Parc National Kakadu - Rejets de la mine d'uranium Kungara mine - Territoire du Nord - Australie © ALTITUDE/Arthus-Bertrand Yann mai 1997

Les carrières d’exploitation peuvent favoriser la biodiversité

Les carrières peuvent représenter une réelle opportunité pour la biodiversité. Rien qu’en France, ces sites abritent près de 50 % des oiseaux, reptiles, amphibiens et libellules et servent de refuge à de nombreuses espèces protégées. En effet, les carrières sont composées de multiples habitats dont certains forment un intérêt écologique non négligeable, abritant des écosystèmes qui disparaissent aux alentours. Bien réaménagés, ces sites jouent alors le rôle refuge, notamment pour les espèces dites « pionnières », qui colonisent des milieux fraichement perturbés (ex. sols mis à nu) et celles de zones humides : les carrières sont des lieux souvent privilégiés pour l’observation des oiseaux d’eau.

Les réserves mondiales sont de 20ans pour l'or, 17ans pour l'étain, 16ans pour le zinc et 13ans pour l'argent

Les réserves économiquement extractibles de minéraux s'amenuisent d'année en année, alors que la demande augmente. Bien que leurs noms nous soient peu familiers, de nombreux métaux rares se retrouvent dans les appareils électroniques, comme les téléphones portables, les téléviseurs et les cellules photovoltaïques. Comme pour les énergies fossiles, nous allons rapidement vers une situation de plus grande rareté car les gisements facilement accessibles sont épuisés. Avec la crise, de nombreuses sociétés minières ont cessé leurs activités d'exploration et des particuliers ont accumulé en masse de l'or et de l'argent, accentuant la tension sur les marchés mondiaux.