Agroécologie

A partir des années 1980, Pierre Rabhi a développé l’agroécologie dans des zones rurales très pauvres du Burkina Faso. Cette technique permet d’améliorer la productivité de la terre. Un compostage naturel élaboré à l’aide de fumier, d’argile, de végétaux et d’os recouvert de paille remplace les engrais chimiques, reconstitue les sols et renforce les plantes. À Gorom Gorom, un centre de formation à l’agroécologie et un complexe hôtelier ont été ouverts. Aujourd’hui, au Burkina Faso, 100 000 paysans pratiquent l’agroécologie et ont retrouvé leur autonomie alimentaire tout en respectant la biodiversité.

Les biocarburants représentent environ 1 % du marché mondial du carburant liquide. Avec le plein d'un 4x4 en biocarburant, on pourrait nourrir 1 homme pendant 1 an.

Fabriqués à partir de blé de colza, de maïs ou de canne à sucre, ou encore avec des déchets comme l'huile de friture, les biocarburants permettent de réduire la consommation de pétrole et les quantités de carbone rejetées dans l'atmosphère. Entre 2000 et 2005, les quantités d'éthanol produites (qui représentent 90% des biocarburants) ont progressé de 53% et les quantités de biodiesel de 60%. Selon l'Agence des Nations Unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO), au cours des 15 à 20 prochaines années; mes biocarburants pourraient fournir au moins 25% des besoins d'énergie dans le monde. Mais l'intérêt grandissant pour ces carburants neutres sur le plan des émissions de CO2 risque de déséquilibrer et de mettre en péril la sécurité alimentaire de certaines populations et d'accélérer la déforestation pour libérer de nouvelles terres à cultiver.

Biches dans un champ de colza - Yvelines (78) © Arthus-Bertrand Yann