Bidonville du Cap - Cap-Occidental - Afrique du Sud ©Arthus-Bertrand Yann

Pollueur / payeur

Un mois après l’explosion de l’usine chimique AZF à Toulouse, son directeur autorisait le déversement de plusieurs tonnes d’ammoniaque liquide dans le bras inférieur de la Garonne. Le rejet a pollué le fleuve sur 1,5 km de long et entraîné la mort de 8 000 poissons. La cour d’appel de Toulouse a confirmé, fin juillet 2008, sa condamnation : il devra payer une amende de 8 000 € (10 000 € en première instance) et 28 125 € de dommages et intérêts à chacune des parties civiles, trois associations écologiques : Les Amis de la Terre, France nature environnement, et AMPER-TOS, association nationale pour la protection des eaux et rivières.

Ne rien faire contre le changement climatique pourrait entraîner une crise économique de l'ampleur de celle de 1929 et coûter 5500 milliards d'euros à l'économie mondiale.

À la demande du premier ministre britannique, Sir Nicholas Stern, économiste, a rendu fin 2006 un rapport sur les conséquences prévisibles du réchauffement climatique. Ce rapport évoque un impact sur l'économie mondiale comparable à celui des guerres mondiales ou de la crise économique de 1929... si les gouvernements ne prennent pas des mesures radicales au cours des 10 prochaines années. Si rien n'est fait, les coûts et pertes dus aux changements climatiques seront équivalents à une perte d'au moins 5% du PIB mondial chaque année, et de 20% du PIB ou plus , si on prend en compte un éventail plus large de risques et de conséquences. En revanche, le coût de l'action, à savoir la réduction des émissions de gaz à effet de serre pour éviter les pires conséquences du changement climatique, se limiterait à environ 1% du PIB mondial chaque année. En somme, explique Nicholas Stern, "Lutter énergétiquement et dès à présent contre ce phénomène coûtera beaucoup moins cher que ne rien faire".

Sur le même thème :