nous félicitons du fait que tous les pays maîtrisant le nucléaire, d’Europe, d’Amérique latine et d’autres régions du monde aient ratifié le TICEN. Après la ratification par l’Indonésie, seuls huit pays doivent encore s’y résoudre : la Chine, l’Égypte, l’Inde, l’Iran, Israël, le Pakistan, la Corée du Nord et les Etats-Unis. Ces pays ont la responsabilité de transformer en réalité l’interdiction des essais nucléaires. Nous les invitons fermement à réexaminer le TICEN, cet instrument essentiel à la paix et à la sécurité et qui nous rapproche d’un monde délivré de la menace des armes nucléaires.

Malgré le fait qu’il ne soit pas encore entré en vigueur, le TICEN a déjà eu un effet considérable. Depuis son adoption, les essais nucléaires ont pour ainsi dire cessé et tous les 182 pays signataires se sont abstenus d’effectuer des explosions expérimentales d’arme nucléaire. Les trois pays qui n’ont pas signé le TICEN et qui ont procédé à des explosions nucléaires – l’Inde, le Pakistan et la Corée du Nord – se sont exposés à des sanctions des Nations unies et à la condamnation unanime du Conseil de sécurité de l’Onu.

Un élément clé de la viabilité d’un traité sur le contrôle des armements est la manière dont son application peut être vérifiée. À cet égard, la communauté internationale dispose d’un instrument très efficace. La Commission préparatoire de l’Organisation du TICEN travaille à peaufiner un régime de vérification qui a déjà fait ses preuves pour la détection d’essais nucléaires souterrains, même modestes.

Outre son mandat de vérification, le système de surveillance international du TICEN contribue à limiter les conséquences des catastrophes naturelles. Lors de la tragique catastrophe au Japon en mars dernier, les données du système de surveillance ont permis aux autorités locales d’avertir à temps les populations. L’Organisation du TICEN poursuit son aide en suivant la dissémination de la radioactivité émise par la centrale nucléaire de Fukushima.

Le Mexique et la Suède sont depuis longtemps de fervents partisans du TICEN. Au cours des deux prochaines années, nos deux pays vont suivre conjointement le processus destiné à garantir l’entrée en vigueur du TICEN. Nous nous engageons à tout mettre en œuvre pour faire progresser cet objectif. Nous nous engageons notamment à :

• inviter les chefs de gouvernement des États n’ayant pas encore ratifié le TICEN à agir sans tarder et à prendre des mesures concrètes dans ce sens ;

 

encourager les organisations de la société civile – ONG, médias, universités, et organisations de jeunes – de ces pays à exercer des pressions sur les législateurs en vue de la ratification du TICEN ;

 

• se servir des réunions et conférences nationales, régionales et internationales pour promouvoir le TICEN, à tous les niveaux de décision ;

 

• compléter le régime de vérification du TICEN, qui doit être soutenu par tous les États comme instrument puissant de dissuasion pour tous les pays qui seraient tentés de procéder à des essais nucléaires.

Il est grand temps de mettre fin à cette aventure destructrice et de clore une fois pour toute le chapitre des essais nucléaires. Nous appelons les législateurs des huit pays n’ayant pas encore ratifié le TICEN à progresser sur cette question. L’Indonésie a donné l’exemple. À vous de l’émuler.

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Faire progresser l’interdiction des essais nucléaires

par Carl Bildt est ministre des Affaires étrangères de la Suède et Patricia Espinosa Cantellano est ministre des Affaires étrangères du Mexique.

Copyright: Project Syndicate, 2011.
www.project-syndicate.org
Traduit de l’anglais par Julia Gallin

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