Bateau de pêche près d'Athènes - Grèce © Arthus-Bertrand Yann Sauvegardons le mérou ! En Méditerranée, une protection stricte du mérou et de son environnement est pratiquée dans le parc national de Port-Cros, afin de préserver l’espèce. En 1973, on dénombrait une dizaine de mérous, localisés dans le sud de l’île. Vingt ans plus tard, en 1993, 85 de ces poissons étaient identifiés autour de Port-Cros et ils sont plus de 400 aujourd’hui. Or, si le prix moyen d’un mérou pêché, vendu par un pêcheur professionnel, est d’environ 150 euros, le même mérou vivant, observé par environ 500 plongeurs par an, rapporte à l’économie locale… 7 500 euros chaque année ! (à raison de 15 euros la plongée). |
7 millions de tonnes de poissons sont pêchées inutilement chaque année. Chaque année, 7 millions de tonnes de poissons, mais aussi des mammifères marins (baleines, phoques, dauphins), des tortues ou des oiseaux sont pris dans les filets inutilement, avant d'être relâchés ou jetés en mer où ils ne surviront pas. Outre l'inacceptable gâchis que représentent ces "prises accidentelles", elles constituent aussi la première menace de siparition pour les cétacés. Les techniques de pêche qui raflent tout sur leur passage, comme les filets maillants dérivants ou les chaluts, sont responsables de cette situation. |