Pour un pacte agricole
[Serge Orru, 04/04/2012]

 Pour un pacte agricole Serge Orru est le directeur général du WWF France.Photo : © AFP PHOTO FRANK PERRY Suite
Rebâtir le réseau d’irrigation de l’Afghanistan
[FAO, 14/02/2012]

Rebâtir le réseau d’irrigation de l’Afghanistan L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO, Food and Agriculture Organisation of the United Nations) a été créée en 1945 , son siège est à Rome depuis 1951. Elle... Suite
Le cheval de Nietzsche
[Yann Arthus-Bertrand, 12/01/2012]

Le cheval de Nietzsche Yann Arthus-Bertrand est photographe, cinéaste, et écologiste. Il s’est toujours passionné pour le monde animal et les espaces naturels. En 1991, il fonde Altitude, première agence de photographie... Suite
Remettre les paysans au cœur du monde

[Yann Arthus-Bertrand, 30/11/2011]

Remettre les paysans au cœur du monde
 Yann Arthus-Bertrand est photographe, cinéaste, et écologiste. Il s’est toujours passionné pour le monde animal et les espaces naturels. En 1991, il fonde Altitude, première agence de photographie... Suite
Non à la viande obligatoire dans les cantines !
[L214, 17/11/2011]

Non à la viande obligatoire dans les cantines ! L214 est une association de défense des animaux. Elle refuse le 'spécisme". Elle prône l'abolition de la production de viande. Suite
Pourquoi devrait-on aussi se méfier du mercure dans les poissons ?
[Xavier Pastor, 28/09/2011]

Pourquoi devrait-on aussi se méfier du mercure dans les poissons ? Xavier Pastor est Directeur Exécutif d'Oceana en Europe. Biologiste marin, il a commencé sa carrière professionnelle à l'Institut Océanographique Espagnol et plus tard a fondé Greenpeace Espagne en... Suite
L’eau et la sécurité alimentaire
[FAO, 23/08/2011]

L’eau et la sécurité alimentaire L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO, Food and Agriculture Organisation of the United Nations) a été créée en 1945 , son siège est à Rome depuis 1951. Elle... Suite
Famine et espoir dans la corne de l’Afrique
[Jeffrey David Sachs, 31/07/2011]

Famine et espoir dans la corne de l’Afrique Jeffrey David Sachs est un éminent économiste américain. Il est Directeur de l'Earth Institute, professeur de développement durable, et professeur de politique et de gestion de la santé à... Suite
Pour nourrir le monde, réduisons nos pertes alimentaires
[FAO, 11/05/2011]

Pour nourrir le monde, réduisons nos pertes alimentaires L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO, Food and Agriculture Organisation of the United Nations) a été créée en 1945 , son siège est à Rome depuis 1951. Elle... Suite
Combler le fossé hommes-femmes dans l’agriculture
[FAO, 07/03/2011]

Combler le fossé hommes-femmes dans l’agriculture L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO, Food and Agriculture Organisation of the United Nations) a été créée en 1945 , son siège est à Rome depuis 1951. Elle... Suite
Une agriculture plus intensive sauvera-t-elle les forêts tropicales ?
[Fred Pearce, New Scientist, 09/02/2011]

Une agriculture plus intensive sauvera-t-elle les forêts tropicales ? Consultant en environnement et développement, Fred Pearce est journaliste au New Scientist, au Boston Globe, à The Independent et à The Ecologist. Il a contribué à la rédaction de rapports du WWF, de... Suite
Investir dans les agriculteurs plutôt que dans les terres
[iied, 20/07/2010]

Investir dans les agriculteurs plutôt que dans les terres L’International Institute for Environment and Development (iied) a été fondé en 1971. Cette organisation internationale non-lucrative conduit des activités de recherches et de lobbying sur les grands... Suite
De mystérieux produits halieutiques
[FAO, 01/02/2010]

De mystérieux produits halieutiques L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO, Food and Agriculture Organisation of the United Nations) a été créée en 1945 , son siège est à Rome depuis 1951. Elle... Suite
Pour sauver la biodiversité, mangez-la !
[Olivier Blond, 14/01/2010]

Pour sauver la biodiversité, mangez-la ! Le rédacteur en chef du site GoodPlanet Info a créé la page écologie de Courrier International et participé à la création de l'émission Vu du Ciel sur France2. Photo Marianne Rozier. Suite
L’essor des citadins-paysans d'Afrique
[Juliet Torome, 10/10/2009]

L’essor des citadins-paysans d'Afrique Juliet Torome est auteur de livres et réalisatrice de documentaires. Elle a été la première récipiendaire du prix annuel Flaherty pour le meilleur documentaire, attribué par le magazine Ciné-source. ... Suite
Lutter contre la biopiraterie
[Silvia Ribeiro et Kathy Jo Wetter, 01/09/2009]

Lutter contre la biopiraterie Silvia Ribeiro et Kathy Jo Wetter travaillent toutes deux en tant que chercheuses pour l'Action Group on Erosion, Technology and Concentration (ETC Group). Suite
Trésors alimentaires en péril
[FAO, 07/09/2009]

Trésors alimentaires en péril L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO, Food and Agriculture Organisation of the United Nations) a été créée en 1945 , son siège est à Rome depuis 1951. Elle... Suite
Le thon peut rester au menu… pour l'instant
[New Scientist, 19/07/2009]

Le thon peut rester au menu… pour l'instant New Scientist est un magazine scientifique international hebdomadaire qui s'intéresse aux développements de la science et de la technologie. Il publie des articles sur les événements récents et les... Suite
Les chercheurs qui travaillent sur l'obésité doivent comprendre le fonctionnement du capitalisme.
[Sci-dev.net, 23/07/2008]

Les chercheurs qui travaillent sur l'obésité doivent comprendre le fonctionnement du capitalisme. Le réseau Science et Développement est une organisation à but non lucratif reconnue œuvre de bienfaisance à but éducatif au Royaume-Uni . Sa mission est d’aider les acteurs économiques des pays en... Suite
Un maïs OGM autorisé mais impropre à la consommation
[Gilles-Eric Séralini, 01/01/2006]

Un maïs OGM autorisé mais impropre à la consommation Ce professeur de biologie moléculaire est directeur du conseil scientifique CRII-GEN (Comité de Recherche et d'Information Indépendantes sur le génie Génétique), le principal laboratoiore indépendant... Suite
Quand la FAO voit l’avenir en bio
[Nature & Progrès, 01/07/2007]

Quand la FAO voit l’avenir en bio Magazine bimestriel, créé en 1964, il aborde l’actualité de l’agriculture et de l’alimentation bio. Reportages, interviews, dossiers sensibles (OGM, nucléaire,incinération...), bio-construction, et... Suite
Conclusions du rapport Agriculture biologique et sécurité alimentaire
[FAO, 01/05/2007]

Conclusions du rapport Agriculture biologique et sécurité alimentaire L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO, Food and Agriculture Organisation of the United Nations) a été créée en 1945 , son siège est à Rome depuis 1951. Elle... Suite
Pourquoi l’agriculture biologique doit remplacer l’agriculture industrielle
[Tewolde Berhan Gebre Egziabher, 01/12/2005]

Pourquoi l’agriculture biologique doit remplacer l’agriculture industrielle Diplomé en botanique à l'université de North Wales, il retourne en Éthiopie et dirige dans les années 1970 le département de biologie de l'université d'Addis Ababa et d'Asmara ainsi que l'herbier... Suite
Nourrir 7 milliards d'humains en quantité suffisante
[Lester Brown, Worldwatch Institute, 01/01/2006]

Nourrir 7 milliards d'humains en quantité suffisante Analyste environnemental de reconnaissance mondiale, il a écrit une vingtaine d’ouvrages, traduits dans environ 40 langues qui traitent de sujets d’économie et d’environnement global. Il est le... Suite
L’agroécologie, l’être humain dans sa responsabilité à l’égard du vivant
[Pierre Rabhi, 10/05/2007]

L’agroécologie, l’être humain dans sa responsabilité à l’égard du vivant Ouvrier agricole dans les années 60, Pierre Rabhi est très tôt confronté à la problématique de l’agriculture intensive et consterné par les impacts de cette pratique sur les écosystèmes. Dans les... Suite

De mystérieux produits halieutiques

03/03/2010 11:31 am

Un pourcentage inconnu de poissons que nous mangeons ne sont pas ce qu'ils sont censés être. Des techniques d'investigation médico-légales peuvent aider à résoudre ce problème.

Un homme, caucasien, la trentaine bien tassée, entre dans un pub et commande un "fish and chips". Alors qu'il est en train de déguster son repas accompagné d'une pinte, il se dit qu'il n'a jamais goûté d'églefins si frais! Mais il a tort: ce qu'il est en train de manger n'est pas du tout de l'églefin...

Une jeune japonaise, en voyage d'affaires aux États-Unis, commande un sashimi au thon pour le déjeuner. Ce dernier lui semble louche, et il y a de quoi.

Nate, un pêcheur sud-africain, ne mange jamais le produit de sa pêche; mais pendant qu'il sillonne une nouvelle zone de pêche, ailleurs des braconniers pêchent des langoustes protégées et les exportent avec de faux documents - compromettant davantage le renouvellement des zones de pêche où Nate espérait, un jour, pêcher à nouveau.

Vol d'identité ?

Dans chacun de ces trois cas hypothétiques, le coupable était un produit halieutique dont l'identité était erronée ou avait été détournée.

« L'identification des poissons non transformés est en général assez facile, explique Michèle Kuruc du département pêche et aquaculture de la FAO. Mais aujourd'hui, les produits halieutiques sont exportés loin, vers des lieux où ils ne sont pas forcément bien connus. De plus, l'industrie s'est mondialisée et les produits halieutiques sont souvent transformés dans des bateaux-usines avant même d'être débarqués. La plupart du temps, ce que voient les inspecteurs ne ressemble plus du tout à un poisson à l'état sauvage ».

Parfois, l'identification précise des poissons dépasse les capacités des inspecteurs. D'innocentes erreurs d'écriture peuvent finir par transformer un type de poisson en un autre. De plus, des pêcheurs et des commerçants sans scrupules se jouent du système pour éviter restrictions ou taxes.

Selon M. Kuruc, les personnes impliquées dans la pêche illicite, non réglementée et non déclarée (IUU) utilisent de nombreuses méthodes pour dissimuler leurs activités illégales et mettre sur le marché leurs produits mal acquis. « La substitution frauduleuse de produits et l'utilisation de fausses dénominations et de documents frauduleux sont fréquemment utilisées pour transporter et commercialiser des produits illicites », affirme-t-elle.

Résultat? Un pourcentage inconnu de produits halieutiques sur les étals ne correspondent tout simplement pas aux étiquettes sous lesquelles ils sont vendus.

Gros enjeux

Là est le problème. Aujourd'hui, les consommateurs sont conscients des multiples bienfaits pour la santé de consommer des produits halieutiques, mais ils veulent être sûrs de manger du poisson qui a été pêché ou élevé de façon responsable et de consommer un produit sain et sûr.

Ces dernières années, un certain nombre d'importants détaillants de l'agro-alimentaire se sont engagés à commercialiser seulement des produits halieutiques certifiés durables. À partir du 1er janvier 2010, le plus grand marché mondial de produits halieutiques, l'Union européenne, a mis en place une règlementation afin de bloquer les importations de poissons pêchés de manière illicite.

Avec 110 millions de tonnes de produits halieutiques consommés annuellement, le commerce international des produits de la pêche est évalué à un niveau record de 86 milliards de dollars par an. Cela représente une source importante d'emplois et de recettes publiques pour les pays en développement dont les zones de pêche alimentent les pays développés.

En réponse aux inquiétudes concernant l'état de nombreux stocks halieutiques, une surveillance constante sur les quantités de poissons capturés et les lieux de pêche est nécessaire.

La science médico-légale à la rescousse

Des technologies légales basées sur la génétique et la chimie sont déjà utilisées par certains pays pour surveiller et contrôler le commerce de produits, d'animaux et du bois. Ainsi, la FAO a récemment organisé un atelier d'experts, inspecteurs, agents des services de répression (chargés de faire appliquer la loi), scientifiques et universitaires pour discuter de la façon dont ces technologies pourraient être plus largement déployées dans le contrôle des pêches.

« Nous souhaitons promouvoir une utilisation plus large des techniques médico-légales disponibles, en particulier dans les pays en développement, indique M. Kuruc. Quelques pays ont avec succès utilisé diverses méthodes médico-légales dans des enquêtes et lors de poursuites judiciaires, mais une large part du personnel chargé de la surveillance et du contrôle des pêches ignore encore leur existence ».

L'analyse de l'ADN peut révéler l'espèce d'un filet blanc suspect. Des tests chimiques sur des ouïes de poissons indiquent les aliments absorbés et permettent de localiser la région précise où ils ont été capturés.

« Nous devons pousser au maximum l'utilisation de ces techniques, parce que nous pouvons être sûrs que ceux qui sont impliqués dans la pêche IUU le font, ajoute M. Kuruc. Un participant de l'atelier a raconté qu'un groupe reconnu coupable d'un trafic illégal d'ormeaux avait avoué avoir appris les techniques de destruction des preuves en regardant la série télévisée "Les experts à Miami" ».

La réunion de la FAO a permis d'étudier l'état des connaissances et de réfléchir sur l'utilisation des techniques scientifiques médico-légales dans le domaine de la pêche et des besoins d'identification, en particulier pour renforcer les capacités des pays en développement. Les meilleures pratiques dans l'apport des preuves, la formation des inspecteurs et l'identification des laboratoires capables de faire ces tests ont également été abordées. Souvent, les laboratoires des pays en développement qui testent la qualité alimentaire pourraient être mis à niveau pour mener des expertises médico-légales.

Le groupe a également accepté la fonction de réseau ad hoc de référence de la FAO auquel les autorités du monde entier peuvent faire appel en cas de besoin.

« Les poissons peuvent être correctement identifiés si les échantillons sont manipulés correctement, arrivent dans les bons laboratoires et sont vérifiés selon des techniques médico-légales, a précisé M. Kuruc. Il faudrait donc aider les pays qui ne disposent pas de tels équipements à y accéder afin qu'ils puissent identifier et poursuivre les cas de malversation ».