L’ours polaire, pomme de discorde
[Rémy Marion, 25/03/2013]

 L’ours polaire, pomme de discorde Rémy Marion est documentariste, il s'est fait une spécialité dans l'observation des ours polaires qu'il filme depuis des années. Suite
Mesures anti-loup : non, les protecteurs de la nature ne sont pas d’accord !
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Sauvages, précieux et menacés
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Sauvages, précieux et menacés Yann Arthus-Bertrand est photographe, cinéaste, et écologiste. Il s’est toujours passionné pour le monde animal et les espaces naturels. En 1991, il fonde Altitude, première agence de photographie... Suite
C’est maintenant au tour de la tragédie des espèces communes
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C’est maintenant au tour de la tragédie des espèces communes Neha Sinha travaille avec le Bombay Natural History Society.Elle rédige aussi des éditos et des chroniques sur l'environnement dans des journaux indiens. Suite
Faire participer les pêcheurs
[Sandra Bessudo, 22/11/2012]

Faire participer les pêcheurs Sandra Bessudo se bat depuis des années pour la protection de Malpelo, une île du Pacifique à 500 kilomètres des côtes colombiennes. Elle a créé la fondation Malpelo, qui vise à protéger l'île et ses... Suite
Nous découvrons tous les jours de nouvelles espèces marines
[Philippe Bouchet, 15/11/2012]

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Il nous faut des guerriers et des héros pour défendre les océans et les requins
[Rob Stewart, 08/11/2012]

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[Jean-Marie Ouary, 11/10/2012]

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La conservation, ce n’est pas une question de nature
[IUCN, 07/09/2012]

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Prendre un nouveau départ et modifier notre approche de l’écologisme
[IUCN, 01/04/2012]

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Les 100 espèces les plus menacées du monde : sont-elles sans prix ou sans valeur ?
[IUCN, 11/09/2012]

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Rio+20 : se focaliser sur les solutions
[Julia Marton-Lefèvre, 16/05/2012]

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Ne plus oublier la biodiversité
[Philippe J Dubois, 25/04/2012]

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[Xavier Pastor, 12/04/2012]

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[Pierre Athanaze, 05/01/2011]

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[FAO, 09/12/2011]

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Biodiversité, le statu quo n’est plus tenable Le docteur Ahmed Djoghlaf est le secrétaire exécutif de la Convention sur la diversité biologique établie par les Nations Unies. Avant de rejoindre l’ONU, Ahmed Djoghlaf a exercé des fonctions... Suite
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De la difficulté de nommer les choses Célèbre journaliste d’investigation et éditorialiste au quotidien anglais The Guardian. George Monbiot est conseiller auprès de la BBC Wildlife magazine. Il est également l'auteur de best sellers... Suite
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Pourquoi la conférence de la CITES à Doha a été un tel échec ? Susan Lieberman représente le Pew Environment Group (dont elle est directrice adjointe) à la CITES, Suite
La biodiversité, c’est maintenant ou jamais.
[Julia Marton-Lefèvre, 15/02/2012]

La biodiversité, c’est maintenant ou jamais. Julia Marton-Lefèvre est la directrice générale de l’Union internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). L'UICN publie la liste rouge des espèces menacées dans le monde. Photo: IUCN/Group... Suite
Pour sauver la biodiversité, mangez-la !
[Olivier Blond, 14/01/2010]

Pour sauver la biodiversité, mangez-la ! Le rédacteur en chef du site GoodPlanet Info a créé la page écologie de Courrier International et participé à la création de l'émission Vu du Ciel sur France2. Suite
Azote : cure de désintoxication indispensable
[Fred Pearce, 05/11/2009]

Azote : cure de désintoxication indispensable Consultant en environnement et développement, Fred Pearce est journaliste au New Scientist, au Boston Globe, à The Independent et à The Ecologist. Il a contribué à la rédaction de rapports du WWF, de... Suite
Une étude provocatrice recommande de ne pas dépasser certaines frontières planétaires
[Carl Zimmer, 23/09/2009]

Une étude provocatrice recommande de ne pas dépasser certaines frontières planétaires Carl Zimmer travaille comme journaliste spécialiste des questions scientifiques et environnementales. Il a rédigé 6 livres et s’intéresse à des domaines aussi variés que la recherche dans les... Suite
Lutter contre la biopiraterie
[Silvia Ribeiro et Kathy Jo Wetter, 01/09/2009]

Lutter contre la biopiraterie Silvia Ribeiro et Kathy Jo Wetter travaillent toutes deux en tant que chercheuses pour l'Action Group on Erosion, Technology and Concentration (ETC Group). Suite
Pourquoi la pêche à la baleine pratiquée par les Japonais ne relève pas de la recherche
[New Scientist, 17/06/2009]

Pourquoi la pêche à la baleine pratiquée par les Japonais ne relève pas de la recherche New Scientist est un magazine scientifique international hebdomadaire qui s'intéresse aux développements de la science et de la technologie. Il publie des articles sur les événements récents et les... Suite
Vendre la peau du tigre pour le sauver
[Brendan Moyle, 02/06/2009]

Vendre la peau du tigre pour le sauver Brendan Moyle est néo-zélandais et se préoccupe de défense de l'environnement. Il y a longtemps de ça, en tant que zoologiste, il étudiait de minuscules pseudoscorpions. Il a passé un doctorat en... Suite
Les « défauts » de la Liste rouge mettent certaines espèces en danger
[New Scientist, 11/03/2009]

Les « défauts » de la Liste rouge mettent certaines espèces en danger New Scientist est un magazine scientifique international hebdomadaire qui s'intéresse aux développements de la science et de la technologie. Il publie des articles sur les événements récents et les... Suite
Défense de la Liste rouge
[IUCN, New Scientist, 03/04/2009]

Défense de la Liste rouge IUCN: Fondée en 1948, l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN), aussi appelée Union mondiale pour la nature, réunit 81 États, 120 agences gouvernementales, plus de 800 ONG et... Suite
Une conservation à visage humain
[Jean-Michel Severino, 01/01/2008]

Une conservation à visage humain Jean-Michel Severino est, depuis 2001, Directeur général de l’Agence Française de Développement (AFD). Diplômé de l’École Nationale d’Administration et de l’Institut d’Études Politiques de Paris,... Suite
Biodiversité, changement climatique et influence des zones humides
[RAMSAR, 22/05/2007]

Biodiversité, changement climatique et influence des zones humides La Convention de Ramsar est un traité international pour la conservation et l'utilisation durable des zones humides visant à enrayer la dégradation et la perte de zones humides, aujourd'hui et... Suite
Pourquoi protéger la nature
[François Ramade, 01/01/2005]

Pourquoi protéger la nature Ingénieur agronome, docteur ès sciences, François Ramade est professeur émérite de l'université Paris-Sud (Orsay). Il est ancien président de la Société nationale de protection de la nature,... Suite
Disparitions mystérieuses d’abeilles : un virus paralysant soupçonné
[New Scientist, 06/09/2007]

Disparitions mystérieuses d’abeilles : un virus paralysant soupçonné New Scientist est un magazine scientifique international hebdomadaire qui s'intéresse aux développements de la science et de la technologie. Il publie des articles sur les événements récents et les... Suite
Les pêcheurs, nouveaux laboureurs des grands fonds
[Solenn Honorine, 01/12/2004]

Les pêcheurs, nouveaux laboureurs des grands fonds Solenn Honorine est diplômée de Sciences Po (Bordeaux), de l’University of Los Angeles, California (UCLA), et de l’École Supérieure de Journalisme de Lille, S. Honorine est journaliste française... Suite
La sixième extinction massive : Rapport sur la situation actuelle
[Janet Larsen, 02/03/2004]

La sixième extinction massive : Rapport sur la situation actuelle Directrice de recherche au Earth Policy Institute ou elle travaille avec LesterBrown, elle détient un diplôme en Systèmes Terrestres, obtenu à l’Université de Stanford. Ancienne chercheuse au... Suite

Défense de la Liste rouge

23/04/2009 10:58 am

La Liste rouge des espèces menacées de l'UICN est largement reconnue comme étant l'un des meilleurs outils dont nous disposons pour orienter la conservation de la nature. Elle est très souvent utilisée pour identifier les espèces nécessitant des mesures de protection et les sites d'une importance cruciale pour leur biodiversité ; elle sert également à suivre les progrès accomplis en matière de réduction de la perte de biodiversité et à orienter l'allocation de ressources. Elle n'est pas parfaite et fait souvent l'objet de critiques comme on l'a vu tout récemment dans les pages de ce magazine où elle était présentée comme « pas scientifique et souvent erronée » (New Scientist, 14 mars, p.8). Ce qui est faux.

Le premier Livre rouge de l'UICN, publié en 1963, consistait en une liste essentiellement subjective des risques d'extinction. Depuis lors, en 45 ans, il a considérablement évolué. Ce n'est plus un simple registre des espèces et du risque d'extinction qu'elles encourent, mais une riche somme d'informations sur leurs habitats, leurs besoins écologiques, les menaces auxquelles elles font face ainsi que les actions de protection qui peuvent être mises en place pour qu'elles ne disparaissent pas. Les espèces communes – et pas seulement les espèces menacées – sont également étudiées.

La Liste rouge en tant que telle constitue donc une aide pour répondre à de nombreuses questions essentielles. Quel est le statut général de la biodiversité et comment évolue-t-il au fil du temps ? A quel rythme disparaît-elle ? Où cette disparition est-elle le plus rapide ? Quels sont les principaux facteurs de la perte de biodiversité ? Quels sont l'efficacité et l'impact des actions de conservation ?

Si nous, à l'UICN, sommes ouverts à toute critique constructive, nous sommes en revanche exaspérés par celles qui ne tiennent pas compte des progrès réguliers que nous avons accomplis pour essayer de présenter un tableau objectif de l'état de conservation des espèces à travers le monde et pour contribuer à ce que la perte de biodiversité soit reconnue comme un problème primordial dans les haute sphères de la politique.

La littérature scientifique, ces dernières années, n'a pas été avare d'articles vantant les mérites de la Liste rouge (ainsi la revue Trends in Ecology & Evolution, vol. 21 p.71). Aucun autre outil de conservation ne peut se prévaloir d'un tel niveau de rigueur, d'un tel degré de transparence et d'une telle quantité de débats et de consultations. Il est important de souligner que la Liste rouge constitue un des très rares indicateurs de biodiversité, si ce n'est le seul, dont la méthodologie a été publiée dans une revue scientifique révisée par des chercheurs (PLoS ONE,vol. 2, e 140).

On nous accuse souvent de faire preuve d'une prudence excessive en classant trop d'espèces dans la catégorie « données insuffisantes », qui signifie qu'un déficit de données ne permet pas d'évaluer leur état de conservation. Cet argument n'est pas valable. Car plutôt que de nous précipiter et d'émettre un jugement à partir de données insuffisantes, nous mettons au contraire en exergue les espèces qui nécessitent davantage de recherches avant qu'une décision objective puisse être prise. Traiter l'incertitude dans un cadre structuré n'est pas une pratique répandue dans le monde de la protection de la nature, mais c'est pourtant ce que fait la Liste rouge. Étant donné l'ampleur de l'extinction actuelle, le besoin est grand de prodiguer des conseils avisés aux décideurs qui attendent des chercheurs qu'ils leur fournissent des informations sur l'état de la biodiversité.

De la même façon, certains reprochent à la Liste rouge de déterminer le risque d'extinction d'une espèce d'après son taux de déclin et non d'après sa population absolue. Cela aboutit certes à classer une espèce comme la tortue verte dans la catégorie « en danger » alors qu'il en reste encore 2 millions dans le monde, mais cette critique est néanmoins fallacieuse. Car le déclin est un facteur clé du risque d'extinction. Bien des experts peuvent en témoigner : les cas sont nombreux d'espèces autrefois présentes en abondance qui ont décliné très rapidement pour atteindre des niveaux extrêmement bas. On pense par exemple, pour le passé, au bison d'Amérique du Nord et à la tourte voyageuse, et, plus récemment, aux vautours d'Asie et au saïga.

Ces critiques avaient toutes deux fait l'objet d'une réponse dans un article référence publié dans Conservation Biology l'année dernière (vol.22, p.1424). Il est décevant de constater que le New Scientist les a reprises sans faire référence à cet article.

Il y avait dans le New Scientist une critique qui était inédite, même pour nous : la Liste rouge n'attribuerait pas les ressources aux espèces qui en ont vraiment besoin. Cet argument ne repose sur rien. C'est comme si on accusait les organisations humanitaires de mettre les enfants d'Érythrée en danger en publiant un rapport sur le Darfour.

La Liste rouge a bien évidemment le souhait de s'améliorer. L'UICN convoque régulièrement un groupe de chercheurs reconnus pour reconsidérer et peaufiner le système, et ses principes directeurs sont constamment actualisés pour suivre au plus près les derniers courants et sujets de réflexion scientifiques. Le groupe réfléchit ainsi à l'heure actuelle à la façon d'intégrer l'importante question du changement climatique dans le processus de classification. Les premiers résultats montrent en effet qu'un grand nombre d'espèces, qui ne sont pas actuellement classées comme menacées, sont sensibles au changement climatique.

La Liste rouge demeure l'outil le plus précis pour mesurer l'état de conservation des espèces. Le fait que le travail émane de plus de 7000 chercheurs ne signifie pas qu'elle soit « bricolée ». Cela la rend au contraire plus riche et lui confère une portée sans précédent. Oui, elle est ouverte au débat et à la remise en question, mais la diversité des sources dans lesquelles elle puise la rend unique et irremplaçable. Les exemples sont légion qui montrent que là où elle est utilisée correctement, elle permet de bâtir des programmes de conservation extrêmement bénéfiques.

Il est particulièrement difficile de sensibiliser les décideurs à l'importance de prêter attention à toute forme de vie sur notre planète. Tous les protecteurs de l'environnement souhaiteraient que la biodiversité soit traitée avec autant d'égards que le changement climatique, mais c'est un objectif difficile à atteindre. La Liste rouge, par son objectivité et son niveau d'exigence, est un des très rares outils qui pourraient permettre d'y parvenir.

[New Scientist

In defence of the Red List

3 avril 2009 par Jeff McNeely, Simon Stuart, Jane Smart et Jean-Christophe Vié

Jeff McNeely est directeur de recherches à l'Union mondiale pour la nature (UICN). Simon Stuart est président de la Commission de la sauvegarde des espèces de l'UICN. Jane Smart est à la tête du groupe de travail pour la conservation de la biodiversité de l'UICN. Jean-Christophe Vié est chargé de programme adjoint « espèces » de l'UICN.

© New Scientist 3 avril 2009 - Magazine issue 2702

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