Comprendre Copenhague : le sommet de Copenhague  •   16 Novembre 2009

Construction de la tour Burj Dubaï, Emirats arabes unis (25°12’N - 55°16’E). Achevée en janvier 2009 et atteignant une hauteur de 818 m, la tour Burj Dubaï est la plus haute structure humaine jamais construite, dépassant de plusieurs centaines de mètres l’ancienne plus haute tour du monde, la Tapei 101 à Taïwan, mesurant 508 m. Les Emirats arabes unis sont parmi les premiers pays au monde en termes d’émissions de GES par habitant, derrière le Qatar et Bahrein. © Yann Arthus-Bertrand

Que se passera-t-il à Copenhague ? Pour en avoir une idée, il faut se rappeler que le protocole de Kyoto s’inscrit dans la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques –UNFCCC. Signé par les 192 pays membres des Nations Unies, c’est un texte de portée presque universelle.

Chaque année, les membres signataires – on dit les parties- se réunissent. C’est l’occasion d’une grande réunion, appelée conférence des parties ou COP (pour l’anglais : Conference Of the Parties), associée à un numéro. Comme le traité est entré en vigueur en 1994 (2 ans après sa signature), la première réunion, ou COP1 a eu lieu en 1995, à Berlin. La dernière réunion en date, la COP14, s’est tenue en décembre 2008 à Poznan, en Pologne. En 2009, la COP15 aura lieu à Copenhague. La COP réunit les membres de l’UNFCCC et non pas seulement les pays ayant ratifié le protocole de Kyoto. C’est pourquoi tous les pays, y compris les USA, par exemple, y envoient leurs représentants.

Entre ces COP, les négociateurs ne chôment pas : de multiples réunions sont organisées entre experts et ambassadeurs, pour avancer sur certains points d’achoppement. Mais une COP est un événement important. Les plus hauts représentants des états signataires se déplacent, parfois les présidents ou les premiers ministres eux-mêmes. Lors de l’assemblée générale, chaque pays dispose d’une voix. Et c’est à ce moment qu’ont lieu les votes – et donc que sont prises les décisions.

Comment faire pour trouver un accord ? Certains Etats pensent certainement qu’accepter une réduction de leurs émissions pourrait aller à l’encontre de leurs intérêts – c’est le cas des gros émetteurs comme la Chine ou les USA, par exemple. Certains pourraient même trouver avantage à rester en dehors d’un accord car, ainsi, ils bénéficieraient des réductions d’émissions des autres, sans en supporter le coût. L’art de la négociation consiste à faire renoncer ses interlocuteurs à certains intérêts en échange d’une contrepartie. La tâche sera particulièrement difficile à Copenhague.

Extrait du livre « 2° de Trop Comprendre les enjeux de Copenhague » rédigé par la rédaction de GoodPlanet et disponible dès le 12 novembre 2009 aux éditions de la Martinière.