Moorea - l'Atoll - Iles de la Société - Polynésie Française © Arthus-Bertrand Yann Au secours des récifs coralliens La technologie « Biorock » de préservation des espèces coralliennes de Wolf Hilbertz et Thomas Goreau est aujourd’hui utilisée sur plus d’une vingtaine de sites dans le monde. Le principe : un faible courant électrique, généré par des panneaux solaires et des éoliennes, circule dans un grillage métallique et produit du calcaire par électrolyse de l’eau de mer. Les petites pépinières sont fixées sur un fond sableux, à quelques mètres de profondeur. Les boutures de corail ou les débris récoltés sur le site sont ensuite implantés sur la couche de sédiment calcaire et se reproduisent. Ces récifs artificiels survivent dans 80 % des cas. |
Prés de 20% des récifs coralliens du monde ont disparu, et 56 % sont menacés. Même s'ils recouvrent moins de 0,5% des fonds marins, les récifs coralliens offrent le gîte et le couvert à de nombreuses espèces de poissons, et 90% des espèces marines (poissons, mais aussi éponges, anémones, étoiles de mer...) en dépendent directement ou indirectement. Les barrières de corail constituent aussi une protection efficace contre les ouragans: le corail absorbe jusqu'à 90% de la force d'impact des vagues. Dans le monde, les activités liées au corail (pêche, tourisme...) font vivre près de 100 millions de personnes. Surexploités, dégradés par la pollution, la surpêche, la fréquentation touristique ou le réchauffement du climat, 56% des récifs coralliens sont menacés et 20% ont déjà disparu... |