Bateau de pêche près d'Athènes - Grèce © ALTITUDE/Arthus-Bertrand Yann

Changer de thon

Aujourd’hui, pour protéger le thon rouge, il y a un geste simple : refuser d’en manger. Et n’hésitez pas à faire savoir au restaurateur ou à votre poissonnier que vous désapprouvez cette pratique.
D’autant plus qu’il y a des alternatives : la plupart des espèces de thons ne sont pas menacées : le listao, utilisé essentiellement pour les conserves (représente même 59,1 % des prises), mais aussi l'albacore (24 %), puis le thon obèse (10 %) et le thon blanc (5,4 %) : vous n’êtes pas obligés de vous priver. Alors faites le bon choix !

En Atlantique ouest , entre 1970 et 2007 : 82% des thons rouges ont disparu.

Le thon rouge est menacé de disparition en Atlantique et en Méditerranée à cause de la surpêche. Pourtant, il n’est pas protégé.

Le thon rouge est un poisson de luxe. Les meilleurs spécimens dépassent 200 kilos et valent très cher. L’un d’entre eux a été vendu l’équivalent de 122 000 euros au Japon ! L’Archipel est d’ailleurs le premier importateur : il achète environ 80 % des prises de la Méditerranée

L’appétit pour les sushis ou les sashimis, qui se développe également en France et en Europe, menace ce poisson : les deux tiers des animaux ont disparu de la Méditerranée entre 1957 et 2007 et de 82% en Atlantique ouest entre 1970 et 2007.

Pour les protéger, plusieurs pays, dont la France, ont demandé l’inscription du thon rouge à une convention qui contrôle sa vente et donc réduirait la pêche : la CITES. Malheureusement, le Japon et un certain nombre de pays alliés ont réussi à empêcher toute mesure allant dans ce sens lors du dernier congrès de la convention, en mars, à Doha, au Quatar.

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