Quirin Schiermeier

Quirin Schiermeier est diplômé de géographie, économie et statistique de l'Université de Munich. Après avoir exercé le métier de cartographe, Quirin a rejoint l'équipe de journalistes scientifiques de la revue Nature en 1999 où il écrit dans le domaine des relations entre science et politique au sein de l'Union européenne, en particulier en Allemagne, en Europe de l'est et en ex-URSS. Quirin s'intéresse tout particulièrement aux questions du climat, des océans, de la pêche et des sciences de la Terre.

Michel Rocard : « En Arctique, il faut se préparer aux problèmes de demain. »
[Michel Rocard, 28/07/2011]

Michel Rocard : « En Arctique, il faut se préparer aux problèmes de demain. » Michel Rocard a été Premier Ministre en France de 1988 à 1991. Il a été nommé en 2009 ambassadeur de France chargé des négociations internationales relatives aux pôles Arctique et Antarctique. ... Suite
L'appauvrissement de la couche d'ozone est-il le principal responsable du changement climatique ?
[David Fahey, 06/06/2006]

L'appauvrissement de la couche d'ozone est-il le principal responsable du changement climatique ? David Fahey est physicien au sein du Groupe de Chimie Météorologique de la National Oceanic and Atmospheric Administration (Agence américaine responsable de l'étude de l'océan et de l'atmosphère), à... Suite
Le trou d’ozone sévit sur l’écosystème marin de l’Antarctique
[Emma Young, New Scientist, 22/07/2006]

Le trou d’ozone sévit sur l’écosystème marin de l’Antarctique Emma Young est journaliste scientifique et écrivain. Déjà primée au cours de sa carrière, elle est actuellement rédactrice en chef du magazine New Scientist à Sydney. Anciennement journaliste au... Suite
Des chimistes font des trous dans la théorie de l’ozone
[Quirin Schiermeier, Nature, 06/06/2007]

Des chimistes font des trous dans la théorie de l’ozone Quirin Schiermeier est diplômé de géographie, économie et statistique de l'Université de Munich. Après avoir exercé le métier de cartographe, Quirin a rejoint l'équipe de journalistes scientifiques... Suite
Le trou de la couche d’ozone bat deux nouveaux records
[Antarctic Sun, 30/10/2006]
 
Antarctic Sun est un journal en ligne, fondé par la National Sciences Foundation ou NSF (Fondation nationale des sciences) aux États-Unis. Il informe sur l'actualité de la recherche polaire et sur... Suite

Des chimistes font des trous dans la théorie de l’ozone

05/09/2008 12:18 pm

Remise en question des résultats concernant les composants essentiels du chlorure

Alors que le protocole de Montréal régissant la protection de la couche d’ozone fête ses 20 ans, notre revue a recueilli des données expérimentales qui pourraient bien faire voler en éclats les théories reconnues sur la chimie de l’ozone. Si ces données s’avèrent exactes, les scientifiques devront à nouveau se pencher sur la question de la formation des trous dans la couche d’ozone et leurs liens avec le changement climatique […].

Markus Rex, spécialiste de l’atmosphère à l’Institut Alfred Wegener pour la recherche polaire et marine à Potsdam (Allemagne) a ainsi fait toute une découverte en analysant de nouvelles données sur le rythme de décomposition d’une molécule essentielle, le peroxyde de chlore (Cl2O2). Les chimistes du JPL (Jet Propulsion Laboratory) à Pasadena, en Californie, ont découvert que la vitesse de photolyse (décomposition sous l’action de la lumière) de cette molécule était extrêmement faible pour les longueurs d’onde disponibles dans la stratosphère — presque inférieure aux vitesses habituellement reconnues. "Cette découvert aura des répercussions considérables, a déclaré M. Rex. Si ces mesures sont correctes, nous devrons avouer notre ignorance au sujet de la formation des trous dans la couche d’ozone." […]

La photolyse rapide du Cl2O2 est une réaction clé du modèle chimique de la destruction de l’ozone établi il y a 20 ans. Selon Markus Rex, s’il s’avère que cette réaction se déroule bien moins rapidement qu’on ne le pensait, cela signifiera qu’elle ne peut produire suffisamment de radicaux de chlore agressifs pour expliquer la diminution d’ozone à haute altitude. M. Rex a véritablement mesuré l’ampleur de cet écart lorsqu’il a utilisé la nouvelle vitesse de photolyse dans le modèle chimique de l’appauvrissement de l’ozone. Le résultat a créé la surprise: 60% au moins de la destruction de l’ozone aux pôles serait due à un phénomène inconnu, a déclaré Markus Rex lors d’une rencontre réunissant des spécialistes de la stratosphère à Brême (Allemagne) la semaine dernière. [Cet article a été publié le 27 septembre 2007]

"Nos théories sur la chimie du Cl2O2 ont véritablement volé en éclats", a déclaré John Crowley, spécialiste de l’ozone à l’Institut de chimie Max-Planck à Mainz, en Allemagne.[…]

"Les résultats obtenus dans des cuves expérimentales sont une chose, l’atmosphère en est une autre", a ajouté Joe Farman, l’un des premiers scientifiques à avoir mesuré le trou dans la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique. "Que nous comprenions totalement le phénomène ou non, il est évident que le niveau d’ozone enregistre une baisse allant jusqu’à 3% par jour". Il ajoute cependant que la maîtrise insuffisante de substances tel que le halon 1301, utilisé comme extincteur, ou le fluide frigorigène HCFC22, représente une menace plus importante pour le protocole de Montréal que des modèles qui ne correspondent pas aux pertes observées.

[Nature

Chemists poke holes in ozone theory
Quirin SCHIERMEIER
Nature n° 449, pp. 382-383, copyright 2007

Reproduit avec l’accord de Macmillan Publishers Ltd: Nature 449, 382-383, copyright 2007

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