Serge Latouche

Serge Latouche est professeur émérite à la faculté de droit, éonomie et gestion de Paris XI. Il est un fervent défenseur de la théorie de la décroissance et s’oppose à un mode de vie basé exclusivement sur la consommation non soutenable de biens terrestres à l’échelle mondiale. Il est également directeur du Groupe de recherche en anthropologie, épistémologie et économie de la pauvreté (GRAEEP)

Rio+20 : se focaliser sur les solutions
[Julia Marton-Lefèvre, 16/05/2012]

Rio+20 : se focaliser sur les solutions Julia Marton-Lefèvre est la directrice générale de l’Union internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). L'UICN publie la liste rouge des espèces menacées dans le monde. Photo: IUCN/Group... Suite
Ne rejetez pas la faute sur Rio
[Michel Rocard, 22/02/2012]

Ne rejetez pas la faute sur Rio Michel Rocard a été Premier Ministre en France de 1988 à 1991. Il a été nommé en 2009 ambassadeur de France chargé des négociations internationales relatives aux pôles Arctique et Antarctique. ... Suite
Rio, 20 ans après : le vert n’est plus au programme
[Fred Pearce, 09/03/2012]

Rio, 20 ans après : le vert n’est plus au programme Consultant en environnement et développement, Fred Pearce est journaliste au New Scientist, au Boston Globe, à The Independent et à The Ecologist. Il a contribué à la rédaction de rapports du WWF, de... Suite
L’énergie solaire hors réseau : et la lumière fut pour les pauvres de la planète
[Carl Pope, 04/01/2011]

L’énergie solaire hors réseau : et la lumière fut pour les pauvres de la planète Carl Pope est l'ancien directeur du Sierra Club, l'une des plus anciennes associations écologistes des Etats-Unis. Il a notamment oeuvré en faveur d'une meilleure qualité de l'air aux Etats-Unis. ... Suite
Remettre les paysans au cœur du monde

[Yann Arthus-Bertrand, 30/11/2011]

Remettre les paysans au cœur du monde
 Yann Arthus-Bertrand est photographe, cinéaste, et écologiste. Il s’est toujours passionné pour le monde animal et les espaces naturels. En 1991, il fonde Altitude, première agence de photographie... Suite
La solution de l’éducation
[Mahmoud Mohieldin, 03/11/2011]

La solution de l’éducation Mahmoud Mohieldin est directeur exécutif au World Bank Group, et ancien ministre égyptien de l’investissement. Suite
Et si nous mettions l’empreinte écologique à nos tableaux de bord ?
[Mathis Wackernagel, 03/11/2011]

Et si nous mettions l’empreinte écologique à nos tableaux de bord ? Mathis Wackernagel est président du Global Footprint Network. Suite
Le mouvement de transition face à l'enjeu démographique
[Rob Hopkins, 27/10/2011]

Le mouvement de transition face à l'enjeu démographique Rob Hopkins est le fondateur du mouvement Transition Towns qui vise à élaborer des villes plus durables dotées d'une économie relocalisée et capable d'être en partie auto suffisantes pour la... Suite
Des forêts pour les générations futures
[Gisele Bündchen, 21/09/2011]

Des forêts pour les générations futures Mannequin, Gisèle Bündchen est également Ambassadrice de bonne volonté du Programme des Nations Unies pour l'environnement. Durant son enfance au Brésil, elle a pu admirer toute la beauté de la... Suite
Recyclage : que faire des panneaux photovoltaïques usagés ?
[Gregory Spanoudakis, 29/08/2011]

Recyclage : que faire des panneaux photovoltaïques usagés ? Gregory Spanoudakis est Président des Opérations Européennes de Canadian Solar. Cette entreprise s'est engagée dans la recherche sur le recyclage des panneaux solaires au travers de PV Cycle. Suite
Une invitation à aimer le futur
[Virginie Raisson, 14/04/2011]

Une invitation à aimer le futur Virginie Raisson dirige le LÉPAC, un laboratoire privé et indépendant de géopolitique et prospective. De 1999 à 2008, elle a été membre du Conseil d’administration de Médecins Sans Frontières, en... Suite
L’oligarchie est responsable de la crise écologique
[Hervé Kempf, 14/02/2011]

L’oligarchie est responsable de la crise écologique Journaliste et éditorialliste au Monde, Hervé Kempf écrit sur les enjeux écologiques. Hervé Kempf vient de publier L’oligarchie ça suffit, vive la démocratie (Seuil), qui prolonge sur le plan de... Suite
La différence entre les besoins et l’avidité
[Jeffrey David Sachs, 28/02/2011]

La différence entre les besoins et l’avidité Jeffrey David Sachs est un éminent économiste américain. Il est Directeur de l'Earth Institute, professeur de développement durable, et professeur de politique et de gestion de la santé à... Suite
La poursuite officielle du bonheur
[Derek Bok, 04/01/2011]

La poursuite officielle du bonheur Juriste de formation, Derek Bok a d'abord enseigné le droit à l'Université d'Harvard avant d'être élu président de l’université de 1971 à 1991 puis de 2006 à 2007. Il a écrit plusieurs livres, dont... Suite
Les chauves-souris : de précieuses alliées de la nature et des Hommes
[PNUE, 21/01/2011]

Les chauves-souris : de précieuses alliées de la nature et des Hommes Créé en 1972, le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE ou UNEP en anglais) est la plus haute autorité environnementale au sein du système des Nations Unies. Le Programme joue le rôle... Suite
Ces entrepreneurs qui changent le monde
[Bill Drayton, 09/02/2011]

Ces entrepreneurs qui changent le monde Bill Drayton est président-fondateur d’Ashoka, le plus grand réseau d’entrepreneurs sociaux dans le monde. Après avoir étudié à Yale et Harvard, il a été consultant chez McKinsey, professeur à la... Suite
En finir avec le mariage des enfants
[Jimmy Carter, 17/09/2010]

En finir avec le mariage des enfants Ancien président américain, Jimmy Carter est désormais à la tête d'une fondation qui participe à l'aide au développement en Afrique et à la lutte contre les maladies négligées. Suite
De la croissance dans une économie bouddhiste
[Jeffrey David Sachs, 25/08/2010]

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Coupe du monde de foot : carton rouge écologique ?
[Nathalie Durand, 28/06/2010]

Coupe du monde de foot : carton rouge écologique ? A l’origine maître d’armes, Nathalie Durand enseigne l’escrime pour les valides et les handisports. Diplômée en management international du sport, elle mène depuis 1996 des études et des actions... Suite
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[Serge Orru, 16/05/2010]

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Dette écologique en Afrique
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En quoi les Européens sont-ils plus verts que les Américains ?
[Elisabeth Rosenthal, 08/09/2009]

En quoi les Européens sont-ils plus verts que les Américains ? Elisabeth Rosenthal est une journaliste spécialisée sur les questions environnementales. Elle écrit notamment dans les colonnes du New York Times et du International Herald Tribune. Photo DR. Suite
La lutte contre les grandes surfaces est un combat pour la démocratie
[George Monbiot, The guardian, 10/08/2009]

La lutte contre les grandes surfaces est un combat pour la démocratie Célèbre journaliste d’investigation et éditorialiste au quotidien anglais The Guardian. George Monbiot est conseiller auprès de la BBC Wildlife magazine. Il est également l'auteur de best sellers... Suite
Changer le rapport de l'homme à la nature n'est qu'un début
[Edgar Morin, 22/06/2009]

Changer le rapport de l'homme à la nature n'est qu'un début Edgar Morin est un sociologue et philosophe français. Il a écrit, entre autres, “Pour entrer dans le XXIe” (Seuil, 2004) Suite
La bombe humaine
[Paul et Anne Ehrlich, 09/04/2009]

La bombe humaine Paul et Anne Ehrlich font partie du Département de biologie et du Center for Conservation Biology de l'université de Stanford. Paul Ehrlich y est Professeur d'études démographiques et de sciences... Suite
Il est trop tard pour être pessimiste
[Yann Arthus-Bertrand, 08/09/2008]

Il est trop tard pour être pessimiste Yann Arthus-Bertrand est photographe, cinéaste, et écologiste. Il s’est toujours passionné pour le monde animal et les espaces naturels. En 1991, il fonde Altitude, première agence de photographie... Suite
Une « bonne planète » a besoin de nouveaux indicateurs de richesse
[Jean Gadrey, 02/04/2009]

Une « bonne planète » a besoin de nouveaux indicateurs de richesse Professeur émérite d'économie à l'Université de Lille 1, il est membre du CNIS (Conseil National de l'Information Statistique) et de la Commission Stiglitz, chargée de proposer de nouveaux... Suite
Une conservation à visage humain
[Jean-Michel Severino, 01/01/2008]

Une conservation à visage humain Jean-Michel Severino est, depuis 2001, Directeur général de l’Agence Française de Développement (AFD). Diplômé de l’École Nationale d’Administration et de l’Institut d’Études Politiques de Paris,... Suite
FAO : L'agriculture doit changer pour nourrir le monde
[FAO, 04/02/2009]

FAO : L'agriculture doit changer pour nourrir le monde L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO, Food and Agriculture Organisation of the United Nations) a été créée en 1945 , son siège est à Rome depuis 1951. Elle... Suite
Changer de valeurs
[Tony Juniper, 01/07/2008]

Changer de valeurs Tony Juniper est un environnementaliste reconnu, auteur et commentateur. Il a occupé le poste de Directeur des Amis de la Terre – UK et de vice-Présidente des Amis de la Terre International de 2000 à... Suite
De gré ou de force, la décroissance
[Serge Latouche, 22/10/2008]

De gré ou de force, la décroissance Serge Latouche est professeur émérite à la faculté de droit, éonomie et gestion de Paris XI. Il est un fervent défenseur de la théorie de la décroissance et s’oppose à un mode de vie basé... Suite

De gré ou de force, la décroissance

22/10/2008 12:32 pm

Pour Serge Latouche, théoricien de la décroissance, la décroissance subie n'est pas la décroissance choisie. La première (la récession) génère famines, guerres, pandémies. L'autre, celle de la sobriété choisie, nécessite d'inventer un autre mode de rapport au monde, mais permettra une société festive.

« Si la planète brûle un jour, c’est que les « écologistes » auront eu raison ; mais tant que cela n’arrive pas, tant que l’on peut maintenir l’apparence spectaculaire que le système tourne et que le monde est debout, alors la Raison est du côté des gestionnaires ».
Amiech Matthieu et Mattern Julien (1)

« La décroissance, mais on y est déjà ! » Il n’est pas rare que le partisan de la décroissance s’entende opposer cette argument de la part de ses adversaires. C’est aller un peu vite en besogne. Notre croissance est faible, certes, mais nous n’en sommes pas encore à la croissance négative. Avec un PIB de 1000 milliards d’Euros, 1% de croissance fait tout de même 10 milliards, soit 10 % de la croissance d’un pays dont le PIB n’est que de 100 Milliards d’Euros (ordre de grandeur de celui des pays du Sud). 10 milliards de prélèvement des ressources naturelles, de déchets et de pollution supplémentaires ; 10 milliards de plus de dérèglement climatique et d’extinction des espèces. C’est encore trop pour la régénération de la biosphère.

Mais surtout, la décroissance choisie n’est pas la décroissance subie. Le projet d’une société de décroissance est radicalement différent de la croissance négative. Le premier est comparable à une cure d’austérité entreprise volontairement pour améliorer son bien-être lorsque l’hyperconsommation en vient à nous menacer d’obésité. La seconde est la diète forcée pouvant mener à la mort par famine. Nous l’avons assez dit et répété. Il n'y a rien de pire qu'une société de croissance sans croissance. On sait que le simple ralentissement de la croissance plonge nos sociétés dans le désarroi, en raison du chômage, de l’accroissement de l’écart qui sépare riches et pauvres, des atteintes au pouvoir d’achat des plus démunis et de l'abandon des programmes sociaux, sanitaires, éducatifs, culturels et environnementaux qui assurent un minimum de qualité de vie. On peut imaginer quelle catastrophe sera un taux de croissance négatif ! Cette régression sociale et civilisationnelle est précisément ce qui nous guette si nous ne changeons pas de trajectoire. Dans une conférence de 1974 intitulée, « Leur écologie et la nôtre », André Gorz écrivait déjà : « Ce recul de la croissance et de la production qui, dans un autre système, aurait pu être un bien (moins de voitures, moins de bruit, plus d’air, des journées de travail plus courtes, etc), aura des effets entièrement négatifs : les production polluantes deviendront des biens de luxe, inaccessibles à la masse, sans cesser d’être à la portée des privilégiés ; les inégalités se creuseront ; les pauvres deviendront relativement plus pauvres et les riches plus riches ».

Malheureusement, la fin du pétrole n’est pas nécessairement la fin du capitalisme, ni même de la société de croissance. Une économie capitaliste pourrait encore fonctionner avec une grande rareté des ressources naturelles, dérèglement climatique, etc. C’est la part de vérité des défenseurs du développement durable et du capitalisme de l’immatériel. Les entreprises (au moins certaines) peuvent continuer à croître, à voir leur chiffre d’affaires augmenter ainsi que leurs profits tandis que les famines, les pandémies, les guerres extermineraient les neuf dixième de l’humanité. Les ressources, toujours plus rares, augmenteraient plus que proportionnellement de valeur. La rareté du pétrole ne nuit pas, bien au contraire, à la santé des firmes pétrolières. S’il n’en va pas de même pour la pêche, cela tient à l’existence de substituts pour le poisson dont le prix ne peut croître à proportion de sa rareté. La consommation diminuera en substance tandis que sa valeur continuera d’augmenter. En emboîtant, vers 1850, la voie « thermo-industrielle », selon l’expression de Jacques Grinevald (2), l’Occident a pu donner consistance à son désir d’épouser la raison géométrique, rêve qui se manifeste depuis 1750 au moins avec la naissance du capitalisme et de l’économie politique. Toutefois, ce n’est que vers 1950, avec l’invention du marketing et la naissance subséquente de la société de consommation qu’il peut libérer tout son potentiel créateur et destructeur. Ce faisant, il a construit les structures de la catastrophe.

La décroissance n'est envisageable que dans une "société de décroissance", c'est-à-dire dans le cadre d'un système reposant sur une autre logique. L'alternative est donc bien : décroissance ou barbarie ! Tout cela était parfaitement prévisible et avait été annonçé. On a souvent rejeté, sans les avoir lus et encore moins compris, les avertissements du Club de Rome. On peut bien sûr être sceptique sur tous les travaux de futurologie, mais ceux–là ont le mérite d’être infiniment plus sérieux et solides que les habituelles projections sur lesquelles s’appuient nos gouvernants ou les instances internationales. La modèlisation repose, en effet, sur la théorie des systèmes de Jay Forrester (en l’occurrence le modèle world 3). Elle présente deux aspects qui renforcent sa crédibilité : l’interdépendance des variables et les boucles de rétroaction (3). Tous les scénarios, sauf celui reposant sur une foi proprement « cornucopienne » (de la corne d’abondance) et qui ne remettent pas en question les fondamentaux de la société de croissance aboutissent à l’effondrement. Le premier scénario situe celui-ci, vers 2030, du fait de la crise des ressources non renouvelables, vers 2040 pour le deuxième, du fait de la crise de la pollution, vers 2070 pour le troisième, du fait de la crise de l’alimentation. Les autres scénarios sont des variantes de ces trois-là. Un seul est à la fois crédible et soutenable, le scénario 9, celui de la sobriété qui correspond aux fondamentaux de la voie de la décroissance.

Une société de sobriété choisie, celle proposée par le mouvement des objecteurs de croissance, supposera de travailler moins pour vivre mieux, de consommer moins, mais mieux, de produire moins de déchets, de recycler plus. Bref, de retrouver le sens de la mesure et une empreinte écologique soutenable. D’inventer sa félicité dans la convivialité plutôt que dans l’accumulation frénétique ; Tout cela suppose une sérieuse décolonisation de nos imaginaires, mais les circonstances peuvent nous y aider. Certes, diront les drogués du système, nous n'irons plus en vacances aux Seychelles. Il faut se faire une raison. L'âge d'or du consumérisme kilométrique est derrière nous. Au moment où Richard Branson, le milliardaire britannique propriétaire de Virgin veut mettre le tourisme spatial à la portée de tous (le Monde du 19 avril 2006), le très orthodoxe Financial times lui-même le reconnaît :"Le tourisme sera de plus en plus considéré comme l'ennemi environnemental public mondial numéro 1" (4). Le désir de voyages et le goût de l'aventure sont sans doute inscrits au coeur de l'homme et sont une source d'enrichissement qui ne doit pas se tarir, mais la curiosité légitime et l'enquête éducative ont été transformées en consommation marchande destructrice de l'environnement non moins que de la culture et du tissu social des pays "cibles" par l'industrie touristique. Le "bougisme", la manie de se déplacer toujours plus loin, toujours plus vite, toujours plus souvent (et pour toujours moins cher), ce besoin largement artificiel créé par la vie "surmoderne", exacerbé par les média, sollicité par les agences de voyages, les voyagistes et les tour operators, doit être revu à la baisse. Pour cause de pénurie de pétrole et de dérèglement climatique, l'avenir ce sera : toujours moins loin, toujours moins souvent, toujours moins vite et toujours plus cher. A vrai dire, ce n'est dramatique qu'en raison du vide et du désenchantement qui nous font vivre de plus en plus virtuellement mais voyager réellement au dépens de la planète. A la différence des 750 peuples papous, condamnés pendant des millénaires à vivre toute l'expérience humaine dans l'horizon borné de leur canton (ce dont ils ne semblaient pas souffrir outre mesure), nous avons la chance inouïe, grâce aux merveilles de la technologie, de pouvoir voyager virtuellement sans quitter son foyer. Et puis, l'aventurier dans l'âme pourra toujours se rendre aux Seychelles en planche à voile si celles-ci existent encore ...

Nous sommes arrivés, dit Woody Allen, à une bifurcation décisive. Une voie nous amène à l’extinction de l’espèce, l’autre au désespoir. Il ajoute : « J’espère que nous saurons faire le bon choix… ». La première voie est celle que nous suivons. La seconde, celle de la croissance négative générant famine, guerres, pandémies, et probablement gérée par un pouvoir écofaciste ou écototalitariste dont nous vivons déjà les prémisses. La décroissance représente une troisième voie, celle de la sobriété choisie. Pour cela, il nous faut inventer un autre mode de rapport au monde, à la nature, aux choses et aux êtres, qui aura la propriété de pouvoir être universalisé à l’échelle de l’humanité. Les sociétés qui auto-limitent leur capacité de production sont aussi, des sociétés festives.

Notes

1 Le cauchemar de Don Quichotte. Sur l’impuissance de la jeunesse d’aujourd’hui. Climats, 2004.

2 Grinevald Jacques, La Biosphère de l’Anthropocène. climat et pétrole, la double menace. Repères transdisciplinaires (1824-2007), Georg, Genève 2007.

3 Voir Donella Meadows, Dennis Meadows, Jorden Randers, Limits to Growth The 30-year Update, Chelsea Green Publishing, 2004 et Christian Araud, Modèliser le monde, prévoir le futur, Entropia, Revue théorique et politique de la décroissance n°4, Parangon, Lyon 2008.

4 Welcome to the age of less By Richard Tomkins, Financial Times, November 10 2006

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Per amore o per forza, la decrescita .
(De gré ou de force, la décroissance).
Par Serge Latouche.
Source : courtoisie de l’auteur

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