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Débat autour de l'étude liant OGM et cancer chez le rat
[New Scientist, 21/09/2012]

Débat autour de l'étude liant OGM et cancer chez le rat New Scientist est un magazine scientifique international hebdomadaire qui s'intéresse aux développements de la science et de la technologie. Il publie des articles sur les événements récents et les... Suite
Lutter contre la biopiraterie
[Silvia Ribeiro et Kathy Jo Wetter, 01/09/2009]

Lutter contre la biopiraterie Silvia Ribeiro et Kathy Jo Wetter travaillent toutes deux en tant que chercheuses pour l'Action Group on Erosion, Technology and Concentration (ETC Group). Suite
Une moisson de suicides
[Vandana Shiva, 04/04/2009]

Une moisson de suicides Médecin, écologiste et militante féministe indienne, elle a fondé “Navdanya,” une association qui protège la biodiversité et les droits des fermiers. Elle dirige également le Research Foundation for... Suite
Les cultures d'OGM pourraient réduire les émissions de gaz à effet de serre
[New Scientist, 29/01/2007]

Les cultures d'OGM pourraient réduire les émissions de gaz à effet de serre New Scientist est un magazine scientifique international hebdomadaire qui s'intéresse aux développements de la science et de la technologie. Il publie des articles sur les événements récents et les... Suite
Un maïs OGM autorisé mais impropre à la consommation
[Gilles-Eric Séralini, 01/01/2006]

Un maïs OGM autorisé mais impropre à la consommation Ce professeur de biologie moléculaire est directeur du conseil scientifique CRII-GEN (Comité de Recherche et d'Information Indépendantes sur le génie Génétique), le principal laboratoiore indépendant... Suite
Un hold-up au détriment de la planète
[Pierre Rabhi, 01/01/2005]

Un hold-up au détriment de la planète Ouvrier agricole dans les années 60, Pierre Rabhi est très tôt confronté à la problématique de l’agriculture intensive et consterné par les impacts de cette pratique sur les écosystèmes. Dans les... Suite
OGM, OVNI et risque zéro ?
[Frédéric Durand, Nature & Progrès, 01/09/2005]

OGM, OVNI et risque zéro ? Maître de Conférences à l’université Toulouse II-Le Mirail, il est chercheur au Centre CNRS Asie du Sud-Est, est spécialiste des questions d’environnement et de développement. Il a écrit plusieurs... Suite

L’impact des cultures transgéniques sur l’environnement et la santé des hommes fait aujourd’hui l’objet de nombreuses recherches et débats controversés et labyrinthiques, qui pour la plupart n’apportent que des réponses partielles à des questions toujours à l’étude.

Frédéric Durand met en garde l’opinion sur les risques que l’utilisation des organismes génétiquement modifiés (OGM) présenterait sur la santé de l’homme au-delà de risques de résistance et de contamination avérés de ces cultures sur des cultures « naturelles ». Selon le géographe, la « fabrication d’OGM » modifie fondamentalement la fonction du vivant, « forçant » par là la nature même des organismes sans que l’homme en connaisse toutes les implications physiques et sans, par ailleurs, que les éventuels avantages ne justifient l’essor massif de ces cultures hors laboratoires. Pierre Rabhi, célèbre expert en agro-écologie, dans un de ses cris du cœur, dénonce l’« imposture » de certains scientifiques, d’entrepreneurs et de politiques qui, selon lui, en développant le marché des aliments transgéniques, transgressent gravement l’ordre génétique végétal.

Frédéric Durand explique que l’innocuité des ingrédients génétiquement modifiés n’a pas encore été démontrée, même si nous en consommons. Il mentionne a contrario qu’en mai 2005, la presse britannique révélait que des rats, nourris au maïs génétiquement modifié vendu dans le pays, le MON863, avaient développé des anomalies d’organes et des changements sanguins. De même, des chercheurs français du Comité de Recherche et d'Information Indépendantes sur le Génie Génétique (CRIIGEN), dans une étude réalisée en février 2007, confirment que des rats nourris avec le même maïs pendant 90 jours ont développé des anomalies rénales, hépatiques et métaboliques et des changements sanguins. Suite à cette étude (dont l’extrait est publié ci-après), un moratoire sur la consommation de l’ensemble des OGM a été réclamé par cette même organisation.

De leur côté, les défenseurs des OGM, dont certains sont issus du monde agro-industriel ou scientifique, ont également des arguments à apporter qui défendent la pratique de cette biotechnologie. Ceux-ci font valoir, entre autres, que les OGM peuvent aider à endiguer l’érosion des sols, à favoriser la résistance des semences aux conditions climatiques extrêmes, à réduire la présence de bactéries, de virus et de mycotoxines, etc. Les OGM pourraient même aider à lutter contre l’effet de serre. C’est ce que démontre l’étude menée par l’International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications, que rapporte le New Scientist.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) considère, quant à elle, que les OGM présentent des caractères bénéfiques pour la sécurité alimentaire, car ils améliorent la quantité et la valeur nutritionnelle des cultures. Selon l’organisation, il n’est cependant pas possible de prouver aujourd’hui que les aliments contenant des OGM présenteraient plus de risques pour la santé que les aliments classiques. Toutefois, poursuit le rapport, une vigilance doit être maintenue afin de détecter toute présence de substances nuisibles à l’homme.