Joss Garman

Joss Garman est un militant écologique britannique. il est chargé de campagne à Greenpeace et a aussi participé à la fondation du mouvement Plane Stupid qui s'oppose à l'extension du trafic aérien. Il a pris part aux luttes contre l'agrandissement de l'aéroport d'Heathrow. Il écrit aussi dans le magasine The Ecologist.

Durban : l'Union européenne a-t-elle signé la défaite du climat ?
[Maxime Combes, 10/12/2001]

Durban : l'Union européenne a-t-elle signé la défaite du climat ? Economiste de formation, Maxime Combes est membre de l'Aitec et d'Attac et est engagé dans le cadre du projet Echo des Alternatives Suite
Climat : sueurs froides et accords tièdes à Durban
[Fondation pour la Nature et l'Homme, 13/12/2001]

Climat : sueurs froides et accords tièdes à Durban Créée en 1990 par Nicolas Hulot, la Fondation pour la Nature et l'Homme (FNH) a pour objectif de modifier les comportements individuels et collectifs pour préserver notre planète. Organisation non... Suite
Les mesures contre le changement climatique doivent être à l’épreuve de la corruption
[Transparency International, 30/04/2011]

Les mesures contre le changement climatique doivent être à l’épreuve de la corruption Fondée en 1993 et présente dans 80 pays, Transparency International est une ONG qui lutte contre la corruption. Suite
Sommet de Cancún : les Nations unies seraient-elles incapables de s’occuper du climat ?
[Fred Pearce, 16/12/2010]

Sommet de Cancún : les Nations unies seraient-elles incapables de s’occuper du climat ? Consultant en environnement et développement, Fred Pearce est journaliste au New Scientist, au Boston Globe, à The Independent et à The Ecologist. Il a contribué à la rédaction de rapports du WWF, de... Suite
Les voyants du changement climatique sont au rouge
[George Soros, 12/12/2010]

Les voyants du changement climatique sont au rouge George Soros, milliardaire et philanthrope, dirige le Fond de gestion Soros et l’Institut Open Society. Photo : © AFP PHOTO / ERIC PIERMONT Suite
Cancun : une réussite mexicaine
[Olivier Blond, 11/12/2010]

Cancun : une réussite mexicaine Le rédacteur en chef du site GoodPlanet Info a créé la page écologie de Courrier International et participé à la création de l'émission Vu du Ciel sur France2. Photo Marianne Rozier. Suite
Qu’attendre de la conférence sur le climat de Cancun
[Denis Loyer, 24/11/2010]

Qu’attendre de la conférence sur le climat de Cancun Denis Loyer est conseiller climat à l’Agence française de développement, AFD. L’AFD est la banque de développement de la France. L’AFD et les principaux bailleurs de fonds bilatéraux japonais (JICA)... Suite
Pourquoi les scientifiques doivent être les nouveaux climato-sceptiques
[New Scientist, 04/03/2010]

Pourquoi les scientifiques doivent être les nouveaux climato-sceptiques New Scientist est un magazine scientifique international hebdomadaire qui s'intéresse aux développements de la science et de la technologie. Il publie des articles sur les événements récents et les... Suite
Comment surmonter l’échec de Copenhague
[Joseph E. Stiglitz, 06/01/2009]

Comment surmonter l’échec de Copenhague Joseph Eugene Stiglitz a reçu le prix Nobel d’économie en 2003. Il a travaillé pendant des années à la Banque mondiale. Il est aussi connu pour ses ouvragest : Quand le capitalisme perd la tête et La... Suite
Copenhague : Demi succès ou catastrophe ?
[Michel Rocard, 20/12/2010]

Copenhague : Demi succès ou catastrophe ? Michel Rocard a été Premier Ministre en France de 1988 à 1991. Il a été nommé en 2009 ambassadeur de France chargé des négociations internationales relatives aux pôles Arctique et Antarctique. ... Suite
Le trouble jeu de la Chine
[Olivier Blond, 04/01/2010]

Le trouble jeu de la Chine Le rédacteur en chef du site GoodPlanet Info a créé la page écologie de Courrier International et participé à la création de l'émission Vu du Ciel sur France2. Photo Marianne Rozier. Suite
Copenhague est un échec historique qui restera marqué du sceau de l'infamie
[Joss Garman, 20/12/2009]

Copenhague est un échec historique qui restera marqué du sceau de l'infamie Joss Garman est un militant écologique britannique. il est chargé de campagne à Greenpeace et a aussi participé à la fondation du mouvement Plane Stupid qui s'oppose à l'extension du trafic aérien.... Suite
Copenhague n’est pas la fin d’une belle idée
[Olivier Milhomme, 21/12/2009]

Copenhague n’est pas la fin d’une belle idée a été conseiller éditorial de la fondation GoodPlanet. Suite
Copenhague : un Seattle empreint de maturité
[Naomi Klein, 13/11/2009]

Copenhague : un Seattle empreint de maturité Figure du militantisme altermondialiste et surtout anticapitaliste depuis la sortie de No Logo en 2000, Naomi Klein est une journaliste engagée. Elle concentre son travail sur les dérives du... Suite
350, une initiative mondiale en faveur du climat
[Jacques Mirenowicz, 21/10/2009]

350, une initiative mondiale en faveur du climat Jacques Mirenowicz est co-fondateur et rédacteur en chef de LaRevueDurable, revue franco-suisse de vulgarisation sur tout ce qui touche à l’écologie et au développement durable. Elle offre vise à... Suite
Pourquoi il ne suffit pas de réduire les émissions de carbone
[Achim Steiner, 01/09/2009]

Pourquoi il ne suffit pas de réduire les émissions de carbone Achim Steiner est le directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE). Auparavant, il a exercé de hautes fonctions à la Commission mondiale des barrages puis à l'Union... Suite
Mettre en place un budget carbone
[Claus Leggewie, 20/08/2009]

Mettre en place un budget carbone Claus Leggewie dirige l’Institute for Advanced Study in the Humanities à Essen (KWI) et est membre du Conseil allemand pour un changement global (WBGU).Photo : Stefan/wikipedia sous licence Creative... Suite
Le méthane : problème majeur et solution pratique pour le climat ?
[New Scientist, 25/06/2009]

Le méthane : problème majeur et solution pratique pour le climat ? New Scientist est un magazine scientifique international hebdomadaire qui s'intéresse aux développements de la science et de la technologie. Il publie des articles sur les événements récents et les... Suite
REDD sur l'Amazonie : une victoire pour les populations, les arbres et le climat
[Virgilio Viana, 15/03/2009]

REDD sur l'Amazonie : une victoire pour les populations, les arbres et le climat Celui qui est l'un des meilleurs spécialistes brésiliens de la protection des forêt a exercé des fonctions de secrétaire d'État de l'Environnement et du Développement Durable de l'Etat d'Amazonie. Il... Suite
Le piège de Kyoto
[Bjørn Lomborg, 25/05/2009]

Le piège de Kyoto Bjørn Lomborg est professeur à la Copenhagen business School. Il est l’auteur de L’environnementaliste sceptique (The skeptical environmentalist: measuring the real state of the world, Cambridge... Suite
Une prophétie qui se réalise
[George Monbiot, The guardian, 16/03/2009]

Une prophétie qui se réalise Célèbre journaliste d’investigation et éditorialiste au quotidien anglais The Guardian. George Monbiot est conseiller auprès de la BBC Wildlife magazine. Il est également l'auteur de best sellers... Suite
Profiteurs du climat : les pays émergents doivent agir
[Fred Pearce, The guardian, 29/01/2009]

Profiteurs du climat : les pays émergents doivent agir Consultant en environnement et développement, Fred Pearce est journaliste au New Scientist, au Boston Globe, à The Independent et à The Ecologist. Il a contribué à la rédaction de rapports du WWF, de... Suite
Pourquoi les ministres des finances devraient s'inquiéter du changement climatique ?
[Angel Gurria, 08/12/2008]

Pourquoi les ministres des finances devraient s'inquiéter du changement climatique ? Né le 8 mai 1950 à Tampico, au Mexique, Angel Gurría est Secrétaire général de l’OCDE depuis juin 2006, après avoir été ministre des Affaires étrangères du Mexique, de décembre 1994 à janvier 1998,... Suite
Regardez, il n’y a pas de trace de carbone.
[Fred Pearce, New Scientist, 09/03/2007]

Regardez, il n’y a pas de trace de carbone. Consultant en environnement et développement, Fred Pearce est journaliste au New Scientist, au Boston Globe, à The Independent et à The Ecologist. Il a contribué à la rédaction de rapports du WWF, de... Suite
Bjørn Lomborg ou Tintin au pays de l'écologie ?
[Olivier Godard, 01/01/2003]

Bjørn Lomborg ou Tintin au pays de l'écologie ? Olivier Godard est directeur de recherche au CNRS et professeur à l'École polytechnique. Il a publié de nombreux articles sur la prévention des risques majeurs, le principe de précaution et... Suite
Réaction de Jean Jouzel…
[Jean Jouzel, 21/07/2004]

Réaction de Jean Jouzel… Directeur de Recherches au CEA, Jean Jouzel dirige l’Institut Pierre Simon Laplace (IPSL). Il est membre du bureau du GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) depuis 1994... Suite
Le secret honteux de l’accord sur le réchauffement climatique
[Bjørn Lomborg, 07/07/2007]

Le secret honteux de l’accord sur le réchauffement climatique Bjørn Lomborg est professeur à la Copenhagen business School. Il est l’auteur de L’environnementaliste sceptique (The skeptical environmentalist: measuring the real state of the world, Cambridge... Suite
Économie et politique des changements climatiques (extrait)
[Sylvie Faucheux, 06/06/2005]

Économie et politique des changements climatiques (extrait) Sylvie Faucheux exerce les fonctions de pofesseur en Sciences Économiques et de directrice du laboratoire de recherche C3ED (Centre d’Économie et d’Éthique pour l’Environnement et le Développement),... Suite

Copenhague est un échec historique qui restera marqué du sceau de l'infamie

23/12/2009 5:22 pm

Bilan sans concession du militant vert depuis le DanemarkLe président américain le plus progressiste de sa génération s'est rendu au sommet international le plus important depuis la Seconde Guerre mondiale où il a prononcé un discours à ce point dépourvu de substance qu'il aurait tout aussi bien pu le hurler dans un porte-voix depuis une plage d'Hawaii. Ses conseillers affirment en privé qu'il n'avait pas le choix, tant est véhémente l'opposition des parlementaires américains à toute action qui mettrait en péril la toute-puissance des combustibles fossiles dans le mode de vie outre-Atlantique. Ainsi donc, le pays qui a envoyé un homme sur la Lune n'est pas capable de rassembler assez de volonté collective pour épargner aux habitants de notre planète les conséquences d'un modèle économique et d'un train de vie qui ont pris des allures de religion.

Puis, le Premier ministre chinois, qui est en train de convertir son pays, communiste, à un sacro-saint capitalisme avide de carbone, s'est à ce point offusqué du discours d'Obama qu'il a refusé de le rencontrer ; il est donc resté dans sa chambre d'hôtel à bouder, comme s'il s'était agi d'une brouille entre adolescents et non de l'ultime effort entrepris pour retarder l'effondrement de notre biosphère.

Plus tard dans la soirée, les deux hommes ont fini par se rencontrer et bricoler une série de paragraphes qu'ils ont qualifiés « d'accord », même si, dans les faits, ce texte a autant de portée et fait autant autorité qu'un vulgaire post-it. Ce qui ne les a pas empêchés de le signer avec solennité.

L'équipe d'Obama a ensuite entrepris de briefer les journalistes accrédités à la Maison-Blanche, dont la plupart, semble-t-il, s'y connaissent à peu près autant en géopolitique du climat que nos politicards britanniques en base-ball. Et, en un clin d'oeil, The New York Times et CNN ont annoncé la signature d'un accord « significatif ».

Pendant ce temps-là, un ami faisant partie d'une délégation africaine m'a envoyé un e-mail pour me dire qu'avec de nombreux membres du G77, la coalition des pays en développement, ils sont enfin sortis d'une long débat sur l'état catastrophique des négociations, tout ça pour voir Obama à la télévision annoncer que le monde est parvenu à un accord.

C'est la première chose qu'ils ont entendue, et quelques minutes plus tard, en examinant le texte, ils se sont rendu compte que l'accord condamne ni plus ni moins leur continent à un siècle d'élévation dévastatrice des températures.

A ce moment-là, les leaders européens, qui savent que tout cela n'est qu'une mascarade mais qui doivent parler d'avancée à leur opinion publique, ont envoyé leurs conseillers téléphoner aux responsables d'organisations de la société civile pour leur présenter les négociations comme ayant abouti.

Comme ayant abouti ? Avec cet accord, on franchit un tel nombre de lignes jaunes établies par l'Europe avant le sommet, que le Bella Centre est maculé de traces de pneus. Comme nous le dit avec franchise un diplomate européen : c'est un « accord vraiment merdique ». En effet.

Cet « accord » est encore pire que mauvais. Il ne contient aucun objectif contraignant et ne précise ni quand ni comment ces objectifs vont être établis. Il ne contient même pas de déclaration comme quoi les pays s'engagent à maintenir la hausse des températures en dessous de 2°C. Les chefs d'État se contentent de reconnaître la véracité scientifique de ce seuil fatidique, comme si cela suffisait à nous empêcher de le franchir.

Le seul élément de cet accord susceptible de trouver grâce aux yeux d'une personne saine d'esprit est la mobilisation de 100 milliards de dollars pour le changement climatique. Mais cet argent est en grande partie puisé dans des budgets existants et il n'y a aucune indication précisant comment de nouvelles sommes vont être réunies et versées aux pays pauvres pour qu'ils se développent de façon durable et s'adaptent au réchauffement.

Je sais bien que nos hommes politiques se sentent obligés de se réjouir et de parler de succès ; pour eux, c'est le seul moyen de faire en sorte que la machine reste sur les bons rails. Mais nous avons dépassé ce stade et il nous faut maintenant revenir aux principes de base. Nous devons admettre l'ampleur du problème et reconnaître qu'au coeur de cette crise du carbone, c'est bel et bien d'une crise politique qu'il s'agit.

Tant que les politiques n'admettront pas cela, ils feront fausse route et, pire, ils nous entraîneront avec eux.

Tous les participants ne méritent cependant pas d'être voués aux gémonies par une communauté internationale consternée. Ed Miliband, chez nous, a vaillamment lutté, allant jusqu'à perdre le sommeil, pour une issue meilleure, et le président brésilien Lula a proposé d'aider financièrement les autres pays en développement à faire face au changement climatique et il a mis un objectif carbone relativement audacieux sur la table des négociations. L'Union européenne, en revanche, a campé sur ses engagements (des engagements tellement timides qu'il va falloir que nous nous employions pour ne pas les respecter), tandis que les États-Unis n'ont rien proposé et que la Chine n'a pas bougé d'un iota.

Avant que les négociations ne démarrent, j'étais d'avis que Copenhague ne serait un succès qu'à la condition que les projets de nouvelles centrales au charbon soient abandonnés dans les pays industrialisés. Si les gros fournisseurs d'énergie avaient vu dans le résultat des négociations le signe indubitable que les États étaient décidés à agir et qu'il reviendrait désormais trop cher de faire tourner des centrales au charbon étant donné les dispositions prises à Copenhague, alors ce sommet aurait abouti.

Au lieu de cela, au fur et à mesure que les détails de l'accord ont été annoncés hier soir, nous avons eu des échos d'élus japonais qui débouchaient le champagne pour fêter le fait que les objectifs carbone de leur nouveau gouvernement allaient sans doute être jetés aux oubliettes.

Non seulement nous n'avons pas atteint les objectifs qu'il fallait, mais nous avons en outre cédé énormément de terrain. Il n'y a strictement rien dans cet accord qui puisse laisser penser aux fournisseurs d'énergie que l'ère de la pollution au charbon est derrière nous. Or les implications de cet état de fait sur l'humanité sont colossales.

Je sais que nous autres écologistes avons un faible pour l'emphase. Nous avons recours à des formules-chocs pour attirer l'attention sur la crise que nous traversons et vous n'avez pas fini d'entendre parler de nous dans les jours et les semaines qui viennent. Mais, quand même, qu'y a-t-il d'exagéré à parler de l'issue de Copenhague comme d'un échec historique qui restera marqué du sceau de l'infamie ?

En l'espace d'une journée et en un seul et même endroit, un triste spectacle s'est joué devant un public incrédule qui avait lu et compris les terribles mises en garde formulées par les plus grands esprits scientifiques que compte l'humanité. Et ce public a pu voir à l'oeuvre les pires instincts de l'espèce humaine mobilisés par les hommes les plus puissants qui aient jamais existé.