Genève - Cité du Lignon - Vernier - Genève - Suisse © Arthus-Bertrand Yann

Les villes de la Transition

Plusieurs dizaines de villes en Angleterre et maintenant aux États-Unis, en Australie et en Nouvelle-Zélande ont mis en place un programme communautaire de réduction des énergies fossiles appelé « Transition Towns ». Ce mouvement a vu le jour en Irlande, puis a été développé à Totnes dans le Devon en 2006 par Rob Hopkins, un environnementaliste anglais. Ces municipalités explorent toutes les solutions pratiques de réduction locale de la dépendance énergétique de la ville. Concrètement, les habitants créent des jardins communautaires, réparent les vieux objets, pratiquent le troc, réduisent leurs déchets ou les recyclent, etc. De nombreux échanges et conférences ont aussi lieu localement, visant à recueillir toutes autres idées innovantes.

En 2005, sur les 20 mégalopoles de plus de 10 millions d'habitants, 15 sont situées dans des pays en développement.

En 1950, 2 agglomérations seulement, Londres et New York, comptaient plus de 8 millions d'habitants. En 1975, le nombre des mégalopoles est passé à 10, dont 5 dans les pays de sud. Aujourd'hui, elles sont 20 et les Nations unies prévoient qu'en 2025, 2 hommes sur 3 vivront en ville. 75% de cette population urbaine mondiale résidera dans les villes géantes des pays en développement qui présentent de nombreux symptômes de crise, mais qui produisent 60% du PNB de ces pays. La gestion des déchets est l'un des principaux problèmes de ces vastes concentrations humaines.