Province de Chollanam-Do - Pisciculture sur l'île de Wando - Corée du Sud - © Arthus-Bertrand Yann Aquaculture durable En 2003, l’Institut de Recherche pour le développement (IRD) a expérimenté un projet de ferme aquacole pilote à recyclage intégral à Mbour au Sénégal. Ce système d’élevage repose sur un circuit fermé d’eau. Cette méthode permet d’économiser environ 2/3 des aliments distribués, de réduire considérablement les rejets, d’isoler l’élevage, d’empêcher une pollution génétique de la biodiversité locale à travers la fuite de poissons d’élevage, d’utiliser de l’eau de mer dont l’approvisionnement n’est pas limité et d’économiser l’énergie grâce à la possibilité d’utiliser des énergies renouvelables. |
En 2004 32,4% de la pêche mondiale provenait de l'aquaculture, contre 3,9 % en 1970. L'aquaculture poursuit son essor à un rythme plus rapide que celui de tous les autres secteurs alimentaire d'origine animale. L'offre moyenne par habitant de produits issus de l'aquaculture est passée de 0,7 Kg en 2004, soit un taux de croissance annuel moyen de 7,1 %. Mais l'aquaculture est trop souvent une fausse solution à la surpêche, car de grandes quantités de poissons sauvages sont nécessaires pour nourrir les poissons d'élevage, il faut 4 Kg de farine de poissons sauvages (hareng, sardine ou maquereau), voire 15 Kg pour un thon rouge d'élevage. De plus, l'aquaculture constitue un risque pour l'environnement par la pollution induite par les rejets de déchets ou par le risque de propagation de maladies des poissons d'élevage parmi les poissons sauvages. |